États-Unis: les entreprises qui maintiendront les emplois au pays seront récompensées

Pour faire suite à l’article, Obama's Trade Looming Trade War with China, voici un ajout à cet article.

Il est évident que nous ne pouvons compétitionner contre un Chinois qui fait 10 fois moins que toi et est aussi brillant en entreprenant que toi, d’autant plus, leur niveau technologique est de plus en plus égal au nôtre.

Exemple,  les compagnies pharmaceutiques délocalisent leurs recherches & développements dans les pays émergents, car la main d’œuvre coûte moins cher.

Alors, il faut rééquilibrer le libre-échange, sans cela, il ne restera plus d'industriels majeurs dans les pays occidentaux.

Les Américains commencent à devenir protectionnistes et ils ont tout à fait raison.

Puisque, le G20 est un gros Gzéro, ils ne s'entendent sur rien. Ils ne resteront pas les bras croisés en attendant qu’ils ne restent plus une seule industrie manufacturière aux États-Unis.

Avis aux intéressés, et à tous les économistes qui croient encore au beau principe de la mondialisation débridée, retourné aux études, car vous êtres totalement dépassés par la Réalité Économique.


Extrait de : La réindustrialisation, sujet électoral favori aux Etats-Unis et en France, Le Temps, 26 janvier 2012

En septembre 2010, l’Ohio a interdit à son administration publique de sous-traiter tout service informatique à l’étranger. Objectif: maintenir les emplois au pays. Lors de son discours sur l’état de l’Union prononcé dans la nuit de mardi à mercredi, Barack Obama n’a pas cité cet exemple, mais celui-ci correspond parfaitement à sa ligne de pensée. Il a ainsi annoncé que les entreprises qui maintiendront les emplois au pays seront récompensées. En revanche, celles qui délocaliseront à l’étranger seront frappées de nouveaux impôts.

Le président américain a fait de la réindustrialisation et de la création d’emplois un thème fort de son discours à résonance électorale. En toile de fond, huit millions de places de travail ont été supprimées depuis qu’il occupe la Maison-Blanche. Certes, le secteur privé a créé trois millions de places de travail durant les 22 derniers mois, mais cela reste insuffisant face à un taux de chômage de 8%.

Pour Barack Obama, il n’y a pas de doute que les délocalisations ont vidé les Etats-Unis de leurs entreprises. «Il nous faut maintenant une économie qui repose sur l’activité manufacturière américaine, sur l’énergie américaine, sur des talents américains et sur des valeurs américaines», a-t-il lancé. Il a affirmé que grâce aux mesures ­prises par son gouvernement, l’industrie automobile, qui était donnée pour morte il y a quatre ans, est redevenue dynamique, avec 160 000 nouveaux emplois à la clé.

Dans le viseur du président Obama, la Chine, où se sont installées de nombreuses entreprises américaines. Désormais, il veut les inciter à revenir au pays. «Je viens de rencontrer le patron de Master Lock qui m’a affirmé qu’il est de nouveau profitable de produire aux Etats-Unis», a déclaré le président américain.

Barack Obama a tenu la Chine pour responsable de la destruction des emplois aux Etats-Unis,

1.      Notamment en produisant des contrefaçons de produits américains et

2.      En subventionnant illégalement ses entreprises.

«Nous venons de créer plus d’un millier de places de travail en arrêtant l’importation de pneus chinois, a-t-il déclaré. Nous devons poursuivre sur cette voie.» Du coup, le président américain a annoncé la création d’une unité spéciale au sein du Département du commerce «pour lutter contre les pratiques commerciales déloyales par des pays comme la Chine».

Mit Romney, adversaire potentiel de Barack Obama à la présidentielle de novembre, a promis qu’il condamnerait, s’il était élu, la Chine «manipulatrice de sa monnaie», ce qui ouvrirait la voie à des sanctions.

Les Etats-Unis ne sont pas le seul pays qui, frappé par un chômage élevé et en année électorale, parle de réindustrialisation. En France, le président Nicolas Sarkozy mais aussi d’autres hommes politiques évoquent la «préférence nationale» et en font un thème de campagne.

Du côté chinois, les autorités ont déjà noté une escalade de reproches. «La tentation d’utiliser la Chine comme bouc émissaire pour expliquer leurs problèmes sera forte», vient d’écrire le China Daily.

Exacte, ça n’explique pas tous les déficits monstres des pays occidentaux, mais le fait que les multinationales délocalisent, font du chantage fiscal et de l’évasion fiscale,
n’aide drôlement pas la situation.