Bon Noël à tous !

Votre blogueur durant la période des fêtes de Noël fera relâche.

Par contre, je vais mettre les tables des matières à jour, travail aride, mais nécessaire, car elle représente la colonne vertébrale de ce blogue.

Donc, bon Noël à tous.

Q.D.

Crise immobilière : Des méthodes à la limite de l'escroquerie

On a ce même foutu problème au Canada, quand nos politiciens disent que notre système bancaire est sécuritaire, ils n’en disent pas plus.

·        Juste pour les prêts immobiliers la SCHL garantis presque que la moitié des prêts immobiliers, donc plus de 536 milliards sont garantis par le peuple.

·        Deuxième point, si vous redonnez les clés de la maison à cause de votre incapacité à payer, vous êtres encore responsables, eh oui !

·        Même si vous faites faillite, la banque peut contester la faillite pour négligence.

·        Et si vous ne voulez pas faire faillite, vous devez vous cacher ou travailler au noir.

En fait, vous n’êtres pas sortis du bois.


En Espagne

Le sujet ? : "clandestinité économique et financière et exclusion sociale perpétuelle" due aux saisies hypothécaires, l'objectif étant d'obtenir une réglementation communautaire sur la dation en paiement.

« Ces dernières années, en Espagne, les organismes bancaires, encouragés par des contrôles publics rares et inefficaces, ont entrepris d'octroyer de façon totalement indifférenciée des crédits hypothécaires par pure avidité »

indiquent en guise de préambule les parlementaires dans leurs questions écrites.

Ajoutant que

« ce phénomène, l'une des principales causes de la crise financière actuelle conjointement avec l'augmentation exponentielle du prix des logements, a eu pour effet de multiplier les problèmes de sur-endettement de la population espagnole, sans autre alternative pour accéder à un logement digne ».

« Associé aux conséquences de la crise économique actuelle, et plus particulièrement à l'augmentation massive du chômage, ce surendettement a donné lieu, ces trois dernières années, à 350 000 saisies hypothécaires, si bien que nous nous trouvons aujourd'hui face à une situation dramatique aggravée par le fait que ces procédures hypothécaires affectent non seulement la personne titulaire du crédit, mais également l'ensemble de sa famille et de son entourage qui doivent répondre de la personne concernée » précise encore le texte.

Mais là où le bât blesse, c'est que

« des centaines de milliers de familles espagnoles ont été, et sont, condamnées aujourd'hui à la clandestinité financière et économique, à l'économie parallèle et à l'exclusion sociale»

Puisque, contrairement à la majorité des législations des États membres de l'UE, la législation espagnole ne reconnaît pas la dation en paiement, en vertu de laquelle la dette hypothécaire contractée s'éteint une fois que l'habitation sur laquelle portait le crédit a été remise à l'organisme financier ».

Source: Saisies hypothécaires : vers une réglementation européenne sur la dation en paiement ?

Nous avons, le même problème au Canada, drôlement sécuritaire notre bancaire, surtout sur le dos du peuple !


Extrait de : L’Espagne à la rue, El Mundo, presseurop,2 décembre 2011

Victimes du chômage, de la bulle immobilière et des crédits bancaires trop faciles, des milliers de familles doivent abandonner leurs logements. Un syndrome de la crise qui frappe le royaume, mais aussi d’un système de crédit à réformer.

Ce ne sont ni des mendiants, ni des toxicos, ni des sans papiers. Les "sans foyer" ne cessent de se multiplier en Espagne. Ils ont perdu leur travail, leur domicile, leurs meubles, leurs illusions, leur espoir. Ils sont endettés jusqu’à la fin de leurs jours.

Paradoxalement, le pire n’est pas de rester sans domicile, c’est ce qui vient ensuite.

"Je suis condamnée à vie à n’avoir aucun bien à mon nom",

se lamente Elena Parronda, flanquée de son mari, dans l’appartement qu’ils sont sur le point de perdre, à Meco, dans la banlieue de Madrid.

"Je ne pourrai plus toucher de salaire, ni avoir un abonnement téléphonique, ni m’acheter une voiture, ni payer de loyer".

"Je n'avais plus de quoi acheter le pain"

Le seul délit qu’ait commis ce couple de classe moyenne est de s’être retrouvé au chômage. Le mari de Mme Parronda avait un bon salaire dans le bâtiment, mais il a été licencié en novembre 2010. Et un jour, cette femme de 42 ans n’a plus pu donner à manger à ses quatre enfants. Elle a alors pris une décision difficile : cesser de rembourser le prêt immobilier.

"Le 11 février, je n’avais même plus de quoi acheter le pain. Avec les 1 000 euros du chômage, nous n’allions plus pouvoir payer la traite de l’appartement, qui est de 680 euros par mois. Après avoir bien pesé le pour et le contre, nous avons arrêté de la payer",

explique Elena avec aplomb. Depuis lors, Elena et son mari survivent sous la menace de l’ordre d’expulsion.

"Se retrouver à la rue avec deux enfants mineurs n’est pas un partie de plaisir, poursuit-elle. Si on ne rembourse pas le crédit, ce n’est pas par caprice, c’est parce qu’on n’en a plus les moyens. Les banques devraient être plus conscientes de la situation des familles. Elles se retrouvent avec des milliers de logements vides sur les bras".

La Plateforme des victimes du crédit immobilier (PAH) dénonce un système qui condamne des milliers de familles à la marginalité et à l’exclusion sociale. “Les banques ont pratiqué une gestion téméraire du risque”, affirme Rafael Mayoral, conseiller juridique de la PAH. 'Elles ont surévalué les logements, ce qui a donné au débiteur l’illusion que la valeur de son bien pourrait couvrir le prêt".

Exacte, la même chose au Canada, pensez-vous que le marché immobilier aurait progressé de 110 % en dix ans, sans crédit facile. Sauf, nos banques, plus brillantes que celle de l’Espagne, se sont assurés que les prêts les plus douteux à être assurés par la SCHL, ils font plus de 24 milliards de profits et ne prennent même pas de risque, beau système corrompu!

Quand on cesse de régler ses mensualités, le logement est vendu aux enchères en fonction de l’estimation qui figure sur le titre de propriété. Dans la plupart des cas, ces enchères n’attirent pas d’acheteur, car le prix ne peut pas descendre en-dessous de 70 % de la valeur du bien hypothéqué lors de la première adjudication, ni en-dessous de 60 % lorsque c’est la banque qui se l’adjuge.

L’organisme financier conserve alors le bien et c’est à lui qu’il incombe de garantir le remboursement du prêt immobilier. Bien souvent, la dette finale de l’emprunteur dépasse sa dette initiale, alors même qu’il n’est plus propriétaire du logement.

Car, on vend la maison au rabais, ici, on n’appelle cela du «flipping», les maisons en faillites sont vendues nettement plus bas que le prix du marché, donc, vous avez belle créance sur votre dos, même si vous n’avez plus de maison.

Des méthodes à la limite de l'escroquerie

"L’emprunteur et ses garants se voient indéfiniment exiger le remboursement, jusqu’à la fin de leurs jours. Cette solvabilité supposée du système financier espagnol s’appuie sur la servitude du débiteur face à l’organisme financier, car nous devons engager nos biens présent et futurs”,

s'indigne Mayoral.

Cette situation ne satisfait pas non plus les banques, dans la mesure où leur activité ne consiste pas à conserver les biens immobiliers.

Lino Samuel Moreno a vécu dans sa chair la vente aux enchères de son logement. Son bien s’est envolé en fumée, tout comme son rêve de vivre en Espagne, dans l’“Eldorado européen”. Cet Equatorien a atterri dans notre pays vers 2002. En 2006, ayant tous ses papiers en règle, il décide de faire le grand saut et de s’acheter un logement à Valdemoro, dans la banlieue de Madrid.

Tout est allé comme sur des roulettes jusqu’à ce jour de 2008 où il s’est retrouvé sans emploi. Depuis lors, il n’a plus jamais réussi à travailler plus de 4 mois d’affilée. Il a d’abord cessé de payer une première traite, puis une deuxième, ensuite une troisième… Il a tenté de renégocier les échéances, mais le 7 octobre dernier, il a reçu l’avis de saisie tant redouté, l’invitant à quitter son logement.

"A 10 heures du matin, la police s’est présentée pour nous dire de partir, raconte Lino d’une voix tremblante. Ma femme me serrait dans ses bras. A ce moment même, on nous a appelé du tribunal pour nous dire qu’on nous avait accordé un délai de 3 mois, mais que les meubles allaient être saisis". Aujourd’hui, le couple loue un appartement à Valdemoro grâce à la mairie, pour lequel il paie 450 euros par mois.

Des cas comme ceux-là, il en existe des milliers. La PAH estime qu’on est aujourd’hui dans une situation d’impunité totale et exige que l’on enquête sur les méthodes de souscription des crédits immobiliers, qui seraient souvent à la limite de l’escroquerie.

"Les prêts immobiliers ont servi de levier à l’augmentation artificielle du prix d’un bien de première nécessité, à savoir le logement, et il y a des responsables, assure Rafael Mayoral.

Il faut indemniser les victimes, pas les responsables.

Nous demandons une modification de la législation sur les prêts afin qu’on ait le droit de céder le bien pour racheter le crédit, pour que la dette soit apurée une bonne fois pour toutes”.

Bienvenue, dans la corruption de la finance globale !


 

When you die, your debts usually die with you ?

Je publie cet article, mais je le trouve tout à fait décourageant.


Extrait de: For the Families of Some Debtors, Death Offers No Respite, By JESSICA SILVER-GREENBERG, The Wall Street Journal, 3 december 2001

After Linda Long's husband died of colon cancer last year, the phone calls poured in.

The 68-year-old retired office worker says she got as many as 10 calls a day from a debt-collection firm asking for $16,651.52 that her husband, Millard, had racked up on a Bank of America Corp. credit card.

An employee at West Asset Management in Omaha, Neb., explained that she wasn't legally obliged to pay, according to a recording of the November call reviewed by The Wall Street Journal. Then he veered into a discussion about how she could "get this taken off your plate."

Mrs. Long, of Cape Coral, Fla., told the debt collector she had "lost everything." She had sold the couple's motor home to help cover medical bills and funeral costs. All that was left, she said, was $2,000 in life-insurance proceeds.

"I can give you that," she said when asked for the money, "anything just to get this off of my head."

When you die, your debts usually die with you. Surviving family members rarely have a legal obligation to pay unless they co-signed a loan, such as a mortgage or credit card. That leaves lenders in the lurch..

But debt collectors have found a way to help lenders get their money anyway. Working on behalf of financial giants from Bank of America and Capital One Financial Corp. to Discover Financial Services and Citigroup Inc., collection firms target survivors who might agree to pay at least part of what the dead person owed.

Debt collectors say the survivors have a moral obligation to pay, especially in cases where they benefited from purchases rung up by someone else.

ACA International, the industry's main trade group, says that collecting payments on debts owed by the dead helps ensure that lenders will continue to extend credit at competitive interest rates to older Americans. David Cherner, corporate counsel for the ACA, says lenders must try to collect the debt or else write it off. "Just because someone has passed doesn't mean the debt is wiped clean," he says.

·         None of the financial firms would say how much debt-recovery work is outsourced.

·         Nor would they comment on any individual collection cases.

The companies say that they comply with all applicable laws and make sure surviving relatives are approached with sensitivity.

Laissez-moi, fortement en douter !

Tony Lloyd, a former manager for debt collector DCM Services LLC of Minneapolis, says the benefits of using death-debt collectors are clear.

"The big selling point is that these collectors offer banks a cushion that shields them from actually having to do the gritty work of going after dead people's families,"

he says.

No one knows the size of the death-debt collection business, but it appears to be growing, according to court records, regulatory filings and interviews with dozens of lawyers and industry experts. The Federal Trade Commission investigated the industry and issued new guidelines in July after receiving numerous consumer complaints. William Howard, a consumer-rights lawyer with Morgan & Morgan in Tampa, Fla., says he has represented 50 people pursued for debts owed by dead family members so far this year, up from 10 in all of 2010.

"Collectors are starting to realize just how much money you can get from someone when they are at their most vulnerable,"

he says.

DCM Services, which exclusively focuses on deceased debts, says in its company fact sheet that it "manages collections on more than $1 billion in deceased accounts per year with an extremely low complaint rate."

One thing isn't in dispute. Dwindling retirement savings, falling home values and high unemployment mean that more Americans are dying while still in debt, says Sally Hurme, an elder-law lawyer with AARP, an advocacy group for people 50 or older.

Median Debt In the redDebt among Americans between the ages of 65 and 74 is growing faster than for any other age group, according to the Federal Reserve. As of 2007, the latest year for which figures are available, the median debt level of that age group was $40,130, up from $27,458 in 2004. Research group Strategic Business Insights' Macromonitor conducted a separate survey and found that households headed by Americans 75 and older carried an average of $7,200 in credit-card debt in 2010, more than triple the 2008 level.

Typically, death-debt collectors get paid based on the amount of money they recoup for the lenders, say lawyers for debt-collection firms. Firms can pocket up to 40% of the payments collected, roughly double the rate for other kinds of delinquent consumer obligations.

Debt collectors that target money owed by dead Americans tout their ability to get a lender's money back without public-relations headaches. On its website, DCM Services promises help "to protect our clients' brands and maximize their recoveries." Estate Information Services LLC, based in Columbus, Ohio, offers "a proven approach that yields high returns at a low risk to the client's reputation," the company's website says. Both companies declined further comment.

In its investigation of the business, the FTC said it listened to recordings of thousands of calls between collectors and mourners. Some debt collectors misled relatives into believing they had to pay, says J. Reilly Dolan, acting director of the FTC's financial-practices division.

Still, the agency determined the previous guidelines were ineffective and "too constricting," Mr. Dolan says. So, in July, the agency issued a policy statement. Before the new guidelines, collectors were supposed to discuss a dead person's debt only with the person's spouse or someone chosen by the dead person's estate. But Mr. Dolan said few debtors are formally designating someone to handle their affairs after death, leaving debt-collection firms unable to determine whom to contact for payment of any outstanding bills.

The FTC sought to improve the process and now allows debt-collection firms to contact anyone believed to be handling the estate, including parents, friends and neighbors. Agency officials wanted to resolve a "tension that was emerging" between state and U.S. laws on how collectors can go after money, Mr. Dolan adds.

"While people might think it is horrible for collectors to speak with surviving spouses, we have no power to change that."

After Death, Who Has to Pay?

Some questions and answers about what happens to debts left behind by someone who dies:

Who is responsible for paying the money? It depends. If the debt was jointly held, as most mortgages and some credit cards are, then the survivor must keep making payments.

Survivors aren't legally on the hook if the loan account
was solely in the name of the dead person.

The cause of death—old age, accident, disease or even suicide—doesn't have any effect on who is responsible.

How do debt collectors get what they are owed? About 44% of all Americans have a will or estate, according to ACA International, the main trade group for debt collectors. In those cases, debt collectors can file a claim in probate court, much like creditors do in bankruptcy proceedings. Assets given to relatives usually are off-limits.

What if there isn't a will? The only option for debt collectors is to persuade someone else to pay, usually a relative, even though they aren't required to. Most death debts are related to credit cards.

Hospitals seldom try to collect unpaid medical bills from family members, according to consumer lawyers.

How do lenders protect themselves? Before extending credit, lenders check credit reports for a borrower's record of timely payment. Borrowers considered risky sometimes pay higher interest rates, especially on unsecured loans like credit cards, according to the American Bankers Association.

Is it possible to cheat the system? Yes. Someone who is terminally ill could apply for a credit card and then rack up charges without ever intending to pay. But that rarely happens, says Mark Schiffman, an ACA spokesman.

What happens to a mortgage? If the mortgage was signed only by the deceased person, then the lender can repossess the house after the death to recoup any losses.

If there's more than one borrower, the surviving person must continue paying.

--Jessica Silver-Greenberg

FTC officials rejected requests by lawyers representing family members for an outright ban on calling surviving family members. The agency also declined to impose a cooling-off period during which relatives couldn't be contacted by debt collectors.

Jerome Lamet, a former FTC assistant regional director who oversaw debt-collection firms, claims the agency "squandered a spectacular opportunity." Mr. Lamet is now a Chicago lawyer who specializes in debt-relief law.

Mark Schiffman, a spokesman with ACA, the trade group for debt collectors, supports the new guidelines, saying the FTC recognized "the industry needs to have flexibility to find out who handles the estate."

Collecting the debts of the dead is often easier than other collection work, says Mark Russell, a director at debt-collection advisory firm Kaulkin Ginsberg in Rockville, Md. Most borrowers behind on their bills have little or no money. Successfully collecting death debts takes just one relative who is willing to pay, he says.

To target survivors, DCM Services built a massive database of the recently deceased, says Mr. Lloyd, the former employee. The company uses the database to cross-reference accounts handed over by lenders, he says. In addition, low-level employees at DCM Services get paid a daily stipend to scour obituaries and estate notices in newspapers across the U.S.

Debt collectors often tell surviving family members that they aren't personally responsible for paying the debts of the deceased. But those words barely register with grieving relatives, according to interviews with a dozen lawyers who represent about 60 families pursued for money owed by dead relatives.

"Each call brought up fresh memories of my husband's death," Patricia Smith, 56, says about the calls she started getting last year about $1,787.04 in credit-card debt owed by her late husband, Arthur.

The debt-collection calls and letters kept coming and wore her down, says Mrs. Smith, who lives in Jackson, Miss. She agreed to scrounge together $50 a month "just to make the calls stop."

Linda Long, 68, of Cape Coral, Fla., was surprised when she got a call six months after her husband died to pay his credit-card debt. She assumed his death had snuffed out the bill.

After talking to a lawyer, she changed her mind. In March, Mrs. Smith filed a federal lawsuit against the collector, DCM Services, alleging the company harassed her. DCM Services declined to comment but has asked a judge to dismiss the case.

Collectors in the death-debt business use carefully calibrated techniques. Employees often begin their calls with a sprinkle of grief counseling. DCM Services uses what it calls "empathetic active recovery."

"Handled appropriately, we believe that our Account Representatives can create a positive emotional experience with survivors," the company says on its website.

Phillips & Cohen Associates Ltd. employees try to persuade families "to make a morality payment," according to a copy of the debt-collection firm's training materials reviewed by the Journal. Employees at the Wilmington, Del., company are also taught how to navigate "crying as a defense."

"You have been through some tough times," employees are told to say. "But we need to resolve this issue." Phillips & Cohen, which specializes in collecting debts of the deceased, didn't respond to requests for comment.

Some debt collectors send condolence cards that double as collection letters. In September, Maxine Feinberg of Brooklyn, N.Y., got a letter from AscensionPoint Recovery Services LLC, a debt collector in Coon Rapids, Minn. The company offered its "deepest condolences," referring to the death of her husband, David.

The company then brought up the $407.96 owed by Mr. Feinberg on a Macy's Inc. credit card. The letter thanked Mrs. Feinberg for "promptly attending to this important matter in the life of David Feinberg." Macy's didn't respond to requests for comment.

In October, Mrs. Feinberg accused AscensionPoint of harassment in a federal-court suit. AscensionPoint declined to comment. The company has not filed a response.

Some people claim they are misled into believing they are required by law to pay the debts of dead relatives. Jody Randazzo, a 37-year-old teacher in Farmington Hills, Mich., says DCM Services employees threatened to seize her late father's Florida home after his 2009 death unless she paid $6,000 he owed on a Citigroup credit card.

She refused. Ms. Randazzo submitted a complaint to the Florida Attorney General's office. Citigroup and DCM Services declined to comment.

Death-debt collectors can be persistent. Lisa Wood, a 46-year-old legal assistant in Wichita, Kan., says she has gotten roughly 200 calls from them after her mother's death in January.

Her mother died owing more than $11,000 to American Express Co., HSBC Holdings PLC and J.P. Morgan Chase & Co. "The abuse has gotten so bad that every day I think about just paying," Ms. Wood says about the debt collectors. The companies declined to comment about her.

Some people sue debt collectors in hopes of making them go away. Lawyers for plaintiffs in such cases typically are paid fees plus a percentage of any damages or settlement.

Mrs. Long, the Cape Coral, Fla., woman who was prodded to pay her dead husband's credit-card debt of $16,651.52, was surprised when she got a call six months after he died. She assumed his death had snuffed out the bill.

"I have no money," she said.

"Hang in there," said Jason Shea, an employee at West Asset Management.

Near the end of the seven-minute call, which was recorded by the debt-collection firm, Mr. Shea offered to write off the credit-card debt for $12,500 "if that makes any difference or if there's any family that can maybe help out with the situation."

Two months later, Mr. Shea called back to ask if there had been "any change…to make it possible to address this bill." She said she was "destitute," living with her 88-year-old aunt, lost her house to foreclosure and had her car repossessed.

The debt collector listened patiently and then gently prodded Mrs. Long for life-insurance proceeds or "anything at all that can be offered." "I know that's really hard to come up with," Mr. Shea said.

He then offered to accept $2,000 to "get this bill taken care of," according to a recording of the call. Mrs. Long couldn't afford to pay but agreed anyway.

"I didn't want his name dragged through the mud like
some kind of deadbeat," she says.

After talking to a lawyer who said she didn't owe the money, Mrs. Long sued Bank of America and West Asset Management, a unit of West Corp., in a Florida state court in August, alleging harassment. In court filings, the companies have denied harassing her. West Asset declined to make Mr. Shea available for comment


 

Roubini : Italy’s Debt Must Be Restructured

Vous comprenez pourquoi les pourvoyeurs de fonds deviennent de plus en plus nerveux à passer de l’argent aux pays surendettés.


Extrait de: Italy’s Debt Must Be Restructured, Nouriel Roubini, EconoMonitor, November 29th, 2011 

Here is my latest article from the Financial Times:

It is increasingly clear that Italy’s public debt is unsustainable and needs an orderly restructuring to avert a disorderly default. The eurozone’s wish to exclude private sector involvement from the design of the new European Stability Mechanism is pig-headed – and lacks all credibility.

With public debt at 120 per cent of gross domestic product, real interest rates close to five per cent and zero growth, Italy would need a primary surplus of five per cent of gross domestic product – not the current near-zero – merely to stabilise its debt. Soon real rates will be higher and growth negative. Moreover, the austerity that the European Central Bank and Germany are imposing on Italy will turn recession into depression.

While the technocratic government headed by Mario Monti is much more credible than Silvio Berlusconi’s former government, the constraints it faces are unchanged: debt is unsustainable and the policy to reduce it will make matters worse.

That is why markets have shrugged off news of the new government and pushed Italian spreads to yet more unsustainable levels. The government is born wounded and weakened, as Mr Berlusconi can pull the plug on it at any time.

Even if austerity and reforms were eventually to restore debt sustainability, Italy and countries in a similar position would need a lender of last resort to support them and prevent sovereign spreads exploding while they regained market credibility.

But Italy’s financing needs for the next twelve months alone are not confined to the €400bn of debt maturing.

At this point most investors would dump their entire holdings of Italian debt to any sucker – the ECB, European Financial Stability Facility, IMF or whoever – willing to buy it at current yields. If a lender of last resort appears, Italy’s entire debt stock of €1,900bn will be soon supplied.

So using precious official resources to prevent the unavoidable would simply finance the exit of others. Moreover, there is no official money – some €2,000bn would be needed – to backstop Italy, and soon Spain and possibly Belgium, for the next three years.

Even current attempts to ramp up EFSF resources from the IMF (which is reportedly readying a €400 to €600bn programme to backstop Italy for the next 12-18 months), and from Brics, sovereign wealth funds and elsewhere, are bound to fail if the eurozone’s core is unwilling to increase its own contributions, and if the ECB is unwilling to play the role of an unlimited lender of last resort.

If, as appears likely, Italy remains stuck in an uncompetitive recession and is unable to regain market access in the next twelve months, then even if such large official resources were mobilised, they would be wasted on financing investors’ exit and thus postponing an inevitable debt restructuring that would then be more disorderly.

Évidemment, rétablir la compétitivité prends des décennies, seule méthode rapide, dévaluer la monnaie, oups !, petit problème, ils sont dans l’euro.

So Italy’s public debt needs to be reduced now to at worst 90 per cent of GDP from the current 120 per cent. This could be done by offering investors the choice to exchange their securities either for a par bond – with a longer maturity and a low enough coupon to reduce the net present value by 25 per cent – or for a discount bond that has a face value reduction of 25 per cent. The par bond would suit banks that hold bonds to maturity and don’t mark to market. There should be a credible commitment not to pay investors who hold out against participating in the offer – even if this triggers the payment of credit default swaps.

With appropriate regulatory forbearance, it would allow banks to pretend for a while that no losses had occurred and thus give them more time to raise fresh capital. Since about 40 per cent of Italy’s public debt is held by non-residents, a debt restructuring will also imply some burden sharing with foreign creditors.

Some influential figures in Italy have suggested a capital levy, or wealth tax, could achieve the same reduction in public debt. But a debt restructuring is superior. To reduce the debt ratio to 90 per cent of GDP, a wealth tax would need to raise €450bn (30 per cent of GDP). Even if payment of such a levy were spread over a decade that would imply an increase in taxes equivalent to three per cent of GDP for ten years running; the resulting drop in disposable income and consumption would make Italy’s recession a depression.

To reduce such negative effects one would have to focus the tax on the wealthy – raising the rate to ten per cent of their wealth. Leaving aside the political risks of such a move, a debt restructuring is still preferable, as the burden would be shared with foreign investors. It would therefore hit consumption and growth less. Since Italy is running a small primary surplus, a debt restructuring would be feasible even without significant official external financing.

So debt restructuring is preferable to a Plan A that will fail and then cause a bigger, disorderly restructuring or default down the line.

Even a debt restructuring would not resolve the problems

1.      of lack of growth and outright recession,

2.      lack of competitiveness and a large current account deficit.

Resolving those requires a real depreciation that may well demand the eventual exit of Italy and other member states from the euro.

J’arrive au même conclusion

But exit can be postponed for a while. Restructuring, however, has to be implemented now. The alternative is much worse.

The writer is chairman of Roubini Global Economics and professor at the Stern School of Business at New York University


 

Agences de notation, les gardiennes du triple A

Il est facile de taper sur le thermomètre.

Mais personne n’a obligée à un pays de se surendetté.

Le surendettement est en partie lié par des politiciens à gérer à courte vue pour gagner des votes, au détriment d’investir à long terme pour créer de la vraie richesse.


Extrait de : Régulateur de l’année – Agences de notation, les gardiennes du triple A, Par Philippe Plassart, le nouvel economiste.fr, 07/12/2011

Le “pire” des systèmes à l’exception de tous les autres

Refuser “la vérité”, surtout quand elle est désagréable à entendre ; honnir le messager quand ce dernier apporte des “mauvaises nouvelles” : c’est souvent le reflexe – humainement compréhensible – des institutions face aux situations difficiles.

Ce mécanisme – il faut bien le dire un brin archaïque – a été plus que jamais à l’œuvre à l’encontre des agences de notation, ces dernières étant accusées de tous les maux et même d’avoir été “à l’origine” de la crise de la dette à force de dégrader la note de crédit des Etats.

De là à les accuser, pour tenter de se débarrasser d’elles, d’avoir la “rage”et de cumuler tous les symptômes de “l’horreur” économique, il y a un saut que certains n’ont pas hésité à faire : conflits d’intérêt, incompétence, amateurisme… Stop, n’en jetez plus, la coupe est pleine !

Le nouvel Economiste, fidèle à sa ligne constante sur le sujet (*), a choisi de consacrer les agences de notation Régulateur de l’année 2011. Moins pour les défendre en tant que telles – Fitch, Moody’s et Standard and Poor’s n’ont sûrement pas besoin d’un organe de presse pour déployer leurs arguments pro-domo – mais parce qu’il nous semble que derrière le canonnage de critiques dont elles font l’objet se cache la remise en cause insidieuse et dangereuse d’un principe supérieur:

La nécessité d’institutions indépendantes qui ne soient pas juges et parties

Certes en matière d’appréciation du risque de crédit des Etats, l’état de la science reste encore trop rudimentaire et la prestation fournie par les agences demeure largement perfectible – les agences sont les premières à reconnaître l’existence de marges de progrès dans ce domaine.

Pour autant, il nous semble que pour l’heure, les agences, même pas toujours équipées “au top”, sont parvenues malgré tout à “faire le job” correctement dans un contexte exceptionnellement difficile du fait de la dimension systémique de la crise :

Celui d’éclairer les investisseurs sur les risques encourus à prêter de l’argent.

Une responsabilité toute particulière

Certes, ce type d’évaluation est loin d’être neutre, ce qui confère aux agences un rôle essentiel dans le système et une responsabilité toute particulière.

Leur jugement a une incidence financière évidente puisque la note d’un pays conditionne en partie le niveau des taux d’intérêt auquel ce dernier peut s’approvisionner sur le marché international des capitaux.

Encore qu’on ne puisse pas déterminer avec certitude si les agences de notation jouent dans cette fixation le rôle de la poule ou bien celui de l’œuf. Autrement dit, si elles suivent le marché ou si elles le précèdent. “Les agences ne sont pas la cause systématique des hausses de taux d’intérêt”, analyse l’économiste Patrick Artus qui n’a discerné que pour l’Espagne une liaison univoque entre la dégradation de la note et une hausse de la prime de risque.

Un argument en dédouanement à manier toutefois avec modération : n’est-ce pas la fonction même d’une agence de donner une information dont l’impact doit se faire nécessairement sentir sur les taux puisque que c’est son sujet ?

Ne soyons pas aveugles pour autant, les variations des notes ont aussi quasi nécessairement des implications politiques et sociales, comme on a pu le voir dans les pays européens violemment touchés par la crise et chez les autres à titre préventif. Voilà qui alimente un soupçon encore plus grave, celui d’ingérence d’un oligopole de sociétés privées – circonstance aggravante pour un auditoire européen : américaines ! – dans les affaires politiques d’Etats souverains n’ayant de comptes à rendre qu’à leurs électeurs. Les puissances d’argent et leurs sbires oeuvrant dans l’ombre ne sont pas très loin derrière cette imagerie…

Une rhétorique “complotiste” prise à son propre piège. Que n’a-t-on entendu les contempteurs des agences s’insurger de voir les Etats-Unis

– le “temple” du capitalisme – à leur tour rétrogradés au cœur de l’été. Ou bien encore le “Cavaliere” – Silvio Berlusconi – dételé de la présidence du Conseil italien pour cause de total décrédibilisation aux yeux des investisseurs… “

Notre travail est apolitique. La notation n’évalue ni les décideurs, ni leur appartenance politique, pas plus qu’elle ne leur prescrit d’adopter l’une ou l’autre mesure”, argumente-t-on chez Standard and Poor’s.

Une approche commune aux autres notateurs :

“Pour évaluer la qualité de crédit d’un pays, Moody’s examine la vulnérabilité du pays au risque d’événement exceptionnel ainsi que sa solidité économique, financière et institutionnelle, cette dernière supposant notamment d’évaluer la capacité de ce pays et sa disposition à mener des politiques lui permettant d’honorer en temps opportun le remboursement de sa dette”,

Explique Eric de Bodard, directeur général de Moody’s France, récipiendaire du prix du Régulateur au nom des agences de notation.

Un travail qui exige clarté et rigueur absolues dans un contexte où la crise – ou l’accident – peut survenir au coin de la rue, comme ce malheureux “bug” informatique qui a frappé l’autre jour chez Standard and Poor’s avec l’annonce (prématurée ?) d’une dégradation de la note française.

La concurrence plutôt qu’une reprise en main

Voilà qui invite tout un chacun à améliorer sans relâche les process et méthodologies. Pour cela, la concurrence et son corollaire – la réputation et le “track record” – restent sans aucun doute le meilleur aiguillon.

Combien de temps encore les investisseurs chinois, qui font de plus en plus la pluie et le beau temps en tant que créanciers de la planète, se contenteront-ils des notes à forte composante politique de leur agence nationale ?

Attention, les observateurs notent que Dagong commence à affiner ses jugementstant il est vrai que tous les créanciers du monde n’ont qu’une idée en tête : récupérer, c’est bien le moins, leur mise à l’échéance.

Interview du Pdg de l’agence de notation Dagong

Je pense que les agences internationales de notation devraient garantir la sécurité du système financier mondial, au lieu de diffuser des informations qui leur sont profitables du point de vue de la protection des intérêts de leur pays, car cela génère des perturbations à l’échelle non seulement européenne mais aussi planétaire.

Par ailleurs, il est totalement faux de concevoir l’évaluation d’un État comme la limite de crédit de l’ensemble de l’économie, étant donné l’absence de relation fondamentale entre les deux ; l’insolvabilité d’un État ne signifie pas que les entreprises soient acculées à la faillite.

La défaillance des débiteurs débouche sur la crise financière mondiale. C’est un crime envers la société de ne pas vérifier la rationalité des normes de notation lors d’une crise pareille.

L'actuariel: En quoi l’approche de l’évaluation souveraine de Dagong diffère-t-elle de celle de Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch?

G.J. : Elle est totalement différente.

1.      Dagong s’intéresse à la création de valeur des économies qui empruntent ainsi qu’aux facteurs ayant un impact sur le capital interne.

2.      Alors que les trois autres agences se fondent sur l’idéologie et les valeurs nationales pour mesurer les risques financiers. Elles accordent plus d’attention à la capacité à emprunter en ignorant celle qui permet de créer vraiment de la richesse.

Dagong évalue le risque de crédit d’un État à partir de cinq critères :

1.      la politique économique du pays ;

2.      sa puissance économique ;

3.      sa puissance financière ;

4.      son degré de solvabilité ;

5.      le niveau des réserves de change.

Tandis que Moody, S&P et Fitch évaluent la capacité de remboursement d’un pays à partir de l’ordre politique du pays, reconnu selon les concepts politiques occidentaux ;

Mais elles ignorent le rôle fondamental que jouent les recettes fiscales et insistent sur la capacité de continuer à se financer par la dette plutôt que sur la réelle capacité de remboursement.

L'actuariel: Pourquoi les responsables chinois ont-ils décidé de doter le pays d’une agence de notation?

G.J. : En tant que deuxième puissance économique mondiale, la Chine joue un rôle irremplaçable dans le développement économique mondial grâce à l’exportation de capitaux. De plus, en tant que premier créancier de la planète et dans un contexte de mondialisation financière, la Chine se doit d’avoir des services d’information sur le risque de crédit, c’est-à-dire une agence de notation au service du créancier.

Les leçons que nous pouvons tirer de l’actuel système international de notation nous indiquent qu’il viole la théorie générale du rapport créancier/débiteur, ce qui nous conduit à une situation où les pays endettés dominent le système de notation et fournissent des informations qui leur sont favorables entraînant ainsi l’effondrement du rapport créancier/débiteur.

 Il va donc de l’intérêt de la Chine, en vue d’un développement stable des relations internationales, de mettre en place une agence de notation reconnue au niveau mondial, suivant la théorie du rapport créancier/débiteur.

Source: Interview du Pdg de l’agence de notation Dagong

Ce défi vaut assurément la peine d’être relevé et il vaut mieux que ces tentatives de reprise en main du travail des agences par un régulateur européen guère inspiré en la matière.

Ou cette idée caressée par certains de confier la notation à une agence publique, véritable “nid à conflits d’intérêt” s’il en est, tant il est vrai qu’un pouvoir n’admet jamais volontiers l’exercice plein et entier d’un contre-pouvoir.

Existe-t-il un modèle alternatif crédible au modèle d’agences “privées” et “indépendantes” ?

On le cherche toujours.

Ce vide laisse un cahier des charges encore plus fourni et impératif aux agences actuelles. Celles-ci doivent face à la complexité des risques et à l’entrelacs des circuits financiers développer leurs outils de compréhension et d’investigation. Bref, relever l’héritage d’un certain… John Moody, génial précurseur en la matière avec ses cotations des sociétés de chemin de fer à l’aube du capitalisme naissant.


Pour le Québec

«Même s'il est très endetté et que sa dette continue de croître, le Québec conserve une bonne note chez Moody's, qui ne voit pas de raison de s'inquiéter à court terme.»

Le court terme doit être sérieusement pris en considération.

Cette réaction de la part de S&P nous en dit long sur la façon d'évaluer une obligation.

Ce n'est pas le niveau d'endettement qui compte, mais uniquement les paiements à court terme.

Autrement dit, un pays peut s'endetter à outrance, pourvu qu'il effectue ses paiements à temps. Évidemment, la principale menace pouvant affecter les paiements futurs est bien connue. Il s'agit du total de la dette. Plus cette dernière correspond à un niveau élevé par rapport aux revenus du pays, plus il s'avèrera difficile de poursuivre les paiements.


Vous remarquerez que selon Dagong très peu de pays ont une cote de AAA, la plupart les pays scandinaves y sont présent, beaucoup de transparence et d’IMPUTABILITÉ.

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Source : Notation : le monde selon Dagong