Le Mouvement Desjardins prépare la plus ambitieuse capitalisation

Petit conseil aux personnes concernées, veuillez vous assurer que l’argent récolté n’ira pas à renflouer les déficits actuariels des fonds de retraite des employés de Desjardins.

Ne trouvez pas cela hallucinant, la Caisse Desjardins fait la promotion de tout bord, d’utiliser leurs gestionnaires de portefeuille pour votre retraite, et au même moment, ils font un déficit actuariel de 3 milliards avec leurs propres employés en utilisant un fond de retraite insolvable.

Ce dicton est tout à fait de circonstance:

Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés


Extrait de : Desjardins vise le milliard, Martin Vallières, La Presse, 07 décembre 2011

(Montréal) Le mouvement coopératif prépare une capitalisation sans précédent auprès de ses membres pour se conformer aux accords de Bâle III.

Le Mouvement Desjardins prépare la plus ambitieuse capitalisation de son histoire: une affaire qui approcherait le milliard de dollars, et serait accomplie seulement par ses membres au début de l'an prochain.

Une telle émission de «parts de capital» serait une première pour la plus haute instance du géant coopératif: la Fédération des caisses Desjardins.

«L'émission de titres de capital de base par la Fédération est demandée par nos membres qui veulent s'investir davantage que les parts à 5$ de leur caisse populaire», a confirmé la présidente de Desjardins, Monique Leroux, à l'occasion d'un entretien à La Presse.

De plus, cette émission de parts par Desjardins s'annonce une première mondiale parmi les coopératives financières. Elles sont préparées afin d'être admissibles aux nouvelles normes internationale de capitalisation de base pour les institutions financières.

Ces normes dites de l'accord de Bâle III, se mettent en place dans la foulée du krach financier de 2008. Elles obligeront bientôt les institutions financières à rehausser leur «capital de première catégorie» pour mieux résister à de prochains coups durs.

Ces nouvelles normes s'avèrent un défi pour des grandes banques américaines et européennes qui ressentent encore les effets de 2008 et de la crise des dettes publiques en Europe.

Dans ce contexte, Mme Leroux a évoqué la situation des banques européennes qui doivent restreindre leurs activités en raison des risques liés à leur capitalisation de base. Ces restrictions sont une menace économique en Europe, mais aussi dans les pays d'Asie et d'Amérique latine où les banques européennes sont très impliquées.

«Les banques canadiennes et Desjardins ne sont pas du tout dans cette situation. Mais c'est notamment parce que nous avons été plus conservateurs et prudents en matière de capitalisation», a souligné Mme Leroux.

Surtout avec plus de 536 milliards de prêts immobilier
sécurisé par la SCHL, oups !

Le niveau de capital de première catégorie de Desjardins, haussé de 13% à 17% des actifs depuis trois ans, s'avère déjà supérieur à celui de ses vis-à-vis bancaires au Canada et à l'étranger.

Il n'empêche, Desjardins veut mieux capitaliser sa «volonté de croissance et de développement, au Québec et à l'extérieur», selon Monique Leroux.

Entre autres, Desjardins veut être mieux pourvu financièrement pour appuyer la croissance de sa clientèle de «400 000 entreprises au Québec, dont beaucoup de PME que nous voulons accompagner lorsqu'elles deviennent de taille moyenne et grande».

Desjardins souhaite aussi avoir plus de capital disponible pour appuyer des projets d'expansion ciblée hors du Québec.

Monique Leroux rappelle l'acquisition en début d'année de Western Financial dans l'ouest du Canada, qui a grossi considérablement le marché des produits d'assurances de Desjardins, déjà bien implantés au Québec et en Ontario.

À l'international, Desjardins souhaite bonifier son assistance aux coopératives d'affaires dans les pays d'économie émergente en investissant dans leur capital, en plus d'apporter une aide en gestion.

Cela dit, le projet de capitalisation de Desjardins s'annonce innovateur tant par ses termes que par son ampleur dans le milieu coopératif.

Desjardins a dû s'engager dans des discussions particulières avec les autorités afin de s'assurer que ses futures parts de capital soit admissibles aux normes de Bâle III.

Cette autorisation qui est attendue d'une semaine à l'autre par l'entremise de l'AMF au Québec serait une première dans le milieu coopératif.

 Il s'agira d'un bon coup d'estime pour Desjardins alors qu'il prépare le «Sommet mondial des coopératives» qui aura lieu en octobre 2012 à Québec et à Lévis, ville d'origine des caisses populaires.

Les parts de capital seraient rémunérées à un taux décidé annuellement par le conseil d'administration de la Fédération, en fonction surtout de ses résultats d'exploitation.

Ces parts de capital seront transférables entre les membres de Desjardins par l'entremise de leur caisse respective.

Mais contrairement aux parts sociales des caisses, elles seront dépourvues de droit de vote aux assemblées des caisses et de la Fédération.