Business’s love of China ignores country’s inner economic flaw

Un texte qui mérite votre attention.


Extrait de: Business’s love of China ignores country’s inner economic flaw, CHRYSTIA FREELAND, Globe and Mail, Apr. 28, 2011

The American blogosphere lit up this week with discussion of a report from the International Monetary Fund that, by some measures, the Chinese economy will be bigger than the U.S. economy by 2016.

It makes a great headline, but that story was, of course, old news: Given China’s size, and the speed with which it is growing, simple arithmetic tells you that its economy will one day be bigger than that of the United States. The only question is when.

The bigger surprise is the huge affection U.S. capitalists have for Communist China.

“When I go to China, I find more people in government who are interested in learning about the things that private equity can do to help an economy and help companies than you often do in Washington,” David Rubenstein, co-founder and managing director of Carlyle Group, one of the world’s largest private equity firms, said in an interview this week.

“Washington, for a number of reasons, is not as focused on the joys of private equity,” Mr. Rubenstein explained. “So very often, you have to defend yourself when you’re talking to a member of Congress.”

In contrast, he said, he gets a warm reception in the People’s Republic: “What they really think is that private equity firms have shown in the West that they know how to make companies more efficient, that they know how to make workers more efficient and managers more efficient and how to make companies more productive. And that’s something they want.”

The content of his remarks is conventional wisdom among U.S. business people today: it is a truth universally acknowledged that China – with its censorship, central plan and one-party state – is a better place to do business than the United States.

This has become such a familiar refrain that it is easy to lose sight of what a radical assertion it is.

We used to think that capitalism and democracy went together; that was the premise behind much of the U.S.-led global nation-building effort of the past two decades.

But it has become commonplace to hear the most successful American business people assert that the world’s great power that most explicitly rejects democracy – China – is also the most business-friendly.

This embrace of Chinese Communism shouldn’t be entirely surprising. The best business people are pragmatists. Deng Xiaoping famously said it didn’t matter whether a cat was black or white so long as it caught mice. Smart business people are likewise pretty indifferent to a regime’s ideology (and indeed its treatment of dissidents, journalists and other such niceties) as long as their deals can get done and their tax rates are lenient.

So long as you have a skill or a technology that the comrades have decided China needs, its authoritarian system can be welcoming indeed, and free of many of the delays and frustrations that getting things done in a democracy can entail.

It is easy to equate that effectiveness of execution with good government. But fans of authoritarian regimes, including well-run ones such as China, should never forget the agency problem that is their big structural flaw: For their systems to work, dictators need not only be smart; they must also act in the interests of the state, not of themselves. It doesn’t always work out that way.

Legendary fund manager George Soros recently made the provocative argument that one of China’s most contentious policies – its undervalued currency – is a fraught issue because it is wrapped up in the self-interest of its mandarins. He argued that the undervalued currency is “a form of transferring purchasing power – wealth – from the citizens to the government without imposing taxation.” This made the central government powerful and attracted the best talents to government because it was a way to become wealthy.

The problem now, Mr. Soros said, is that the national interest would be served by allowing the currency to appreciate, but the officials whose job it is to make that call are loath to give up the personal benefits of an undervalued exchange rate.

As we prepare for a world in which China is the largest economy, we should be on the lookout for moments like this, when the interests of the state and of its mandarins don’t coincide. And it might be worth remembering that democracy, for all its quarrelsome inefficiencies, has the great virtue of making the conflicts of interest between the state’s servants and the state itself transparent, and making it easy to kick the bums out when those conflicts become acute.


Pour éviter que Marine Le Pen participe à la finale, changeons de mode de scrutin ???

Je lis régulièrement la fondation Terra Nova qui prônent le libre-échange à outrance, en fait très proche du FMI et bien sûr de DSK.

Ils sont vraiment en mode panique, ils veulent changer le mode de scrutin car Mme le Pen risque de gagner les élections.

Ils ont la prétention d’écrire :  "prouve que le scrutin actuel ne permet pas au peuple d'élire la personne de son choix."

Pas fort comme argument !


Extrait de : Le mode de scrutin en question face à la montée du FN avant 2012, Gérard Bon, Yves Clarisse, Terra Nova, 22/04/2011

La fondation Terra Nova propose de remplacer le scrutin majoritaire à deux tours par un nouveau système pour éviter que Marine Le Pen participe à la finale de la présidentielle en 2012, comme son père le 21 avril 2002.

Pour le président de ce cercle de réflexion classé à gauche, Oliver Ferrand, le scénario qui donne la présidente du Front national au second tour "prouve que le scrutin actuel ne permet pas au peuple d'élire la personne de son choix."

La percée du parti d'extrême droite, pourtant donné pour moribond il y a seulement deux ans, parasite à nouveau les stratégies des états-majors, qui redoutent l'élimination soit de Nicolas Sarkozy, soit du candidat socialiste.

Les velléités présidentielles d'un nombre accru de personnalités risquent en outre de provoquer un trop-plein de candidats qui pourrait favoriser les desseins de Marine Le Pen.

Neuf ans après l'accession de Jean-Marie Le Pen au second tour, le doute s'installe donc sur la pertinence du scrutin actuel pour le rendez-vous majeur du système politique français.

L'étude de Terra Nova montre que 2012 pourrait voir la qualification en finale de Marine Le Pen, qui est pourtant "la candidate la plus rejetée" en termes d'idées, et l'élimination au premier tour du "meilleur candidat", celui qui recueille l'assentiment majoritaire des Français.

L'étude de Terra Nova montre que le directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn, qui est largement plébiscité pour le second tour, n'est pas à l'abri d'une élimination au premier tour.

STRAUSS-KAHN SERAIT EN DANGER

"Si l'un des candidats progressistes aujourd'hui bas dans les sondages venait à décoller pendant la campagne présidentielle, DSK aussi serait en risque", écrivent-ils.

Or, chacun de ces candidats a un fort potentiel électoral : le centriste François Bayrou l'a montré en 2002, Jean-Luc Mélenchon, président du parti de gauche, est un bon orateur et l'écologiste Nicolas Hulot est très populaire.

Pour Olivier Ferrand, outre le manque d'attractivité des partis de gouvernement et la cristallisation du mécontentement sur le président en exercice, le risque d'un nouveau "21 avril" est dû avant tout "à la fragmentation du paysage politique."

Il souligne sur le site Slate.fr que l'UMP est aujourd'hui en voie d'éclatement, une demi-douzaine de personnalités envisageant de se présenter sous leurs propres couleurs, ce qui placerait Nicolas Sarkozy "en situation critique."

La fragmentation est aussi extrême à gauche, qui a présenté au premier tour en 2002 huit candidats, provoquant la chute de l'ancien Premier ministre Lionel Jospin.

Cette fois, le candidat socialiste pourrait trouver sur sa route, au premier tour, trois candidats trotskystes, un candidat Front de Gauche, un candidat écologiste, un candidat MoDem.

Terra Nova préconise donc un nouveau mode de scrutin, le "jugement majoritaire", qui évalue les mérites de chacun des candidats dans une échelle allant de "très bien à rejeter".

Dans ce scrutin à un tour, "chaque candidat obtient une mention majoritaire" et le vainqueur est celui qui a "la meilleure mention majoritaire".

Dans un tel système, "Marine Le Pen serait à sa vraie place : dernière", écrit Olivier Ferrand. En dépit de son soutien fort par un noyau d'électeurs, la présidente du Front national obtiendrait la mention "à rejeter" par une large majorité des Français sur la base des enquêtes actuelles.


 

Établir de nouvelles taxes pour les banques

Selon le gouvernement fédéral, les Canadiens ont déposé 146 G$ dans des paradis fiscaux en 2009. En 2003, le chiffre était limité à 83 G$. Au début des années 2000, la Vérificatrice générale du Canada estimait que l'amnistie accordée aux investisseurs canadiens à la Barbade faisait en sorte que 1,5 G$ échappaient au fisc.

Les banques font partie des coupables dans ce dossier, selon le Centre canadien de politiques alternatives (CCPA). Cet organisme a publié jeudi un rapport intitulé Fair Shares, how banks, brokers and the financial industry can pay fairer taxes.

Le document indique que le recours aux paradis fiscaux contribuerait à maintenir le taux d'imposition du secteur financier à seulement 13%. Proportionnellement, l'industrie est la deuxième la moins taxée. Seules les minières paient un pourcentage plus bas.

Au total, le quart de l'investissement direct canadien à l'étranger est effectué dans des paradis fiscaux, les banques, qui sont responsables d'au moins la moitié des mises de fonds à l'étranger.

Bien sûr, M. Harper et M. Ignatieff n’en ont pas parlé dans leurs programmes.


Fair Shares : How Banks, Brokers and the Financial

Industry Can Pay Fairer Taxes

Summary

How Banks, Brokers and the Financial

    Document de 30 pages

In the wake of the financial and economic crisis, many industrialized countries have taken steps to have their banks and financial sectors make a “fair and substantial contribution” to pay for some of the costs of the crisis. European countries have — either individually or collectively — introduced taxes on financial sector bonuses, levies on bank balance sheets, endorsed a Financial Activities Tax, and pledged to consider introducing additional financial transactions taxes.

The European Parliament has moved forward with proposals to introduce a financial transactions tax at the European level.

In contrast, the Harper government engaged in intense lobbying to prevent world leaders from agreeing on introducing new taxes on banks at the Toronto G20 Summit last June. Finance Minister Flaherty argued that Canada would not impose “excessive, arbitrary, or punitive” regulations or taxes on its financial sector. It is now attempting to convince Canadians to support its plan for further corporate income tax cuts.

This report argues that instead of being “excessively, arbitrarily or punitively” taxed, Canada’s financial industry has benefited significantly from tax preferences and recent tax cuts.

A leading bank analyst has estimated that Canada’s top banks will have $40 billion in excess cash by the end of 2012.

This amount is equivalent to the sum of all federal and provincial government deficits currently projected for the 2012–13 year.

Pauvre petit peuple, on augmente toutes les taxes de tous bords, mais les banques canadiennes vivent dans le pur nirvana.

At the same time, federal and provincial governments are cutting program spending to pay for the approximately $300 billion in increased debt they expect to incur following the financial and economic crisis.

Is the banking and financial sector fairly taxed?

Canada’s banking and financial sector has been consistently highly profitable. Corporations in the finance sector enjoyed an average 23% profit margin during the past decade compared to a 7% average profit margin for firms in non-financial industries. Profits of Canada’s big five banks reached $19.4 billion in 2010 and are expected to rise by another 15–20% again in 2011.

Canada’s financial sector has been the greatest beneficiary
of recent corporate income tax cuts.

Corporate income tax rates have been cut steeply at both the federal and provincial level in Canada, from an average rate of 42.6% in 2000 to an average of 28% at the beginning of 2011. Further cuts planned by federal and provincial governments will bring the combined top corporate income tax rate down to 25% in most provinces by 2013. This year, Canada will have the lowest combined corporate income tax rate of all G7 countries.

These tax cuts helped fuel a major boom in stock markets and other asset markets, but this wasn’t reflected in stronger growth of the economy.

Instead of investing in productive physical capital, increasing amounts went to finance mergers, acquisitions, speculative investments and share buybacks. Even now, in the wake of the financial crisis, both financial and non-financial firms are using their excess profits and cash to finance buybacks of their shares instead of expansion of economic activity. Share buybacks raise stock prices, at least temporarily, often with the greatest benefit going to those who are paid in stock options such as the executives and managers who make those decisions.

Fair Tax Alternatives

Other countries already have or are considering special taxes on their financial sectors, including different forms of Financial Transactions Taxes or a Financial Activities Tax on financial sector profits and remuneration, as the International Monetary Fund recently proposed.

This study shows that any of these three alternatives — a Financial Activities Tax, a Financial Transactions Tax, or eliminating tax loopholes restoring corporate tax rates — could contribute to restoring tax fairness and raising many billions in revenues for Canadian governments.

The government’s first priority should be to establish a fairer tax system and broaden the base by:

·      Introducing a Financial Activities Tax (FAT) on financial sector profits and remuneration to compensate for the relative under-taxation of the financial sector. In October 2010, the European Commission endorsed a 5% Financial Activities Tax at the European Union level. A 5% Canadian FAT tax would generate $4.5 billion this year.

·      Eliminating tax preferences for stock options and capital gains. Eliminating preferential tax rates for corporate capital gains and stock options would increase federal revenues by an estimated $3.9 billion this year, with an estimated $1 billion of that from the finance and insurance sector.

·      Reversing corporate tax cuts. Restoring the federal corporate income tax rate to 21% for the finance and insurance industry (the rate that applied from 2004 to 2007) instead of cutting it to 15% by next year as the federal government plans would increase federal revenues by an estimated $2.4 billion in 2012–13.

These three measures could take effect in a very short time. Combined, they could generate well over $10 billion a year. These measures should be accompanied by stronger regulations over bank fees to ensure that costs are not simply passed onto consumers.

Following these domestic measures, the Canadian government should work with — and not against — other leading nations to introduce financial transactions taxes at an international level.

Financial Transactions Taxes – Tobin Taxes

The idea of special taxes on banks and financial transactions is neither new nor speculative.

In 1936, John Maynard Keynes, considered the greatest economist of the 20th century, wrote in The General Theory of Employment, Interest and Money:

The introduction of a substantial government transfer tax on all transactions might prove the most serviceable reform available, with a view to mitigating the predominance of speculation over enterprise in the United States

His proposal was largely for a tax on transactions of stocks on domestic financial markets.

Much of the current interest in financial transactions taxes stems from a desire to use them to curb speculative and destabilizing activities on international financial markets, particularly in relation to financial derivatives and foreign currencies.

Keynes’ idea was later adopted by Nobel prizewinning economist James Tobin, who proposed an international tax on currency transactions in 1972 after the Bretton Woods monetary system broke down and most of the Western world moved to fully floating exchange rates.

Tobin said his proposed transactions tax was intended to “throw sand in the wheels” of international money markets in order to reduce speculation and cushion exchange rate fluctuations.

Following the financial crisis this campaign has gained the support of leading politicians, including German Chancellor Angela Merkel and French President Nicolas Sarkozy. In March 2011, the European Parliament voted on a proposal to introduce a Europe-wide financial transactions.

A transactions tax at 0.5% on shares traded on the TSX would generate an estimated $3.5 billion a year in revenues, assuming it led to a 50% decline in transaction volumes and values. This is equivalent to a tax of $5 on a transaction worth $1,000. For comparison, a 0.1% tax (or $1 on a trade worth $1,000), as considered by the European Commission would generate approposed proximately $1.1 billion a year, assuming it led to a 20% reduction in share volumes and values at that rate.


Lecture complémentaire : La taxe Robin des Bois, la taxe Tobin


 

Pour un avenir meilleur au Québec

J’ai lu l’étude, une totale insignifiance, comme si on ne savait pas qu’il faut avoir des gens plus éduqués pour augmenter notre supposément productivité.

Mais comme d’habitude surtout provenant de Cirano, il ne faut pas trop brasser la cage, car il risque de ne plus avoir de contrat de la part des groupes d’intérêts.

Ils ne parlent pas de changer le régime fiscal, de réduire la masse salariale, de réduire le fardeau réglementaire, le code du travail tout le foutu bordel qui incite à une compagnie ou à un entrepreneur à investir au Québec.

Il est là le problème, la liberté économique c’est beaucoup plus que d’avoir des gens éduqués, si l’environnement d’affaires est malsain, il n’y a pas d’investissement privé, pas d’emploi, pas de recette fiscale, pas de service.

Bien sûr, tu vas avoir des gens éduqués, par contre il y des chances qui décide de déménager dans une autre province,  parce qu’il n’y aura pas assez de déboucher prometteur ou les impôts vont être trop élevées.

Quand, ils disent que les finances publiques doivent êtres  assainies, ce sont de bonnes intentions, mais remettre l’imputabilité aux gestionnaires en transférant l’organisation du travail et la rémunération individuel, on n’en parle pas, bien sûr.

Pour un avenir meilleur

Tellement insipide comme étude, on parle surtout des symptômes qu’on connait depuis des années (ex. : démographie, décrochage scolaire), mais aucune solution pratique et précise pour corriger de tel dérapage.

Si vous avez du temps à perdre, voici l’étude.


Extrait : La productivité, catalyseur pour l'avenir du Québec, Jean Pascal Lavoie, Le Soleil, 29 avril 2011

(Québec) L'avenir du Québec n'est pas rose, mais pourrait le devenir s'il parvient à relever un certain nombre de défis, dont, en premier lieu, celui de la productivité. C'est en substance ce que dit une nouvelle étude du Mouvement Desjardins, publiée hier, qui explique, du même coup, comment relever ces défis.

Le choc démographique, les déficits budgétaires et la concurrence internationale sont, selon l'étude intitulée Pour un avenir meilleur au Québec, les grands défis auxquels font face le gouvernement, les citoyens et les entreprises du Québec.

Les auteurs de l'étude conviennent que, puisque les ressources sont limitées, le Québec ne peut s'attaquer à tous ces défis à la fois et qu'il est nécessaire de les hiérarchiser. Cependant, Desjardins souligne qu'un «grand nombre de défis que le Québec doit relever, à commencer par le choc démographique, passent par l'accroissement de la productivité», qui devrait donc devenir l'objectif le plus important à atteindre.

Éducation et innovation

La formation et l'éducation viennent évidemment en tête de liste des moyens d'accroître la productivité. «L'éducation contribue non seulement à l'amélioration de la productivité, mais également à la lutte contre la pauvreté, au développement régional et à la protection de l'environnement», peut-on lire dans l'étude.

«Ce sont des individus à la formation plus poussée qui permettront à nos entreprises d'innover et de se démarquer à l'échelle locale, régionale, voire mondiale», a ajouté Monique Leroux, présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins, dans une allocution devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, hier. «Nous devons aujourd'hui faire tout ce qui est en notre pouvoir pour favoriser la persévérance scolaire et accroître le nombre de titulaires de diplômes d'études supérieures.»

En améliorant ainsi la qualité du capital humain, on favorise l'innovation, on stimule l'entrepreneuriat, de même que la recherche et le développement, indiquent les auteurs de l'étude.

Parallèlement, le gouvernement devrait encourager les entreprises à innover et investir davantage en ajustant sa réglementation, en mettant en place un système de taxation équitable et incitatif, et en s'assurant de maintenir des infrastructures publiques de qualité.

Finances publiques

Toujours dans l'objectif d'accroître la productivité, Desjardins souligne que l'assainissement des finances publiques est primordial. Finalement, l'étude conclut que la «prospérité de la province ne peut se faire sans le développement des régions, qui repose lui-même sur une exploitation responsable des richesses naturelles et sur le développement de la métropole. Il faut d'abord relever ces défis avec succès si nous voulons gagner la lutte contre la pauvreté et favoriser le développement régional».


 

Lettre ouverte à Clément Gignac au sujet de notre pauvre petit Québec

Je sens que je ne suis pas le seul à être allergique au propos insipide de M. Clément Gignac, certainement un des ministres de Développement économique parmi les plus incompétents.


Extrait de : Lettre ouverte à Clément Gignac au sujet de notre pauvre petit Québec, Paul Dontigny Jr ., Les Affaires, 15-04-2011

Monsieur Gignac,

Je vous écris en toute modestie en tant qu’entrepreneur et citoyen ordinaire du Québec.

Pour favoriser l'entreprenariat, peut-être créer un monde plus axé sur une compétition un peu plus juste et raisonnable en réduisant la corruption, les batailles de pouvoir entre le gouvernement et les syndicats (ces deux groupes font mal à l’entreprenariat), le favoritisme, ainsi les excès de règlements, contraintes, impôts, taxes et autres barrières à l'entrée dans la plupart des industries et régions au Québec ?

Peut-être arrêter de donner des subventions et crédits d'impôts à coup de millions et même à coup de 100$ millions à des multinationales qui prétendent créer des jobs et qui nous menacent de les éliminer au moindre désaccord ou à la moindre surenchère … et pourquoi pas aider véritablement les toutes petites entreprises qui n'ont souvent accès à aucun programme d'aide. Par exemple, certains gouvernements ont contribué pour aider à créer un centre financier international à Montréal, qui aiderait probablement les grandes institutions financières (dont certaines ont aussi contribué) mais en même temps les petites firmes et institutions financières sont frappées durement par une règlementation complexe et grandissante, des coûts en croissance et de dépenses exigées inutilement par le gouvernement et les autorités règlementaires.

Pourquoi ne pas favoriser les tout petits qui sont souvent ignorés parce que le gouvernement trouve plus facile d’aider quelques gros que d’aider un large éventail de petits ? Si les programmes d’aide n’étaient pas aussi fonctionnarisés, ce serait plus facile.

Peut-être aussi, SVP, ne pas faire les mêmes erreurs que les américains en tentant de maximiser la productivité et en croyant que la croissance est la réponse à tous les problèmes. Voyez donc le résultat chez eux : la croissance à tout prix a endetté les gens, les gouvernements et les corporations, tout en polarisant les richesses à des niveaux record historiques. 

Commençons donc peut-être par mettre la priorité à réparer ce qui est le plus brisé au Québec et ce n'est pas les routes et ponts, mais bien la ressource naturelle la plus importante les humains.

De un, la ridicule réforme de l’éducation (pour l’avoir vécu en tant que parent et analysée en tant qu’étudiant) est un autre exemple de projet qui avait de bonnes bases mais dont l’application a été un désastre total à cause de batailles de poulaillers. Je ne suis pas expert en la matière alors je n’ai pas LA solution, mais l’éducation est très évidemment malade au Québec.

De deux, le système de santé est devenu un coût extraordinaire pour toute la population, notamment au niveau des coûts qui demeurent invisibles pour la comptabilité des coûts de santé. Je parle ici des délais, mauvais diagnostiques et traitements inappropriés posés à cause de manques de budget, aggravement des maladies et création de stress nocif pour la santé causé par les attentes interminables dans le système.

Alors en résumé, le remède à la situation économique n’est pas une question ou un facteur économique. C’est un facteur de valeur humaine : l’intégrité. Quelqu’un devra avoir le courage de mettre en place, ou de remettre en place des conditions de respect des lois et des institutions du pays, et ces institutions doivent être nettoyées.

Tout système qui ne change pas durant une longue période s’encrasse ultimement et doit être nettoyé. Pas aboli ni même modifié, mais juste nettoyé.

Alors Monsieur Gignac, faites respecter les lois existantes au Québec et faites régner un sentiment de justice et d’honneur, et vous verrez apparaître l’intégrité des gens, ce qui permettra de recommencer à utiliser le jugement des gens dans leurs décisions. Les gens vivent dans la peur lorsque les lois ne sont pas suivies pour tout le monde et la peur … paralyse.

Donnez aux travailleurs la chance de se faire soigner rapidement et dignement lorsqu’ils en ont besoin. Ils seront plus productifs et leur famille aussi, et en plus leur employeur aussi.

Donnez la chance aux enfants de ne pas se faire intimider et taxer dans l’autobus, dans la rue ou dans la classe. Ils étudieront plus et le taux de décrochage tombera.

Réalisez comment les gros joueurs mettent des bâtons dans les roues des plus petits (intentionnellement ou non) et mettez plutôt des bâtons dans les roues des cartels, des « bullies » et des intimidateurs économiques. Encore une fois, simplement en faisant respecter les lois existantes.

Monsieur Gignac, réduisez le « red tape » et les délais bureaucratiques pour les petites firmes et petits entrepreneurs. Ce genre d’obstacle favorise les grandes entreprises qui ont les ressources, au détriment des petits et des PME. Donnez un minimum de support financier et légal aux petits et vous verrez qu’il y en a des entrepreneurs au Québec, et des bons à part ça !!!

La population a l’impression de vivre dans un monde mafieux qui a abandonné toutes valeurs pour favoriser la croissance économique qui polarise les richesses envers les très riches, les membres du gouvernement, certains syndicats et les grandes entreprises ou institutions financières. Ça ne donne pas le goût de travailler de se savoir battu d’avance dans un système corrompu.

Corruption

 

La corruption est la perversion ou le détournement d'un processus ou d'une interaction entre une ou plusieurs personnes dans le dessein, pour le corrupteur, d'obtenir des avantages ou des prérogatives particulières ou, pour le corrompu, d'obtenir une rétribution en échange de sa bienveillance. Elle conduit en général à l'enrichissement personnel du corrompu ou à l'enrichissement de l'organisation corruptrice (partis politiques, groupe mafieux, entreprise, club, etc.1). C'est une pratique qui peut-être tenue pour illicite selon le domaine considéré (commerce, affaires, politique...).

 

Elle peut concerner toute personne bénéficiant d'un pouvoir de décision, que ce soit une personnalité politique, un fonctionnaire, un cadre d'une entreprise privée, un médecin, un arbitre ou un sportif, un syndicaliste ou l'organisation à laquelle ils appartiennent.

 

La corruption est subjective mais elle transgresse toujours
la frontière du droit et de la morale.

 

En effet, on peut distinguer la corruption active de la corruption passive ; la corruption active consiste à proposer de l'argent ou un service à une personne qui détient un pouvoir en échange d'un avantage indu ; la corruption passive consiste à accepter cet argent.

 

Un exemple classique est celui d'un homme politique qui reçoit de l'argent à titre personnel ou pour son parti de la part d'une entreprise de travaux public et en retour lui attribue un marché public.

 

L'homme politique pourrait être accusé de corruption passive : il a reçu de l'argent, alors que l'entreprise peut, elle, être accusée de corruption active.

 

En revanche, si cet homme politique dirige une association ou une fondation d'entreprise, le versement d'argent sera considéré soit comme de la "corruption indirecte", soit comme une "participation complémentaire" par les autres.

Corruption : Wikipédia

 

Un politicien qui est corrompu n’est pas nécessairement une personne qui reçoit des enveloppes brunes, mais qui prend des décisions pour favoriser l’allégeance à son parti.

Travailler plus d’heures pour rembourser entre autres les pertes 15$ milliards de quelques individus n’est certes pas un élément motivateur, surtout quand l’histoire se résume à … un grand mystère de la vie.

Manque de responsabilité, vision à court terme, absence d’intégrité, corruption … c’est ce qui se passe aux États-Unis et au Canada et dans plusieurs autres pays. Sommes-nous vraiment obligés de répliquer leurs erreurs ? Jusqu’ici, il semble bien que oui.

Alors Monsieur Gignac, les travailleurs du Québec sont-ils paresseux et inefficaces ou se sentent-ils plutôt découragés et impuissants ?

Paul Dontigny Jr, M.Sc., CFA


Lecture complémentaire : Corruption étatique


 

Financement et ressources disponibles pour les entreprises en démarrage

Financement et ressources disponibles pour les entreprises en démarrage

Cet article a été publié sur le blogue de Sylvie Bougie, 26 avril 2011


J’ai récemment procédé à l’analyse des différentes ressources disponibles pour les entreprises en démarrage afin de mieux orienter mes clients vers ces dernières. Je me propose d’effectuer un survol des programmes et des organismes que tout bon entrepreneur qui décide de se lancer en affaires devrait consulter. Cet article aura deux volets. Le premier volet est sur les organismes dédiés davantage au financement et le second volet traitera des différentes sources d’informations et de conseils pour les entrepreneurs ainsi que du mentorat et du coaching.

Plusieurs programmes et organismes sont dédiés aux entreprises en démarrage. Cependant, il faut savoir que la notion d’ « entreprise en démarrage » est très différente d’un organisme à l’autre. Par exemple, certains programmes sont dédiés aux entrepreneurs qui entament leur projet et en sont à la rédaction de leur plan d’affaires. D’autres programmes sont offerts aux entreprises qui ont des ventes depuis peu. Il ne s’agit clairement pas de la même étape de développement. Il peut passer plusieurs années pour certaines entreprises avant d’avoir un carnet de commande bien garnie. Pour illustrer la place où se trouvent les différents intervenants et les moments où les consulter, veuillez consulter cette échelle de temps :

SBAvocate

*Selon le domaine d’activités de l’entreprise, l’endroit qu’occupe l’organisme sur l’échelle de temps peut être modifié. Pour éviter de consulter les différents organismes trop tard, il est préférable de bien se renseigner dans chaque cas, et ce, dès le début de la mise en place de votre projet d’affaires.

Programme, subvention et financement

Avant l’analyse des différents programmes et outils que vous offrent ces différents intervenants, je désire profiter de l’occasion pour vous rappeler qu’il est important, avant de se lancer, de bien réfléchir à notre stratégie d’affaires et éviter de vouloir aller trop vite. Trop souvent les jeunes entrepreneurs commencent leur entreprise en investissant des sommes personnellement, et ce, avant d’aller consulter qui que ce soit. Lorsqu’ils sont à sec, ils se tournent vers les banques par exemple. Il est alors parfois trop tard pour discuter en termes de montage financier. En effet, certains exigeront un investissement de votre part pour pouvoir vous donner accès à un prêt important ou à une subvention. Si vous avez déjà investi beaucoup d’argent dans votre entreprise, vous n’avez plus d’argent pour combler les critères du programme et en plus, votre dossier de crédit risque de ne pas être très flatteur. Il faut donc ne pas hésiter à consulter les différentes ressources qui s’offrent à vous avant d’investir quelque somme que ce soit dans votre entreprise.

De plus, je vous recommande de visiter les sites Internet des différents organismes ainsi que leurs différents programmes pour bien orienter vos démarches auprès de chacun d’eux. Par exemple, vous pouvez devoir axer la description de votre entreprise sur un volet « X » pour pouvoir avoir accès à une subvention du CLD et sur un volet « Y » pour avoir accès à un prêt du Fonds d’emprunt, le tout sans toutefois mentir sur la nature de vos activités. La préparation est donc la clé!


1. Centres locaux de développement (CLD)

Le CLD propose des programmes pour les jeunes entrepreneurs de 18 à 35 ans. Le programme « Jeunes Promoteurs » est applicable lors de la concrétisation d’un projet d’entreprise ou la création d’une première entreprise. Il s’agit d’une subvention d’une somme allant jusqu’à 5 000 $ et permet le remboursement d’une partie ou de la totalité des dépenses de recherches et de formations. Les conditions diffèrent d’un CLD à l’autre c’est pourquoi il est important de consulter le CLD de sa région, et ce, dès le début de son projet.

Le programme « Soutien travailleur autonome » offre un soutien financier de 12 semaines pour la réalisation du plan d’affaires. Il est possible d’avoir une aide financière additionnelle de quarante semaines si le plan d’affaires répond aux conditions énumérées dans ce programme, dont celle de la création de votre emploi.

Le Programme « Fondation canadienne des jeunes entrepreneurs » permet aux jeunes entrepreneurs de 18 à 34 ans d’obtenir un prêt pouvant allant jusqu’à 15 000 $ pour lancer une entreprise, et ce, maximum douze mois après la création de l’entreprise. Le prêt est très avantageux pour les jeunes entrepreneurs, car il offre la possibilité de ne pas rembourser le capital la première année et offre un taux d’intérêt réduit. Si vous êtes admissible à ce prêt, vous pouvez déposer une autre demande auprès du Programme de financement FCJE-BDC pour obtenir 30 000 $ supplémentaires. Le programme est assujetti à certaines obligations, donc celle d’avoir un mentor. J’aborderai plus en détail le mentorat dans le second volet de cet article.

2. Fonds d’emprunt de Québec

Le Fonds d’emprunt de Québec est également un organisme qui vise la clientèle jeune. Le Fonds d’emprunt intervient auprès des personnes qui ont un projet d’affaires, un besoin d’accompagnement et qui, pour l’accès au microcrédit, n’offrent pas les garanties requises par le réseau conventionnel de financement. Le prêt peut aller jusqu’à une somme de 20 000 $.

3. Banques privées

Tel que mentionné en début d’article, il est important d’aller consulter les différentes banques dès que vous avez en main votre plan d’affaires. Il est alors possible d’analyser les possibilités d’obtenir une marge de crédit pour votre entreprise, une carte de crédit ou encore un prêt. Il est à noter que l’attribution de ces outils de financement sera effectuée en fonction du secteur d’activité de votre entreprise, son carnet de commandes, le cas échéant, mais également en fonction de votre cote de crédit personnelle. Il sera alors possible d’établir un montage financier en fonction des ressources de l’entrepreneur. Il est donc primordial de consulter les banques privées (TD, Banque Nationale, Banque de Montréal, etc.) avant de dilapider vos actifs financiers. De plus, les banques exigent dorénavant un cautionnement personnel de l’entrepreneur dès le financement d’une nouvelle entreprise. Ainsi, vous êtes tenu personnellement responsable des dettes de votre entreprise.

Les différents prêts offerts se ressemblent d’une banque à l’autre. Il est donc intéressant de magasiner son institution financière en fonction du service-conseil aux clients. La Banque TD offre un service de conseil et d’orientation aux nouvelles entreprises. À cet effet, je vous recommande l’excellent Michel Chicoine de la Banque TD (succursale Duplessis).

4. BDC

Les solutions de financement de BDC peuvent aider les entrepreneurs dont l’entreprise est en démarrage ou au début de sa croissance (12 premiers mois de vente) et qui peuvent démontrer un potentiel de marché et de vente réaliste. Il est possible de retarder le remboursement du capital de quelques mois.

La BDC intervient également au tout début de la vie d’une entreprise avec son programme conjoint avec le CLD que nous avons abordé en début d’article.

5. Investissement Québec

Les solutions de financement de BDC peuvent aider les entrepreneurs dont l’entreprise est en démarrage ou au début de sa croissance (12 premiers mois de vente) et qui peuvent démontrer un potentiel de marché et de vente réaliste. Il est possible de retarder le remboursement du capital de quelques mois.

La BDC intervient également au tout début de la vie d’une entreprise avec son programme conjoint avec le CLD que nous avons abordé en début d’article.

6. Ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE)

Le MDEIE offre un soutien financier aux entreprises du secteur de la technologie à développer des produits ou des procédés innovateurs avec l’aide du programme « Vitrine Technologique ». L’aide financière est non remboursable et peut couvrir 40 % des dépenses admissibles jusqu’à concurrence de 300 000 $. Les dépenses admissibles sont majoritairement constituées de frais de commercialisation des produits ou des procédés et ne visent pas les dépenses de développement technologique. De plus, il faut être en mesure de prouver la pérennité de l’entreprise à l’aide d’un carnet de commande bien garnie, de promesses d’achat ou autres. D’autres programmes sont disponibles et les détails se trouvent sur le site Internet du MDEIE.

7. Industrie Canada

Le programme offert par Industrie Canada vous aide à obtenir jusqu’à 500 000 $ de votre institution financière en appuyant votre prêt d’une garantie gouvernementale. Les prêts peuvent servir à couvrir 90 % des coûts de l’achat ou de l’amélioration de terrains ou de biens, de l’achat d’améliorations locatives ou de l’amélioration d’une propriété louée et de l’achat de matériel neuf ou de l’amélioration de matériel usagé.

8. Développement économique du Canada (DEC)

Le DEC offre le programme « Croissance des entreprises et des régions ».  Ce programme vise, entre autres, à aider les entreprises à être plus performantes, concurrentielles et à innover davantage afin de faciliter leur croissance durable. Nous comprenons donc que l’entreprise n’est plus à ses premiers balbutiements.

Conclusion

Le présent article se veut un outil de référence afin que chaque entrepreneur puisse utiliser à bon escient ses forces et ses énergies pour bâtir son entreprise, sans devoir perdre du temps dans sa recherche des différents organismes qui s’offrent à lui.

Je désire aider les entrepreneurs à bien réussir et à réussir leurs rêves dans un contexte économique défavorable en matière de financement aux jeunes entreprises. Les investisseurs en capitaux de risque étant frileux, les ressources gouvernementales mises à la disposition des entreprises en démarrage ne sont pas à négliger!

L’un de mes clients, Monsieur Simon Bouchard, président de GosportGo inc. me mentionnait récemment : « Un professionnel est celui qui se donne des chances de réussir ». J’espère donc que cet article donnera une chance supplémentaire aux entrepreneurs, de concrétiser leur rêve…


Sylvie Bougie

Me Sylvie Bougie est avocate en droit des affaires depuis 5 ans et exerce à son compte depuis plus 'd'un an. Après avoir pratiqué au sein de cabinets conventionnels, Me Bougie a établi une clientèle composée d’entreprises en démarrage, de PME et de travailleurs autonomes. De plus, elle rend des services à titre d’avocat conseil pour plusieurs cabinets juridiques. Étant consciente de la réalité des petites et moyennes entreprises et des travailleurs autonomes, elle offre des services à un prix concurrentiel, tout en étant d’excellente qualité.