Le MÉDAC dans le collimateur de l'AMF?

Autant, je peux taper sur le pouvoir syndical, autant je tape sur l’oligarchie du 1%, Québec Droite est surtout un blogue de droite, mais avec une très haute priorité sur les règles de bonnes gouvernances.

Le cas du Médac est un exemple classique, de la corruption cette fois-ci par l’oligarchie financière qui refuse d’avoir des comptes à rendre.


Extrait de : Le MÉDAC dans le collimateur de l'AMF?, Gérard Samet, Argent, 31 janvier 2012

Le Comité d'évaluation du Fonds pour l'éducation et la saine gouvernance de l'AMF (FESG), a rejeté pour une seconde année consécutive le programme de formation organisé par le Médac à destination des petits actionnaires. En jeu, la somme de 100 000$.

Dans une lettre du 20 décembre dernier, Mario Albert, le président de l'AMF, a refusé le soutien financier destiné à ce programme. Le grand patron de l'AMF a entre autres évoqué que le Médac ne dispose pas d'un financement autonome suffisant.

« C'est un prétexte, assure M. Michaud. Nous sommes dans le collimateur de l'AMF parce que nous dérangeons. Le Médac ne fait pas partie des paramètres de l'AMF et du monde financier. On ne supporte pas la démocratie actionnariale».

Nous aussi, on veut un million

Yves Michaud se demande pourquoi d'autres organisations, comme l'Institut sur la gouvernance d'organisations privées et publiques (IGOP) et le Collège des administrateurs, qui ne dispensent pas de cours de formation à l'année destinés aux actionnaires, peuvent recevoir plus d'un million de dollars. «Que l'on nous donne cette somme, affirme-t-il.

Nous allons nous débrouiller pendant cinq ans sans avoir l'obligation de quémander chaque année!» Il indique que les membres du Médac payent une cotisation pour bénéficier de ces cours.

Normand Caron, le conseiller en formation du Médac, va plus loin. Il estime que cette décision de l'AMF est liée au manuel distribué pendant le cours. « Nous avons fait un travail de bénédictins, dit-il. Notre étude démontre que les frais de gestion de plusieurs fonds communs de placement canadiens sont trop élevés. Les ratios démontrent leur piètre performance. On s'occupe plus des intérêts des dirigeants des firmes financières que de celui des investisseurs

C'est ce qui aurait irrité le milieu financier, selon M. Caron, qui ne croit pas à l'équité de l'AMF. Il en veut pour preuve que, jusqu'en 2011, le président du FESG était

Me Pierre-Yves Chatillon, un avocat de chez Fasken Martineau, spécialisé dans l'organisation des Fonds d'investissements. Cet avocat est également membre du Conseil d'administration du Conseil des Fonds d'Investissement du Québec (CFIQ). « Il s'agit donc d'une personne impliquée dans l'industrie des fonds communs de placement», indique Normand Caron, se demandant s'il n'y a pas eu de conflit d'intérêt potentiel.

L'AMF dément cette analyse, puisque «Me Chatillon a quitté cette fonction en juin 2011 à la fin de son mandat», indique Sylvain Théberge, porte-parole de l'AMF. Par ailleurs, monsieur Théberge indique que «le projet présenté par le Médac était identique à celui qui n'a pas été retenu l'année dernière. Le Comité d'experts ne l'a donc pas retenu».

C'est la deuxième fois d'affilée affirme Théberge, puisque selon lui, le projet du Médac n'est pas assez innovateur et ne répond plus à nos critères». La subvention de 25 000$ pour les opérations internes du Médac a toutefois été maintenue par l'AMF.

Me Pierre-Yves Chatillon ni Fasken Martineau n'ont retourné les appels d'Argent.