Crise des dettes publiques : un tournant pour la Chine ?


Extrait de : Crise des dettes publiques : un tournant pour la Chine ?, Tahuy Chhan, Les Echos, 01/12/2011

Le contexte actuel de crise des dettes publiques offre des opportunités majeures d’expansion pour la Chine et ses grandes entreprises publiques.

La crise actuelle des dettes publiques des pays développés constitue pour la Chine une période favorable pour renforcer ses positions sur les marchés étrangers. Elle offre des opportunités notamment en Amérique du Nord et en Europe, des marchés traditionnellement difficiles à conquérir pour des acteurs émergents.

La Chine renforce ses positions d’investissement

Forte de ses excédents commerciaux et d’une épargne nationale élevée, la Chine est au cœur de l’actualité en investissant massivement dans des actifs industriels ou des titres publics, notamment américains et européens, contribuant ainsi à financer les déficits publics d’Etats en difficulté ou à relancer des projets industriels.

Acquis par le dumping social, approuvés par nos politiciens sous la main mise des oligarchies financières et des multinationales.

En termes d’investissement direct, l’épisode du port du Pirée en 2010, d’un contrat de concession de 3,3 milliards de dollars, signé entre la Grèce et la Chine via la société publique Cosco, est illustratif des ambitions chinoises. Le niveau des investissements directs chinois en Europe reste relativement faible par rapport à d’autres pays comme le Brésil, mais s’affiche en forte croissance depuis 2008, et dépassant en 2009, les niveaux investis en Afrique selon le Ministère chinois du commerce. Les excédents extérieurs de la Chine, plus 3 200 milliards de dollars en réserve de change cette année, sont surtout détenus sous forme de titres publics : bons du trésor et obligations d’Etats.

Le développement des investissements de la Chine à l’étranger suscite aussi bien l’inquiétude que le crédit des acteurs dans les zones où elle investit. Pour les uns, la Chine constitue une menace pour les entreprises locales, pour l’emploi et les acquis sociaux ; pour les autres, ce développement offre des opportunités importantes pour le financement de projets. La Chine opère à l’étranger de manière ciblée par le biais de ses grandes entreprises publiques, sortes de « tentacules » opérationnelles des décisions de Pékin.

Le « success story » du modèle Etat-banque-industrie

La plupart des grandes entreprises chinoises qui opèrent à l’international sont publiques et restent contrôlées par le gouvernement central. Celui-ci souhaite forger des « championnes nationales », capables de concurrencer les grandes multinationales en place. Le contexte actuel de crise leur offre des opportunités opérationnelles, suite à des entreprises en difficulté, se traduisant par des participations dans le capital, d’opérations de rachat ou bien d’alliances stratégiques.

C’est pour cela, qu’il faut considérer les investissements chinois avec beaucoup de PRUDENCE, ce sont des investissements d’ÉTATS pour acquérir la richesse
de d’autres pays.

De plus, leur richesse a été acquis par des conditions économiques qui étaient pipées, ou les pays industriels, ne peuvent compétitionner à cause de la main-d'œuvre bon marché, aucune protection sociale, du vrai dumping social cautionné par nos politiciens n’ayant pas plus d’envergure à long terme qu’un crapaud
dans sa marre de quenouille.

Les firmes chinoises connaissent alors un tournant majeur dans leur parcours en voyant leur expansion à l’international s’accélérer. Ayant tiré leur développement économique sur une base nationale, un marché d’envergure, les grandes représentantes sont issues du secteur de l’énergie (PetroChina, Sinopec), des services financiers (Industrial and Commercial Bank of China) et des secteurs de la consommation grand public : informatique (Lenovo, TCL), électronique (Changhong), électroménager (Haier) et télécommunications (Huawei, China mobile).

Le modèle chinois de développement à l’international est aussi lié à l’hégémonie de ses grandes banques commerciales publiques qui viennent soutenir le développement des grandes entreprises. Cotées sur les bourses locales et celle de New York, les grandes banques commerciales chinoises à l’instar de l’Industrial and Commercial Bank of China, sont devenues des « mastodontes » en termes de capitalisation boursière, bouleversant la hiérarchie des grandes banques mondiales dont les nord-américaines et ouest-européennes rencontrent à nouveau des difficultés dans le contexte actuel. Cette période de crise des dettes publiques constitue ainsi une étape charnière du modèle de développement de la Chine à l’international, dont l’envergure continuera probablement à se déployer sur la décennie 2010.

Il est grand que cette situation cesse, si l'on ne change pas
les règles de l’OMC, on
s’en passera.