Le syndicat de Mabe blâme le « Buy American Act »


Extrait de : Le syndicat de Mabe blâme le « Buy American Act », Jean-François Rousseau, Argent, 26 janvier 2012

Les travailleurs de l'usine montréalaise sont sous le choc à la suite de l'annonce de la fermeture de l'usine de fabrication d'électroménagers de Mabe Canada et blâment le « Buy American Act ».

Les négociations entourant la nouvelle convention collective avaient débuté la semaine dernière et, déjà, le syndicat avait des doutes quant à la poursuite des activités de l'entreprise à Montréal.

Lorsque Mabe a fait l'acquisition de Camco en 2005, le syndicat avait fait des concessions de 25 millions $ sur cinq ans en échange d'une garantie de non-fermeture. La convention collective venant à échéance en mars prochain, Mabe n'est plus tenue de maintenir les activités à l'usine située dans l'Est de Montréal.

Les travailleurs gagnent un salaire horaire entre 22 $ et 30 $, ce qui signifie une rémunération pouvant atteindre 55 000 $ par année. La moyenne d'âge des employés est de 46 ans et d'ici la fermeture, en 2014, 244 travailleurs seront éligibles à la retraite.

« Au moins, ce n'est pas une fermeture sauvage. On a quand même trois ans pour planifier l'avenir des travailleurs. On va regarder avec l'employeur ce qu'on peut faire pour eux », a déclaré Michel Ouimet, vice-président du SCEP-Québec, le syndicat FTQ représentant les employés.

« Pour le moment, notre priorité, c'est de sécuriser le régime de retraite et les avantages sociaux, et de négocier avec la compagnie pour les indemnités de départ, les primes de rétention et tout autre avantage que nous pourrions obtenir pour nos membres », a ajouté M. Ouimet.

Le syndicat met en cause le Buy American Act (loi pour encourager l'achat de produits des États-Unis) en se demandant si les employés sont des victimes collatérales de cette politique protectionniste.

De fait, les emplois seront graduellement transférés vers le Mexique et aux États-Unis, dans l'État du Kentucky.

Exacte, les États-Unis se sont mis en mode protectionniste avec un haut taux de chômage ils vont protéger leurs emplois. De plus, c’est loin d’être une panacée pour les travailleurs américains, leurs salaires ressemblent plus à 14 $ de l’heure, et s’ils n’acceptent pas, la production va se déplacer au Mexique.

Vive la mondialisation débridée, remarquer d’après le nouveau plan d’Obama, ça va être de plus en plus difficile pour les multinationales de jouer cette carte.

Ils vont utiliser la même méthode que les Chinois, si vous voulez avoir notre marché, vous allez produire chez nous, puisqu’ils possèdent le bassin de population nécessaire, ils n’auront aucun problème à imposer cette directive, n’ayant aucun accord sérieux de la part du G20, ils disent, nous aussi on peut jouer à ce petit jeu.

« Le problème pour nous c'est que ça nous fait perdre des emplois, a déploré M. Ouimet. On devrait avoir la même politique qu'eux, achetons canadiens, achetons québécois! Nos politiciens devraient s'inquiéter de ce qui se passe. »

Pauvre toi, le marché canadien est trop petit, et comme notre ministre Harper préférait favoriser les pays émergents que de supporter les revendications américaines contre les Chinois, ils ne seront pas tendres avec lui.

De plus, faire affaire au Québec, coûte nettement plus cher que les États américains, et l'on doit féliciter notre ministre Charest d'avoir favorisé les hausses des taxes et des tarifs continuellement, bien sûr, pour se faire réélire sans traumatiser son corps électoral en imposant des plans d'austérités.

Ajouter un code du travail favorisant les syndicats à outrance, un fardeau réglementaire trop lourd, une agressivité fiscale démesurée, prise dans son ensemble le Québec, se classe avant-dernier en Amérique du Nord pour la liberté économique.

Comme d’habitude, notre ministre petit carriériste va détruire le peu d’économie qui nous reste pour rester au pouvoir. Donc, s’il y avait une usine à implanter au Canada, tout probablement le Québec ne serait pas le premier choix.

Selon la direction de Mabe, l'usine de Montréal n'était plus financièrement viable en raison de plusieurs facteurs, notamment la vigueur du dollar canadien et la diminution constante des ventes de sécheuses au cours des dernières années. L'usine de Montréal exporte 90 % de ses sécheuses vers les États-Unis, ce qui entraîne des coûts supplémentaires pour l'entreprise.

« Il a été déterminé qu'il n'y a pas de voie vers la rentabilité pour l'usine, même si celle-ci devait recevoir d'importantes subventions gouvernementales en combinaison avec des concessions salariales de la part du syndicat - l'écart est tout simplement trop important. Ceci dit, la décision de fermer l'usine a été jugée nécessaire et est finale », a déclaré Michael McCrea, vice-président opérations canadiennes de Mabe Canada.

L'usine Mabe, anciennement Camco, est en activité depuis plus de 60 ans et a déjà employé plus de 1000 personnes. Avant 2005, elle produisait toute la gamme des électroménagers, depuis, elle se concentre dans la fabrication de sécheuse uniquement.