Employés municipaux grassement rémunérés

Trois articles sur la sur-rémunération des employés syndicaux de la ville de Montréal.

La grève dans le secteur public

Cependant, il existe une injustice--les risques associés à un débrayage sont généralement plus élevés, et concrets, dans le secteur privé. C'est un plus gros pensez-y-bien; il est rare que des grèves créent des emplois -- sauf chez le concurrent --mais fréquent qu'elles en chassent à l'étranger ou en éliminent.

Le risque est beaucoup moins grand pour les grévistes du public. L'employeur est en situation de monopole, et la victime du débrayage est le grand public. Un débrayage y est toujours forcément un geste politique, parce qu'il prend le gouvernement en otage. On a déjà vu syndicats et partis politiques s'allier pour déstabiliser un gouvernement, ou des syndicats tenir le gouvernement par la barbichette en période préréférendaire. Rarement joli.

Pourquoi les salaires des employés sont si hauts par rapport à la moyenne du privé ?

Cumulation de gain, à coup de chantage syndical.

Comment ont-ils réussi ? Facile chantage syndical depuis des décennies, si tu ne nous donnes pas ce qu’on veut, t’as plus de transport, plus de vidanges, il y a même eu un moment durant la grève des pompiers, ils ont laissé des maisons se brûler, en fait la ville arrête de fonctionner, etc.

Réductions des salaires et avantages sociaux

Dans une entreprise privée quand elle est en difficulté financière, elle va améliorer sa productivité, elle va licencier le personnel qu’elle juge non critique, au deuxième niveau elle va renégocier les avantages sociaux et les avantages sur les retraites.

Le problème dans une grande ville, ils n’ont pas le pouvoir juridique (lois spéciales) pour imposer une telle démarche. De plus, ils ne sont pas de taille à faire face aux monopoles syndicaux à l’intérieur de leurs propres organisations.

Exemples : Pensez-vous qu’ils peuvent déclarée pour la prochaine année fiscale au syndicat, on vous réduit de 20 % vos avantages sociaux, congés de maladie, vacances, etc. ou tout simplement de dire une réduction de la masse salariale de 6 %, oubliez cela la ville va arrêter de fonctionner.

La seule façon, il faut que la directive provienne d’un niveau supérieur, telle que la province.

Mais, nous avons un gouvernement rempli de corruption étatique, jamais ils ne donneront un mandant avant les élections, bien sûr, trop occupées à rester au pouvoir que de prendre de bonne décision économique.


Extrait de : Des municipalités aux mains liées , Marc-André Gagnon, le journal de Québec, 08/12/2011 04h00

Aux prises avec une relève de plus en plus difficile à recruter et des luttes inéquitables avec les syndicats, les municipalités sont incapables de couper les salaires de leurs fonctionnaires, même s’ils sont mieux payés que ceux du gouvernement provincial.

C’est du moins ce que considère le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Éric Forest, à la lumière des conclusions d’une étude de l’Institut de la statistique du Québec, publiées hier dans Le Journal.

L’étude révèle notamment que les fonctionnaires municipaux gagnent en moyenne 30 % de plus que leurs homologues du gouvernement provincial.

Imaginer par rapport au secteur privé, tout le secteur public
vit sur une autre planète.

Dans certains cas, l’écart atteint jusqu’à 56 % : un « écart incroyable qui n’est pas admissible », reconnaît M. Forest. Mais « il faut se rappeler ce qui explique cet écart », a-t-il dit. Le gouvernement du Québec a sabré dans la rémunération de ses fonctionnaires dans les années 80, mais les villes n’ont jamais eu le pouvoir d’un tel geste.

« Nous autres, on n’a rien pour négocier, on n’a pas d’outils », fait valoir M. Forest.

Ce dernier donne l’exemple des négociations des municipalités avec leurs policiers et leurs pompiers, qui se règlent plus souvent qu’autrement en arbitrage, au bénéfice des syndicats, observe-t-il.

Et oui, la seule façon est de donner plus de pouvoir aux villes, tel que renégocier unilatéralement les conditions de travail, s’il y a lieu,
si le syndicat reste intransigeant.

« On ne lutte pas à armes égales avec nos syndicats comme le gouvernement ou les entreprises privées peuvent le faire », estime le président de l’UMQ.

Problème de recrutement

Bien sûr, difficile de trouver du recrutement, quand ton salaire n’est pas en fonction de ton mérite, mais en fonction de ton ancienneté. Et pour les retraites dorées, les jeunes savent très bien, que ça va sauter bien avant, qu’ils prennent leurs retraites.

En voulant, protéger les employés avec des conditions en béton, on élimine la concurrence entre employés, et par cet état de fait, la performance n’est pas valorisée,  donc, loin d’être intéressant, a moins de vouloir une ‘job’ de père-père.

Conseil :

Enlevez l’ancienneté, la permanence, la sécurité d’emplois, évaluation à chaque année, salaire au mérite, et licenciement sans préavis sur non performance.

Même condition que dans les pays scandinaves et là tu vas pouvoir trouver de bons employés.

M. Forest soulève aussi toute la problématique qui entoure le recrutement de main-d’œuvre.

Celui qui est aussi maire de Rimouski donne l’exemple de sa région, celle du Bas-Saint-Laurent, où près de 20 000 postes sur un bassin actuel de 70 000 emplois devront trouver preneurs d’ici à cinq ans.

« Dans le marché actuel, quand on se compare au privé, l’écart entre les échelles salariales du privé et du municipal est très serré, considère également M. Forest. […] Face aux grands défis qu’on aura pour assurer une relève dans nos organisations, je dois me poser la question à savoir si je suis compétitif. »


Extrait de : Grassement rémunérés, Jean-Louis Fortin, le journal de Montréal, 07/12/2011

Les fonctionnaires municipaux sont grassement payés par rapport à leurs collègues qui travaillent pour le gouvernement provincial. Ils gagnent jusqu'à 56 % de plus, révèle une étude de l'Institut de la statistique du Québec dont le Journal a obtenu copie.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Un technicien en génie qui travaille pour une ville peut empocher jusqu'à 73 301 $ par an-née, en moyenne. Si cette même personne était embauchée par le gouvernement du Québec, son salaire maximal moyen ne serait que de 51 688 $, soit 42 % de moins.

De la même façon, un gestionnaire dans le domaine financier gagnerait 14 000 $ de plus au municipal, et une secrétaire serait payée près de 13 000 $ de plus.

En fait, lorsque l'on tient compte de la rémunération globale, qui inclut les avantages sociaux en plus du salaire, l'écart moyen se situe à 29,2 %.

«En retard»

Le fossé de la rémunération globale s'est même creusé de 3,7 % par rapport à 2007.

«Pour plus des trois quarts des emplois et de l'effectif, l'administration québécoise affiche un retard salarial relativement aux autres salariés québécois», constatent les auteurs du rapport.

Éric Forest, le maire de Rimouski et le président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), explique ces écarts par le fait que les villes ont «peu de leviers de négociation face aux syndicats, contrairement au gouvernement», lorsque vient le temps d'établir les conditions salariales de leurs employés.

Pas de recul

Cette semaine, dans le cadre du processus d'adoption du budget 2012, le directeur du capital humain à la Ville de Montréal, Jean Yves Hinse, a justifié ces différences par les coupes faites dans les salaires de la fonction publique provinciale, au début des années 1980, par le gouvernement de René Lévesque. «L'écart existe parce que la Ville n'a jamais dû faire ces réductions», a-t-il expliqué.

L'Institut de la statistique du Québec (ISQ) constate en outre que la semaine de travail moyenne est légèrement plus longue pour les employés provinciaux que pour les employés municipaux.

L’histoire de ce rapport bidon de la part de l’ISQ suggère que les employés de la fonction publique sont moins bien payés que le secteur privé.

Par contre, une précision s'impose: leur calcul est basé sur les compagnies de 200 employés et plus, il élimine ainsi 99 % de toutes les entreprises du Québec, le terme biaisé n’est pas assez gros.

Un autre rapport qui est beaucoup plus réaliste provient de la FCEI qui inclut tous les employés du Québec, ce qui est normal …

Serait-ce qu’une secrétaire d’une PME vaut moins qu’une secrétaire du secteur public, j’en doute fort !

Donc si on inclut tous les avantages sociaux plus les fonds de pension accordés à la fonction publique, un employé d’État gagne entre 29% à 43% de plus que dans le secteur privé.

Ne pas oublier ce foutu régime de prestation déterminé qui est un vrai gouffre financier, de plus ce type de régime devient de plus en plus une rareté dans le secteur privé.

Il serait équitable que la fonction publique subisse le même sort que le privé, puisque c’est le secteur privé qui paie la facture, d’autant plus que nous sommes en déficit structurel.


Extrait de : Pas gênant , Karine Gagnon, le journal de Québec, 08/12/2011

Les employés municipaux n’ont pas à être gênés de leurs conditions de travail et ne sont pas grassement payés, considère Jean Gagnon, président du syndicat des fonctionnaires municipaux de la Ville de Québec.

« Si on nous compare aux fonctionnaires fédéraux, on ne fait pas exception. Si on nous compare aux gens qui ont des tâches comparables dans le privé, on est en-dessous », assure-t-il. M. Gagnon estime qu’il n’est pas surprenant de voir que les employés provinciaux sont moins bien rémunérés.

« Quand ils ont coupé de 18 % dans les années 80, relate-t-il, ça a eu un effet exponentiel.

Un autre gros lourdaud qui vit sur une autre planète, saviez-vous ce qu’est les pompiers de Montréal faisaient avec le maire Jean Drapeau pour avoir de meilleure condition de travail ?

Ils laissaient les maisons brûlées.