Mise à jour des tables des matières

Bonjour,

Québec Droite va réduire le nombre de publications jusqu'au 12 septembre.

Les tables des matières doivent subir des mises à jour pour le début de septembre.

Je vous ai maintes fois mentionnés que le secteur manufacturier est la colonne vertébrale de votre économie.

La table des matières est la colonne vertébrale de ce blogue d’information

À ce jour, ce blogue qui a plus de 2302 carnets à une activité moyenne :

·         2500 à 4000 clics par jour, durant la saison creuse (estival).  

·         6000 à 8000 clics par jour durant la période la plus intense, entre septembre et mai.

Le succès de ce blogue provient de deux facteurs essentiels.

1.     Le fait que je lis en moyenne des dizaines de milliers d'articles par année, je filtre pour vous des milliers d'heures de lectures, pour essayer de récupérer les articles, documents et rapports, qui donnent une valeur ajoutée sur l'économie et la bonne gouvernance.

Pour chaque carnet publié, 10 à 15 articles en moyenne sont lus et des centaines de titres sont scrutés. Donc, si le blogue publie 1500 carnets par année, des dizaines de milliers d'articles ont été lus et des centaines de milliers de titres ont été considérés.

2.     Le second facteur, non le moindre est sa table des matières, juste l'année passée, elle a été téléchargée plus d'un millier de fois. Qui l’utilise, un peu tout le monde, l’étudiant, le professeur, le journaliste, le politicien, et bien sûr vous M. le peuple qui essaie de comprendre, ce qui se passe actuellement devant une crise économique qui prend de l’ampleur chaque jour.

Donc, il faut une méthode efficace, pour retrouver rapidement ces articles qui ont été choisis et possèdent une excellente profondeur d'analyse, d'où le rôle de la table des matières. Car, les outils fournis par Blogger, tels que Label, Google Search ont des sérieuses limites quand le blogue possède des milliers carnets.

La table des matières donne une description brève de l'article, et vous dirige vers le carnet d'origine incluant sa source d'origine.

Donc si vous cherchez un sujet particulier, ex : ‘Liberté économique’, vous avez la liste des carnets qui traitent du sujet et ces sources, si vous avez besoin plus de détail.

En période estivale, je n'ai pas fait de mise à jour sur les tables des matières, elles deviennent donc, prioritaires pour qu'elles soient synchronisées avec le contenue du blogue.  

J’espère d’ici une semaine, j’aurai terminé ces mises à jour.

Q.D.

La Grèce et l’Euro


Extrait de : LA GRÈCE ET L’EURO : Une situation de dette excessive et improductive et d’implosion financière, par Rodrigue Tremblay, Mondialisation.ca, le 16 aout 2011

« Si vous ne pouvez pas l’expliquer simplement, c’est que vous ne le comprenez pas assez bien.»

– Albert Einstein (1879-1955), professeur et physicien théoriste né en Allemagne. Prix Nobel 1921

« Chaque génération doit payer ses propres dettes. Si ce principe était appliqué il y aurait moitié moins de guerres dans le monde.»

– Thomas Jefferson (1743-1826), 3ème Président des USA (1801-09)

« Ayant vu les peuples de tous les autres pays écrasés par les guerres et les prodigalités de leurs dirigeants, j’ai voulu favoriser au contraire la paix, l’épargne et le règlement de la dette publique car j’étais convaincu que c’était le meilleur chemin vers le bonheur et la prospérité publique et privée.»

– Thomas Jefferson

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Le 4 juillet, l’organisme de prêt Standard & Poor’s a dit la vérité en ce qui concerne la Grèce, à savoir que ce pays est en faillite financière. Aucun tour de main, aucune occultation, aucune réorganisation de la dette et aucune aide "innovante" ne pourra dissimuler le fait que les règles défectueuses qui régissent la zone Euro aient donné l’occasion à certains de ses 17 membres de succomber à la tentation d’un endettement excessif et improductif suivi d’un défaut de paiement de la dette accompagné d’une écrasante hausse des coûts d’emprunt.

La Grèce (11 millions d’habitants) a, en fait, abusé de la crédibilité que lui donnait son adhésion à la zone Euro. En 2004, par exemple, le gouvernement grec s’est embarqué dans des dépenses somptuaires pour accueillir les jeux olympiques de l’été 2004 d’un montant de 7 milliards d’Euros (12,5 milliards de dollars). Puis de 2005 à 2008, le même gouvernement a décidé de faire d’autres folles dépenses, cette fois pour acheter toutes sortes d’armes dont il n’avait pas besoin à des fournisseurs étrangers. Accumuler une énorme dette étrangère de 533 milliards (2010) était la solution de facilité. Mais tôt ou tard, il faut payer le joueur de pipeau et on ne peut plus cacher le montant de la dette.

La situation financière actuelle de la Grèce (et celle d’autres pays européens comme l’Espagne, le Portugal, l’Irlande et même l’Italie) sont comparables à celle de l’Argentine il y a 10 ans environ. Dans chaque cas, un membre problématique d’une union monétaire donnée a conduit à un endettement étranger disproportionné qui a engendré une fuite des capitaux et une ruineuse déflation* par la dette.

Dans le cas de l’Argentine, le pays avait décidé d’adopter le dollar étasunien comme monnaie alors même que le niveau de productivité de l’Argentine était inférieur d’un tiers à celui des USA. Un taux de change artificiel de un peso=un dollar étasunien a tenu pendant presque dix ans avant l’effondrement inévitable.

Union monétaire

 

Il est vrai que l’adhésion à une union monétaire d’un groupe de pays qui adopte une monnaie commune peut être un moyen puissant de stimuler l’économie et la productivité en bridant l’inflation quand ces unions monétaires sont bien construites mais elles peuvent se transformer en cauchemar économique quand elle ne le sont pas.

Malheureusement pour de nombreux membres pauvres de l’Europe, les règles d’une union monétaires viable n’ont pas été suivies et les conséquences catastrophiques de cette erreur ne devraient pas surprendre ceux qui ont une certaine connaissance de la finance internationale.

Quelles sont les règles à suivre pour qu’une union monétaire qui a une monnaie commune soit viable et stable ?

1.      D’abord et surtout, les pays membres doivent avoir des structures économiques et des niveaux de productivité du travail comparables afin que la monnaie commune ne paraisse pas constamment surévaluée ou constamment sous-évaluée par rapport à l’économie de tel ou tel membre. L’alternative est d’avoir un haut niveau de mobilité de la main d’oeuvre entre les économies régionales de sorte que les niveaux de chômage ne restent pas trop hauts dans les régions les moins compétitives.

2.      Deuxièmement, si aucune de ces deux premières conditions ne sont remplies (ce qui est généralement le cas parce que les unions monétaires réelles sont rarement des "zones monétaires optimales"**), l’union monétaire dont être dirigée par une entité politique puissante, comme par exemple un système de gouvernement fédéral, qui soit capable de transférer rapidement des fonds provenant des impôts des économies excédentaires vers celles qui sont déficitaires à travers un système centralisé d’égalisation des paiements.

Cela pour éviter l’insécurité et les tensions politiques qui surgissent quand le niveau de vie augmente dans les régions en excédent et baisse dans les régions en déficit. Mais quand les taux d’échange régionaux ne peuvent pas être réajustés à la hausse et ou à la baisse pour rééquilibrer la balance des paiements de chaque membre et quand la loi du prix unique s’applique à toute la zone monétaire, il ne reste pour seul levier d’ajustement aux déséquilibres extérieurs que les fluctuations des niveaux de revenu et d’emploi. Cela peut se révéler une solution très douloureuse.

Un tel système d’ajustement par la variation du revenu ou de l’emploi plutôt que par la variation des prix nous rappelle un peu la manière dont fonctionnait la règle d’or du 19ième siècle, malgré sa tendance déflationniste, sauf qu’au 19ième siècle il y avait une inflation des prix et des revenus dans les pays excédentaires et une baisse des prix et des revenus dans les pays déficitaires qui résultait de l’augmentation des réserves monétaires dans les économies excédentaires et de la diminution des réserves monétaires dans les pays déficitaires. Dans une union monétaire plus ou moins formelle la banque centrale contrôle le niveau général des prix pendant que les revenus augmentent et baissent.

3.      La troisième condition pour qu’une union monétaire fonctionne bien, est la liberté de mouvement des capitaux bancaires et financiers dans la zone. Cela a pour but de maintenir des taux d’intérêts cohérents dans la zone monétaire qui prennent en compte le facteur de risque et aussi de favoriser le financement des projets productifs où qu’ils se trouvent.

Aux USA par exemple, le marché des fonds fédéraux éminemment liquide***, permet a des banques qui sont temporairement déficitaires d’emprunter des fonds à court terme à des banques qui sont temporairement en excédent. Au Canada, de grandes banques nationales ont des succursales dans toutes les provinces et peuvent facilement transférer des fonds des succursales qui ont des surplus aux succursales déficitaires sans affecter leurs opérations de prêts et de crédit.

4.      La quatrième condition est d’avoir une banque centrale commune qui peut prendre en compte non seulement les niveaux d’inflation mais aussi la croissance économique réelle et les taux de chômage dans ses décisions de politique monétaire.

Malheureusement pour elle, la zone Euro a généralement échoué à remplir les conditions de base du bon fonctionnement d’une union monétaire.

Voyons une par une les raisons de cet échec.

a)      D’abord, les niveaux de productivité du travail (la production par heure de travail) sont très différents d’un pays membre à l’autre.

Par exemple, en 2009, l’index de la productivité :

·         De l’Allemagne était de 100,

·         Il était seulement de 64,4 en Grèce, presque un tiers de moins.

·         Au Portugal et en Estonie, par exemple, il était encore plus bas, à 58 et 47 respectivement.

Cela signifie que l’Euro, comme monnaie commune, apparaît comme sous-évalué pour l’Allemagne et surévalué pour beaucoup d’autres membres de la zone Euro.

 

Ce qui stimule les exportations de l’Allemagne mais handicape fortement la compétitivité des autres membres de l’union.

b)      Deuxièmement, et c’est peut-être encore plus important, la zone Euro n’est pas soutenue par une union fiscale et politique forte et stable. En conséquence les transferts fiscaux entre les membres sont laissés à des décisions politiques au coup par coup ce qui crée de l’insécurité. En fait il n’y a pas de mécanisme d’égalisation des balances commerciales entre les économies fortes et les économies faibles de la zone Euro. C’est pour cela qu’on peut dire qu’il n’y a pas de solidarité économique durable dans la zone Euro.

c)      Troisièmement, ceux qui ont crée la zone Euro ont choisi de limiter le rôle de la Banque Centrale Européenne à un rôle monétaire réduit ; son obligation principale est de maintenir la stabilité des prix et elle n’est pas autorisée à jouer un rôle direct sur la stabilité macroéconomique de la zone ni à prêter directement de l’argent aux gouvernements en créant de la monnaie si besoin est. C’est pour cela qu’on peut dire qu’il n’y a pas de solidarité financière statutaire dans la zone Euro.

d)      Et enfin, même si la mobilité du capital et du travail dans la zone Euro est assez élevée, historiquement parlant, elle est loin d’être aussi ancrée que par exemple dans l’union monétaire étasunienne.

Rétrospectivement, il semble que la création de la zone Euro en 1999 ait été davantage un pari politique qu’un projet monétaire et économique bien pensé.

C’est tout à fait regrettable parce qu’une fois que les membres de la zone les plus éloignés du noyau auront fait faillite et seront probablement retournés à leur monnaie nationale, le choc financier aura de vraies conséquences économiques, pas seulement en Europe mais dans le monde entier.

De nombreux économistes pensent que la meilleure solution pour la Grèce et le reste de l’Union Européenne serait de mettre en oeuvre "une cessation de paiement organisée" de la dette publique grecque qui permettrait à Athènes de sortir de l’Euro et de reprendre sa monnaie nationale, le drachme, à un taux inférieur. Cela éviterait à la Grèce une longue dépression économique.

Refuser d’accepter l’évidence c’est à dire, une cessation de paiement organisée, ferait plaisir aux banquier créanciers de la Grèce mais nuirait grandement à son économie, ses travailleurs et ses citoyens. C’est à cela que servent les lois sur la faillite, à libérer les débiteurs de dettes impossibles à rembourser.

On protège les banques, mais on assassine les futures générations, il y a quand même de l’espoir, car c’est le peuple qui a l’ultime pouvoir.

De toute évidence le pays le plus endetté de la terre n’est pas la Grèce mais les USA. permettez-moi de conclure en disant ceci : Si les politiciens étasuniens n’arrêtent pas de jouer à des jeux politiques avec l’économie, beaucoup d’Etasuniens vont souffrir dans les mois et les années qui viennent et d’autres pays seront contaminés.

Que l’Europe et les USA soient en difficulté économique tous les deux en même temps est une très mauvaise chose pour l’économie mondiale.

Rodrigue Tremblay


 

Émeutes britanniques : Banditisme, pillage et non respect des lois ... par qui? la classe dirigeante


Extrait de : Émeutes britanniques : Banditisme, pillage et non respect des lois ... par qui? la classe dirigeante, par Finian Cunningham, Mondialisation.ca, Le 15 aout 2011

À la suite d'une conflagration d'attaques pyromanes, d'émeutes et de pillage dans plusieurs villes britanniques, y compris dans la capitale, Londres, la mobilisation policière massive donne l'impression d'avoir rétabli l'ordre.

La traque et la poursuite d'individus impliqués dans le grabuge s'ensuit. Le premier ministre conservateur mène la « riposte » afin de punir quiconque a infligé dommages et destruction à la société britannique.

Les événements ont visiblement choqué tous les partis politiques de l'establishment, les chefs de police et la presse dominante. Toutefois, ce qui devrait choquer davantage, ce sont les commentaires réducteurs et incroyablement banals offerts pour « expliquer » cette éruption de troubles et de violence dans les rues.

Alors que les experts sont assis confortablement dans des studios de télévision échangeant des idées bêtes à propos des « démons » de l'immoralité individuelle, de la criminalité, des familles dysfonctionnelles et de la culture de gang, en toile de fond, pour ainsi dire, les signes manifestes des causes de cet éclatement sociétal défilent sur les écrans. Pourtant, les signes prépondérants échappent autant au radar intellectuel des érudits qu’à celui des politiciens.

Le fait que le système économique capitaliste soit complètement défaillant sur le plan international ne s’inscrit même pas dans les commentaires courants. Il s’agit du système que les partis politiques dominants – travailliste, conservateur ou libéral – ont facilité et célébré, et qui a provoqué la dévastation sociale à travers la Grande-Bretagne pendant que l’élite financière a mis à sac les ressources économiques.

Ce système de pillage légalisé est en cours depuis des décennies, mais il s’est certainement engagé sur une pente glissante dans les années 1980 avec la prédécesseure conservatrice de Cameron, Margaret Thatcher. Les travaillistes Tony Blair et Gordon Brown ont simplement entretenu la même dynamique.

Lorsque l’on observe la Grande-Bretagne d’aujourd’hui, on voit que Karl Marx avait raison :

« Une accumulation de richesse dans l’un des pôles de la société indique une accumulation de la misère et du surmenage dans l’autre. »

Voilà la marque de commerce du capitalisme de la Grande-Bretagne, des États-Unis et de l’Europe d’aujourd’hui.

La causalité de tous les autres problèmes est considérablement secondaire. Le crime, l’aspect raciste du maintien de l’ordre, le désordre, le manque de budget de la police pour rétablir l’ordre (quelle ironie), l’aliénation, l’autodestruction et bien d’autres maux, incluant la mobilisation des ressources pour financer des guerres illégales, bref la plupart des problèmes de nos jours découlent de la source principale de dysfonctionnement qu’est l’économie capitaliste.

Alors qu’il s’adressait à la Chambre des communes jeudi, le premier ministre Cameron a offert des « explications » de l’éclatement des troubles dans les rues de l’Angleterre, démontrant de sa part une totale ignorance et une mauvaise compréhension de la nature de la dégradation dans sa société. Il blâme celle-ci sur la « criminalité pure et simple », des « zones malades » et le « manque individuel de moralité et de responsabilité ».

Cette vision est reprise abondamment dans les médias et tous les partis de l’establishment politique britannique.

Le pillage, le vol et le manquement aux règles que Cameron condamne n’est que le reflet de la société britannique au niveau de la rue, reflet de ce qui se passe à bien plus grande échelle dans les hauts rangs du gouvernement et de l’économie.

Malgré les apparences des costumes mille-raies et des accents soignés, si l’on est honnête, on peut voir des décennies de pillage et de vol des ressources économiques et financières par les élites d’entreprises, aidées et soutenues par les gouvernements travaillistes et conservateurs.

Le sauvetage des banques corrompues par les contribuables, instauré par le premier ministre travailliste Gordon Brown, aujourd’hui supervisé par Cameron et payé en grande partie par des mesures d’austérité dans les dépenses, n’est que la plus récente manifestation de l’escroquerie officielle à l’endroit de la majorité et visant à gonfler la richesse déjà exorbitante de la classe dominante.

Cameron et son clan de voyous à l’accent affecté s’acharnent à réduire les dépenses publiques de 150 milliards afin de payer pour une entreprise criminelle connue sous le nom de banque britannique. Il s’agit d’un racket qu’un gang de rue de l’Est de Londres ne peut qu’admirer et, en effet, imiter de manière très réelle.

Combiné à ce brigandage de l’élite, nous voyons la criminalité et le manquement total de respect des lois des gouvernements britanniques ayant travaillé de concert avec d’autres gouvernements criminels afin de lancer des guerres d’agression (des crimes de guerres selon les Principes de Nuremberg) en Afghanistan, en Irak et maintenant en Libye, ayant entraîné la mort de plus d’un million de civils. Où est la responsabilité individuelle face au massacre et à la destruction M. Cameron ?

Cette dégradation, cette nécrose sociale est un symptôme de l’effondrement du capitalisme, un système économique qui enrichit une élite aux dépens de la majorité.

Il polarise le pouvoir politique au-delà de la responsabilité démocratique au point où, parmi d’autres difformités, des guerres et un pillage planétaire sont mis en œuvre même de manière flagrante contre le consentement de la majorité du public.

Alors, lorsque Cameron et ses petits copains politiques fulminent à propos de zones malades, de pillage, de criminalité, de manquement aux règles et de la nécessité d’avoir des « conséquences aux actes », ses paroles et exhortations sont d’une ironie et d’une ignorance profondes, car, involontairement, il décrit exactement la société et le monde que le capitalisme crée à son image.

L’esprit endoctriné de Cameron et de tout l’establishment politique les empêche de voir le brasier devant les étincelles. Un brasier sur lequel le gouvernement de Cameron et de ses prédécesseurs travaillistes, ainsi que celui des autres pays occidentaux ont jeté de l’huile avec leurs politiques serviles aidant et encourageant la cleptocratie capitaliste, ici et ailleurs.

Les vraies leçons de la Grande-Bretagne ne viendront pas à l’esprit des politiciens et des médias dominants. Ils les mettront encore moins à profit et l’on peut dire la même chose des États-Unis et des autres pays occidentaux. Pour paraphraser un slogan utilisé par l’ancien président étasunien Bill Clinton : « C’est l’économie capitaliste, idiot. »


Article original en anglais : Britain’s Riots: Thuggery, Looting, Lawlessness… By the Ruling Class, publié le 11 août 2011.

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

Finian Cunningham est correspondant à Belfast pour le Centre de recherche sur la mondialisation. cunninghamfin@yahoo.com


 

Défense morale de la liberté (8).

Cahier spécial : L'État, la dette et les libertés


Défense morale de la liberté

Une autre façon de dire ce qui précède est que nous devons réhabiliter l’argumentation morale pour la liberté.

Pour ce redressement moral, le point de départ est de rejeter la conception collectiviste de l'homme et de la société. Les collectivistes de tout poil, socialistes, communistes, fascistes, interventionnistes et socio-démocrates, partent du principe que le groupe - la tribu, la «nation», ou la « classe sociale » - aurait le pas sur l'individu.

Celui-ci devrait servir et, si nécessaire, être sacrifié pour le « bien commun» ou « l’intérêt général », puisque l'individu n'aurait ni existence distincte ni « droits » indépendants du collectif auquel il appartient.

Comparez cela avec la philosophie unique et nettement différente de l'homme et de la société que traduit la Déclaration d'indépendance américaine :

« Nous tenons ces vérités pour évidentes : que tous les hommes sont créés égaux, qu'ils sont dotés par leur Créateur de certains droits inaliénables, parmi lesquels la vie, la liberté et la poursuite du bonheur." « Que c’est pour garantir ces droits, que les gouvernements sont établis parmi les hommes, la justice de leur pouvoir émanant du consentement des gouvernés ».

Les Droits sont antérieurs à l’état ; ils ne sont pas quelque chose qui serait donné à l'homme par une autorité politique quelconque. Chacun de nous possède des droits que ceux qui se trouvent avoir le pouvoir politique ne peuvent pas supprimer ni disqualifier.

·        Nous possédons tous un droit inaliénable sur notre vie, sur notre liberté et notre propriété.

 

·        Nous sommes propriétaires de nous-mêmes et, par extension, nous avons un droit de propriété sur ce que nos esprits créatifs et nos efforts ont produit sans violence.

 

·        Personne n’a le Droit de nous asservir, de nous sacrifier, ou de nous piller, que ce soient des particuliers ou des états institués.

C’est l'individu, et non quelque mythique collectivité, qui est le centre et le point de départ de la société. Le marché libre est le lieu où les gens forment des relations pour leur avantage réciproque sur le fondement de l'échange volontaire.

C’est par lui-même que l'homme libre trouve le sens de sa vie, guidé par la philosophie ou la foi de son choix. Il se refuse à imposer par la force sa volonté à autrui, de même que les autres n’ont pas à employer la force contre lui. C’est par la raison et par l’exemple qu’il persuade les autres de changer de vie et de projets, et non avec des balles ou des baïonnettes. Et il n’existe aucune autorité politique qui puisse émettre des prétentions sur sa vie, sa liberté et sa propriété honnêtement acquise, parce que le rôle d'un état limité est d'assurer sa liberté à lui contre les prédateurs et leur pillage.

Voilà la philosophie de l'individualisme et du capitalisme qu’il faut faire renaître parmi nos semblables, si nous voulons libérer notre société de l'emprise du tout-état et de son océan de dettes.

Cela exige que nous soyons assurés d’avoir raison, que la raison et l'histoire ont démontré les résultats bénéfiques de ce qu'Adam Smith avait appelé « le système de la liberté naturelle ».

L'importance de la bataille des idées

Un tel appel à une bataille des idées politiques et économiques pourrait sembler irréaliste voire inutile vu l'urgence de nos problèmes politiques et budgétaires.

Cependant, les crises sociales politiques et économiques de notre époque sont l’effet d'une bataille d'idées plus ancienne que les ennemis de la liberté et du capitalisme ont alors, dans une large mesure, gagnée.

Ceux-ci ont mis la société de liberté au banc des accusés; ils ont falsifié la réalité du capitalisme et de ses résultats spectaculaires comme libérateur de l'homme face à la pauvreté, et ils ont ancré dans l’esprit de trop de monde une conception des créances politiques qui sert la volonté de puissance des paternalistes, et passe nécessairement par le pillage des membres de la société qui sont paisibles et productifs.

Il y a bien une crise budgétaire - le monde occidental atteint les limites de la possibilité de vivre d'argent emprunté, à partir de promesses irréalistes et de principes criminels.

Notre société est assujettie à un régime politique paternaliste et pillard qui menace de porter un coup d’arrêt à son potentiel de production. A l'extrême, cela pourrait conduire à une situation de consommation du capital, où les politiques de pillage, de dépenses et d’emprunt des hommes de l’état confisquent tellement au secteur privé qu’il en devient impossible pour les entreprises privées de maintenir la capacité productive dont notre niveau de vie dépend.

Les civilisations ont régressé dans le passé. Et cela peut se reproduire.

Que ce soit l’an prochain, ou dans deux ans, ou dans cinq que la phase finale de la crise budgétaire du système de redistribution étatique et de « droits à » soit atteinte, la question sera alors :

Qu’est-ce qui va succéder à la faillite et à l'effondrement du Léviathan de l'état fiscal ?

Notre société se trouvera à la croisée des chemins. Et lorsque ce moment-là arrivera, il est essentiel qu'il y ait suffisamment de gens qui comprennent les idées et les idéaux des droits individuels, de la liberté économique et du système de libre marché, qui puissent les expliquer et soient prêts à les défendre.

A défaut, l'avenir pourrait amener une régression vers un passé tragique, moins civilisé et bien plus pauvre.

La version originale (en anglais) de ce texte de Richard Ebeling a été mise en ligne sur le site de Northwood University "In Defense of Capitalism" en date du 25 juillet 2011 sous le titre The Debt Crisis and the Fiscal Leviathan. Traduction de François Guillaumat.


Tables des matières :

1.       L'Etat, la dette et les libertés : l'importance de la bataille pour les idées.

2.       Domination politique contre maîtrise de l’individu par lui-même

3.       Le socialisme et la mentalité anti-capitaliste

4.       Le capitalisme comme libérateur de l'Homme

5.       La dangereuse croissance de l’État

La Constitution fiscale non écrite des États-unis

6.       La prescription keynésienne et le déficit budgétaire

7.       Ce qu’il en coûte d’emprunter l’argent

De l’État limité au tout-État

Le tout-État apporte avec lui une dette immense et galopante

8.       Défense morale de la liberté

L'importance de la bataille des idées


Ce qu’il en coûte d’emprunter l’argent (7).

Cahier spécial : L'État, la dette et les libertés


Ce qu’il en coûte d’emprunter l’argent

La charge totale de leur financement ne ressortira qu’au bout de nombreuses années ou décennies, à mesure que les déficits annuels s’ajoutent à la dette accumulée, avec l'intérêt et les remboursements du principal qui arrivent périodiquement à échéance.

En ce moment, le gouvernement des Etats-Unis emprunte environ 40 cents de chaque dollar qu'il dépense. Les contribuables ne ressentent pas directement et immédiatement l'impact des déficits, car on ne les taxe pas assez pour couvrir ces 40 pour cent-là de dépenses étatiques.

Il y a lieu de souligner et de ne pas oublier, cependant, que les citoyens paient bel et bien un prix aujourd’hui pour les déficits que l’état subit. Il se peut que les hommes de l’état ne confisquent pas tout le montant de l’impôt nécessaire pour couvrir la totalité de leurs dépenses, mais pour en couvrir le reste ils doivent emprunter la différence. Récemment, ce besoin de financement du déficit a égalé un billion de dollars ou plus par année.

Chaque dollar emprunté par les hommes de l’état, et les ressources réelles que cette somme représente comme pouvoir d'achat sur le marché, sont autant de moyens de production qui ne sont plus disponibles pour une utilisation dans le secteur privé. C’est un dollar de moins en ressources réelles disponibles pour l'investissement dans le secteur privé et la formation du capital, pour la recherche et le développement dans le secteur privé, ou pour le développement de la production et la création des emplois dans le secteur privé.

Le financement des déficits et de la dette accumulée :

·         Ne sont donc pas des charges que pour les contribuables à venir.

·         Ce sont des charges sur la population actuelle, laquelle s’en trouve appauvrie d’autant, et qui laissent d’autant moins de richesse et de capacité productive à la prochaine génération, car on les arrache à l'entreprise privée pour couvrir à la place les cadeaux actuels du gouvernement.

De l’Etat limité au tout-Etat

Ce qui a permis de fonctionner à la première constitution fiscale de l'Amérique au XIX° siècle et au début du XXème n’est évidemment pas qu'elle avait été gravée dans le marbre – parce qu'elle ne l'était pas. On s’y est conformé parce qu’en général on la considérait comme « ce qu’il fallait faire ». Et on la tenait pour telle parce que cela faisait partie d'un ensemble d'idées politiques et économiques assises sur la conviction que les hommes de l’état n'avaient pas à distribuer de faveurs financières ou réglementaires, ni de privilèges aux dépens des autres membres de la société, à divers groupes d'intérêts particuliers.

La pratique d'un état limité voulait dire des dépenses publiques limitées. Personne n’avait besoin de tenter de cacher ce que coûtait l’état, quand ce sur quoi les hommes de l’état dépensaient de l'argent consistait, pour l’essentiel, dans le petit nombre de fonctions énumérées que la Constitution confiait à l’état fédéral.

En 1869, quand fut publié le premier World Almanac, tous les bureaux et activités du gouvernement fédéral y tenaient littéralement sur une seule page, et la moitié de cette page unique était couverte par les noms des ambassadeurs américains à l'étranger.

Aujourd'hui, si vous prenez un exemplaire du World Almanac, vous constaterez que les bureaux, départements et agences de l’état fédéral occupent plusieurs pages avec des centaines d'entrées en caractères minuscules.

Le tout-Etat apporte avec lui une dette immense et galopante

Parce que la société des « droits à », la société de la redistribution

·         Celle du pillage politique, n’a aucune limite lorsqu’on envisage l’état comme un distributeur paternaliste

·         Et non plus comme le protecteur, essentiel mais plus modeste, de la vie, de la liberté et de la propriété de chaque individu.

Ce ne sont pas des accords conclus entre les principaux coupables, alors que leurs interactions avec les groupes d'intérêt particuliers sont ce qui a créé et qui entretient le Léviathan de l'Etat fiscal, qui permettront de résoudre le problème de la dette et des déficits américains.

Ce dont nous avons besoin, est d'une mutation des idées et des croyances.

Tant qu’il y aura trop de citoyens pour croire :

·         Qu’ils auraient des « droits » sur le revenu, le patrimoine et la production d’autrui,

·         Et aussi longtemps que tant d'entre eux accepteront, soit par ignorance, soit par sentiment d’être coupables, de subir l'obligation d'être imposés, réglementés et pillés pour satisfaire ces « droits »-là.

Il ne pourra se produire et il ne se produira que peu de changement pour radicalement changer la direction prise.


Tables des matières :

1.       L'Etat, la dette et les libertés : l'importance de la bataille pour les idées.

2.       Domination politique contre maîtrise de l’individu par lui-même

3.       Le socialisme et la mentalité anti-capitaliste

4.       Le capitalisme comme libérateur de l'Homme

5.       La dangereuse croissance de l’État

La Constitution fiscale non écrite des États-unis

6.       La prescription keynésienne et le déficit budgétaire

7.      Ce qu’il en coûte d’emprunter l’argent

De l’État limité au tout-État

Le tout-État apporte avec lui une dette immense et galopante

8.       Défense morale de la liberté

L'importance de la bataille des idées