Tu ne veux pas acheter notre pétrole, les Chinois vont le faire

Le chef de la minorité républicaine et sénateur du Kentucky, Mitch McConnell, a déposé un projet de loi mercredi qui obligerait l'approbation de la construction du pipeline dans les 60 jours suivant l'adoption de la loi.

l'oléoduc Keystone XLTransCanada tente de faire approuver son projet de pipeline, évalué à sept milliards de dollars, qui permettrait de transporter environ un million de litres de pétrole brut par jour entre l'Alberta et les côtes du Texas.

Le 10 novembre dernier, le département d'État américain a annoncé qu'elle étudiera un nouveau tracé pour l'oléoduc Keystone XL pour le rediriger hors de la région écologiquement sensible de Sandhills et de l'aquifère Ogallala, au Nebraska, qui fournit de l'eau à huit États. Cette évaluation pourrait prendre jusqu'à 18 mois, ce qui repousserait la décision du gouvernement américain au début de 2013.

De nombreux sénateurs républicains estiment que les États-Unis ont besoin des emplois qui seraient créés par la construction du pipeline. Selon le sénateur Dick Lugar, auteur du projet de loi, le projet d'oléoduc Keystone XL permettrait d'embaucher 20 000 personnes.

Les partisans du projet signalent également que l'oléoduc permettrait aux États-Unis de réduire sa dépendance au pétrole provenant du Moyen-Orient et du Venezuela.

Par contre, il y a beaucoup d’américains qui désapprouvent cette décision de retarder le projet d'oléoduc.

Comme les Albertains, disent, si vous ne voulez pas l’acheter, les Chinois vont le faire avec plaisir.

Quelques articles sur le sujet.


Extrait de : Oléoduc Keystone: les républicains sont impatients (PC), La presse Canadienne, Branchez-vous, 30 novembre 2011

WASHINGTON - Les républicains du Sénat américain, en colère contre la décision de l'administration Obama de reporter la décision sur le controversé oléoduc Keystone XL, veulent forcer le gouvernement à prendre une décision rapidement.

Un projet de loi présenté mercredi par 37 sénateurs républicains, dont le sénateur du Nebraska Mike Johanns, forcerait l'administration Obama à approuver le projet d'oléoduc d'ici 60 jours, sauf si le président déclare que le projet n'est pas d'intérêt national.

Le projet de loi a peu de chance d'être adopté au Sénat à majorité démocrate, mais la mesure témoigne de la frustration des républicains face au délai imposé au projet d'oléoduc.

Le 10 novembre, le département d'État a décidé de repousser le projet jusqu'en 2013, soit après l'élection présidentielle, pour permettre à l'entreprise responsable du projet de trouver un nouveau tracé qui contournerait une région écologiquement sensible du Nebraska qui fournit de l'eau potable à huit États environnants. Le projet d'oléoduc a été proposé par l'entreprise canadienne TransCanada afin de transporter le pétrole issu des sables bitumineux de l'Alberta vers les raffineries du Texas.

Les partisans du projet estiment qu'il permettrait de réduire de façon significative la dépendance des États-Unis envers le pétrole du Moyen-Orient, tout en créant des milliers d'emplois. Mais les opposants au projet affirment qu'il servira à transporter du «pétrole sale» qui exige d'énormes quantités d'énergie pour être produit. Ils craignent aussi d'éventuels déversements qui pourraient contaminer l'environnement.

Le sénateur Mitch McConnell, leader de la minorité républicaine au Sénat, a fait valoir que le projet pourrait permettre de créer jusqu'à 20 000 emplois aux États-Unis. D'autres républicains et lui estiment que la décision du président Obama de repousser le projet est purement politique et affirment que le président a privilégié sa réélection au profit de la création d'emplois.

«C'est de la politique, purement et simplement», a dit la sénatrice Lisa Murkowski, de l'Alaska.

Le promoteur du projet de loi, le sénateur de l'Indiana Richard Lugar, a affirmé mercredi que le projet Keystone XL était une occasion spectaculaire de renforcer la sécurité nationale des États-Unis et la production d'énergie en Amérique du Nord grâce au Canada, principal allié et partenaire commercial des États-Unis.

«Le président Obama a l'occasion de contribuer à créer 20 000 emplois dès maintenant. D'une façon incroyable, il a repoussé la décision (...) apparemment par crainte d'offenser sa base politique»,

a dit M. Lugar.

Lors d'une entrevue sur Nebraska TV, le président Barack Obama a expliqué qu'il devait prendre en compte la création d'emplois et la sécurité énergétique, mais aussi la santé publique et la sécurité des communautés qui vivent le long du tracé de l'oléoduc.

Le sénateur Johanns a expliqué que le projet de loi, s'il est adopté, permettrait d'entamer la construction de l'oléoduc dans tous les États concernés sauf au Nebraska, où la construction serait suspendue le temps de trouver un nouveau tracé.

L'autre sénateur du Nebraska, le démocrate Ben Nelson, a estimé que le projet de loi était «bien intentionné», mais pas nécessaire. Il a affirmé que des responsables du Nebraska avaient trouvé «un bon compromis» avec TransCanada et le département d'État.

Les républicains de la Chambre des représentants devraient revenir sur la création d'emplois vendredi lors d'une audience devant le comité de l'énergie et du commerce consacrée au projet d'oléoduc.


Extrait de: China Open to Canadian Oil, Walter Russell Mead's Blog, Via Meadia, November 25, 2011

This is what bad energy policy looks like: as the US dithers over Canadian tar sands oil, China is ready to buy.  Access to reliable oil from a friendly neighboring country like Canada is one of America’s greatest geopolitical blessings.  Throwing this away would be the height of folly; those seem to be heights we are eager to scale.

Perhaps America’s profoundly dysfunctional and confused green movement will come to its senses as the reality that the US cannot stop Canadian tar sands development sinks in.  The question is not whether this oil will be produced; the question is whether the US will get direct benefits from it like geopolitical security and refining jobs.  It is not only in America’s interest to have this oil ourselves; it is in our interest for China to have to scramble for oil in sketchy, unstable places while US crude comes from safe and convenient ones.

The greens, like the clueless disarmament and peace advocates in the 1920s and 1930s who unwittingly made it possible for Hitler and Stalin to murder tens of millions of people, are making the 21st century a more dangerous place.  Those who care about world peace and the prosperity of the American middle class need to take a stand.

Occupy Malibu, anyone?


Extrait de: Alberta's Oil Sands: 'China or Bust!', Huff Post Canada, OstroyBlogger, 11/30/11

In the coming years, Canada's oil will continue to be extracted from the earth, but will it flow south to the United States or east across the Pacific in greater quantities?

The ramifications of this answer impacts American, Canadian and Chinese economic and political relations for the coming years in subtle ways. The proposed Keystone XL pipeline is not the way to reduce dependency on fossil fuels, but it is an opportunity to access a reliable source of oil from one of the United States most reliable partners.

On November 10th, the Obama administration intervened into the slow-moving effort to approve the Keystone XL Energy project. In a statement released, the Administration argues "because this permit decision could affect the health and safety of the American people as well as the environment, and because a number of concerns have been raised through a public process, we should take the time to ensure that all questions are properly addressed and all the potential impacts are properly understood." As of this week, Senate Republicans have pushed for an answer on the pipeline in a timelier manner.

Statement by the President on the State Department's Keystone XL Pipeline Announcement

November 10, 2011

I support the State Department's announcement today regarding the need to seek additional information about the Keystone XL Pipeline proposal.  Because this permit decision could affect the health and safety of the American people as well as the environment, and because a number of concerns have been raised through a public process, we should take the time to ensure that all questions are properly addressed and all the potential impacts are properly understood.  The final decision should be guided by an open, transparent process that is informed by the best available science and the voices of the American people.  At the same time, my administration will build on the unprecedented progress we’ve made towards strengthening our nation’s energy security, from responsibly expanding domestic oil and gas production to nearly doubling the fuel efficiency of our cars and trucks, to continued progress in the development of a clean energy economy.

Regardless of the political motives behind moving the decision on the pipeline until after the 2012 election cycle, the delay can be viewed as a wonderful opportunity by officials in Beijing to secure a reliable source of energy for the next few decades.

This opportunity has not been ignored by the Chinese oil industry. This year alone, Chinese exports of Canadian crude oil have increased by an astonishing 60%. The Chinese have receivedthe support of Prime Minister Harper who agrees in principal to increase oil exports to China in the future.

This effort can be seen as Canada's warning to the United States that

"if you don't buy our oil, others will."

Thus, the Canadian government has made it clear that the oil will be sold at market one way or another. This position was made clear in a November 12th Washington Post editorial that stated

"despite the passion among environmentalists against Keystone XL, [Canadian Natural Resource Minister] Oliver's travels illustrate the critical point: Canada's oil will come out of the ground, and someone somewhere will refine it and burn it."

Protests in Washington in the last few weeks have called for the termination of the project and have rightfully pointed out possible detrimental environmental effects of such a pipeline. The transporting of a crude substance across the fragile American prairies has etched an image in the American zydgest of oil spilling in the Gulf of Mexico and providing the stage for one of the greatest environmental tragedies of the last hundred years. Quite possibly, if the Deepwater Horizon never exploded, we would not be having this debate today. 

While the Alberta oil sands may not be the most efficient way of collecting petroleum, the sad fact is that it is going to be collected, processed, and distributed regardless of what the Department of State, the Obama Administration, or the State of Nebraska thinks. The International Energy Agency
reports that in 2015 the United States will be outperformed by the European Union as the largest importer of oil in the world, but China does not fall far behind. According to the Huston Chronicle China has already invested $15 billion in the Canadian oil sands. The ever-growing Chinese market is always in search of sources of new energy. The Canadian company, Enbridge has proposed an oil pipeline to deliver crude oil sands from Alberta across the Canadian Rockies to the Pacific coast where it could be easily transported to the Far East.

While Americans protest the construction of a pipeline from Alberta to Texas, Chinese investors, such as Sinopec, are ready to take the unwanted tar sands to help fuel the Chinese economy. The oil sands are not the key to America's energy independence, but it is a source of energy from a friendly and reliable neighbor. While the United States needs to pursue cleaner energy sources, it can not, and should not pass up the opportunity to refine and distribute Canadian tar sands oil.