Le PQ inquiet d’un accord Canada-Union européenne

Je ne suis pas contre le libre échange, ce que je suis contre c’est le dumping social.

Constater, une mondialisation débridée, ou seul l’appât du gain est sa ligne directrice, mais en puéril certains fondamentaux durement acquis par nos démocraties.

Donc, le libre-échange avec l’Europe aucun problème, nous avons à peu près les mêmes niveaux de vie et les mêmes difficultés à surmonter, et si ça peut réduire le copinage entre les politiciens et certains fournisseurs de services locaux, tant mieux.


Extrait de : Le PQ inquiet d’un accord Canada-Union européenne, Argent, 7 décembre 2011

Les négociations en vue d’un accord commercial entre le Canada et l’Union européenne inquiètent les députés du Parti québécois.

Les Européens lorgnent les quelque 30 milliards de dollars de contrats publics octroyés chaque année par le gouvernement du Québec, préviennent les députés Alexandre Cloutier et Nicolas Marceau.

« Pour la première fois, on donnerait accès aux contrats des commissions scolaires, des hôpitaux, de l’ensemble des villes québécoises et de tous les organismes parapublics », a précisé M. Cloutier. Ainsi les entreprises québécoises qui ont un accès exclusif à ces contrats publics auront bientôt des entreprises européennes comme concurrentes, craignent les deux députés.

Hydro-Québec fait aussi partie des préoccupations des députés. « Si on décidait d’inclure Hydro-Québec (à l’intérieur de l’accord), c’est des milliards de contrats qui sont en jeu », a ajouté Nicolas Marceau.

L’agriculture québécoise pourrait aussi être touchée par cet accord, soupçonnent MM. Cloutier et Marceau. « L’Union européenne veut exporter ses produits laitiers au Québec. Ça voudrait dire revoir les quotas de lait », a prévenu Nicolas Marceau.

 Enfin, on ne payerait plus notre lait deux fois trop cher !

Autant de questions que les députés posent sans obtenir de réponses, disent-ils, faute d’avoir accès aux documents entourant les négociations notamment le mandat de négociation qui a été confié à l’ancien premier ministre du Québec Pierre-Marc Johnson qui sera à l’Assemblée nationale demain.

Bien qu’ils se disent favorables, en principe, au libre-échange entre différents pays, Alexandre Cloutier et Nicolas Marceau dénoncent l’opacité qui entoure ces négociations. « La diversité des marchés nous apparaît comme une bonne chose. Mais on ne peut pas être favorables sans avoir vu les accords et sans avoir (des réponses) aux inquiétudes sur lesquelles il y a absence de réponses », a expliqué M. Cloutier.

Pour sa part, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Sam Hamad, réfute les objections de ses collègues péquistes. Le Québec ne pourra pas être perdant en ayant accès à un marché de 500 millions d’habitants, a-t-il signifié. D’autant plus qu’il dispose de la présence de M. Johnson à la table des négociations pour défendre les intérêts du Québec.