Faire le ménage avant de surtaxer

Article qui a un certain bon sens économique pour la gestion économique des municipalités, il a légèrement dérapé sur les retraites dorées, on lui pardonne, il semble qu’il fait partie du 3e âge et a beaucoup d’amis à supporter.


Extrait de : Faire le ménage avant de surtaxer, Valère Audy, La Voix de l'Est, 03 décembre 2011

(Granby) Décembre n'est pas que le dernier mois du calendrier, celui de Noël et de l'arrivée du Nouvel An. C'est aussi, en gestion publique, dont celle des affaires municipales, le mois du dépôt et de l'adoption du budget de l'année à venir. Celui où l'on annonce aux citoyens si leurs taxes augmenteront et de combien. Car les gels sont rares et les réductions le sont encore davantage. La tendance est plutôt à la hausse. Comme vient de l'annoncer encore une fois Montréal.

Le maire Gérald Tremblay attribue une partie de ses difficultés, ce qui est aussi vrai pour d'autres municipalités et le gouvernement, aux coûts des cotisations de retraite. Ce qui n'explique pas tout, car à Montréal, il y a de toute évidence trop de structures et d'élus, d'où duplication, incohérence et interférence.

Dites-vous, nos élus provinciaux par purs intérêts électoralistes
n'ont pas aidé à la situation, ils ont créé une tour à Babel?

Des élus exigent un bon ménage, mais en réclamant du même souffle des investissements dans le logement social et d'autres domaines. Pendant que le maire, lui, veut plutôt de nouvelles sources de taxation pour assainir les finances de sa ville et réaliser les rêves caressés.

Le moment de répit, avec un bon ménage comme point de départ, n'est donc pas pour demain. Pourtant, il est clair que quelque chose ne fonctionne plus à Montréal. Trop de petits royaumes et d'élus. Par rapport à Toronto notamment. Mais trop de générosité aussi à l'endroit des employés municipaux. Ce qui est également vrai ailleurs, y compris au gouvernement, où l'on part à la retraite avant l'heure avec de bonnes pensions. Un problème qui s'observe aussi dans les villes qui pressent justement Québec d'agir.

Le maire Tremblay souligne que le coût des régimes de retraite a doublé au fil des dernières années pour passer à 609 millions$, ce qui vient immédiatement après la Sécurité publique et la dette au tableau des dépenses. Plus encore, les employés peuvent partir à la préretraite avec pleine compensation et la Ville paie 70% des cotisations à ce régime. L'opposition signale de son côté que des employés gagnant 99 000$ coûtent, une fois toutes les cotisations ajoutées, plus de 150 000$. Il y a là du gras à couper. Les contributions devraient être au minimum à parts égales et, en cas de préretraite, il devrait y avoir pénalité comme pour la rente du Québec plutôt que pleine compensation.

Montréal n'est pas la seule ville à éprouver des difficultés avec le financement de la caisse de retraite de son personnel parce que le rendement est désastreux.

Sherbrooke a soulevé un problème identique et Granby a dû emprunter pour renflouer la caisse. Les conditions de retraite sont-elles aussi avantageuses chez nous? Cela reste à vérifier. L'Union des municipalités du Québec trouve l'affaire préoccupante. Bien que, faut-il ici le préciser, ces conditions n'ont pu être consenties sans l'accord des élus. Reste que ces derniers n'imaginaient pas que le rendement chuterait pour rester au plancher.

Quelle grosse CONNERIE :  «n'ont pu être consenties sans l'accord des élus», il faut être idiot pour écrire de telles niaiseries ou être totalement ignorant de la situation, on savait depuis 20 ans que c’était insolvable

On n'a jamais avisé à la population que c'était des
RETRAITES PYRAMIDALES
, alors ce genre d'absurdité,
on peut s'en passer.

Pour parfaire votre éducation MM. les journalistes, lisez au moins ce carnet, sinon, il y en plus de 154 carnets, juste dans ce blogue parmi les plus meilleurs spécialistes du monde, qui démontre l'insolvabilité de ces régimes, après on se demande, pourquoi on se dirige tout droit vers un ICEBERG.Fâché

Bien sûr que ce sera frustrant pour ceux et celles qui rêvent de conserver des régimes aussi généreux de voir fondre leurs avantages, c'est-à-dire de cotiser eux-mêmes plus et de toucher un peu moins en cas de préretraite.

Mais il faudra bien en arriver là parce que les administrations publiques, celles des villes, de l'État et des services qui en relèvent comme la SQ, ne peuvent demander à des contribuables de compenser encore le déficit des caisses de retraite de leurs employés alors que, pour la plupart, ils n'ont eux-mêmes pas de fonds de pension. Il ne s'agit pas de tout couper, mais de revenir à des proportions raisonnables. Comme cela se fait dans les entreprises privées où il y a régime de retraite.

Bref, il y a lieu de faire le ménage dans les structures, les avantages et les projets avant de surtaxer. Ce qui exige un courage qui fait défaut à nos politiciens, lesquels sont plus enclins à emprunter la voie de la facilité, celle de la hausse des impôts et des taxes.