Caterpillar Shut-Down: How Many More Manufacturing Jobs Must We Lose?


Extrait de: Caterpillar Shut-Down: How Many More Manufacturing Jobs Must We Lose?, Irene Mathyssen, MPMember of Parliament, London-Fanshawe, 02/ 3/2012

Today, U.S. company Caterpillar Inc. announced the permanent closure of its holding, Electro-Motive Diesel (EMD) located in London, Ontario.

The company will be moving operations to a manufacturing plant in Muncie, Indiana in the wake of that state's government passing corporation-friendly "right-to-work" legislation. This is legislation which completely undermines the workers' ability to bargain collectively.

Right to Work

Nous savons qu’une réglementation excessive du marché du travail, tel que l’obligation d’adhérer à un syndicat est un facteur important pour l’investisseur privé, la prospérité de la région et la migration des individus.

Droit de non-affiliation : Donne le choix aux travailleurs d'adhérer librement à un syndicat, permet aux salariés qui ne souhaitent pas devenir membres d'un syndicat de payer moins de cotisations ou de ne pas en payer du tout.

Le droit de la non-affiliation (Right to Work) modifie le comportement des unions sur la négociation des travailleurs. Un État où le droit de la non-affiliation est appliqué, l’union doit travailler pour garder la fidélité du travailleur pour qu’il reste dans l’union et de payer ses cotisations syndicales.

Les syndicats sont plus susceptibles de se concentrer sur les questions fondamentales, telles que : la rémunération, les avantages et les conditions de travail qui offrent des avantages immédiats pour les travailleurs, et moins susceptibles à négocier des accords complexes qui renforcent leur contrôle sur le lieu de travail au prix d’entraver la productivité.

En conséquence, les syndicats qui sont assujettis au droit de la non-affiliation deviennent moins un frein sur la productivité, mais pas au détriment des travailleurs.

Les avantages pour les employeurs sont évidents ; dans un État ou le droit de la non-affiliation existe, les d'employeurs reçoivent plus de productivité pour chaque employé.

Pour les salariés, le bénéfice d'une loi ‘Right to Work’ peuvent être moins évidents, mais influencent inévitablement l'économie fondamentale : la productivité du travail, incite aux futurs employeurs de s’y installer, donc plus de  demandes pour la main-d'œuvre, plus d'emplois sont offerts et augmentent les salaires attachés à ces emplois. (1)

EMD has been part of the London economy since 1949. The company locked out workers in December when employees refused to agree to a 50 per cent pay cut, a loss of benefits and a reduction in pension benefits. This action by the company coincided with the announcement of record profits, including over $5 million in taxpayers' dollars in corporate tax cuts granted by Stephen Harper's Conservative government.

The announcement of the lockout so close to the holiday season and now the shutdown of the plant is demoralizing for the workers, their families, and the entire community. The EMD closing will result in 450 jobs lost and an immeasurable ripple effect to the local economy.

When Harper took office in the winter of 2006, there were 2,127,200 manufacturing jobs in Canada.

Today there are 1,743,700 -- a total loss of nearly 400,000 manufacturing jobs under his watch, according to a Statistics Canada Labour Force Survey.

Rien de bon n’augure, car ton système manufacturier est la
colonne vertébrale de ton économie.

Over 40,000 manufacturing jobs have been lost in the last 12 months alone.

The federal government has failed to protect Canada's manufacturing sector.

Tax breaks have not saved a single job in London.

Cela, on le savait, ça juste servi aux Oligarches de faire encore plus d’argent, tel que nos banques et nos gros industriels, comme si le chantage et l’évasion fiscal n’étaient pas suffisants.

We need to protect Canadian jobs and we need a government that will stand up for all Canadians.

Exact, le problème est beaucoup plus complexe, qu’il n’y paraît.

Il y a un an et demi, j’avais fait un carnet sur le phénomène du ‘grilled chesse’,
 en voici un résumé.

Le Canada un vrai «grilled-cheese»

M. Harper veut baisser les impôts pour attirer les entreprises, si l’environnement économique dans le monde était sain, peut-être ce geste aurait eu un certain sens économique.

Mais actuellement, nous vivons dans un monde économique tumultueux, nos voisins américains ont des déficits monstres, un taux d’endettement monstre, une balance commerciale négative monstre, un taux chômage persistant et une classe moyenne qui s’appauvrit, nous avons la grogne du peuple dans l’ère.

De plus, il vienne juste de se faire ravir la première place du premier producteur au monde, ils vont devenir de plus en protectionniste, car c’est le peuple qui va l’exiger.

Si j’étais un industriel exportateur et je voulais investir en Amérique du Nord, j’y penserais deux 2 fois avant d’investir au Canada, et ce n’est pas à cause du taux d’impôts, mais à des batailles économiques futures qui risquent d’être accentuées.

Aux États-Unis, le Congrès est bloqué par les banquiers et les gros industriels pour sévir contre les pays émergents, par contre, les gouverneurs ont beaucoup plus de marges de manœuvre , ils pénalisent par règlements fiscaux, les compagnies qui font de la sous-traitance dans les pays émergents, le gouverneur Brown est un exemple.

Les États-Unis se sont mis en mode protectionniste, et vont le devenir de plus en plus, si on ne règle pas les vices de forme du  supposément libre-échange.

Donc si je devais investir en Amérique du Nord, mon premier choix serait probablement les États-Unis, ils ont un bassin de population de 310 millions de personnes, une plus grande liberté économique, ils sont très éduqués, de plus le dollar américain risque de rester dévaluer, ou volontairement accentué sa dévaluation pour maintenir cette compétitivité.

Malheureusement  le Canada se retrouve entre deux superpuissances, la Chine et les États-Unis qui se font une bataille monétaire.

Un vrai ‘grilled-cheese’, pas moyen de dévaluer notre monnaie, car on possède trop de richesse naturelle.

Notre principal client, les États-Unis dévaluent volontairement leurs monnaies et notre principal compétiteur, les Chinois  maintiennent leurs monnaies sous-évaluer, une vraie tranche de fromage qui se fait graduellement calciné, on n’est vraiment pas dans une situation facile.

Donc, baissé les impôts des entreprises, c’est comme prendre des Aspirines pour un mal de tête, quand nous avons une tumeur au cerveau.

Réduire les impôts soulagerait temporairement certaines entreprises, mais ne règle pas le problème de fonds, les enjeux sont beaucoup plus importants qu’une simple table d’imposition (1).

Comme personne ne se met d’accord au G20, les trop grandes différences de balances commerciales incitent aux protectionnistes.

Quand les États-Unis ont plus de 550 milliards de déficits commerciaux, évidemment ça ne peut continuer éternellement, car vous vous appauvrissez chaque jour et comme personne ne se met d’accord au G20, on devient protectionniste, peu importe sa forme.

Attention, le protectionniste a plusieurs visages, les Chinois l’utilisent depuis 10 ans en maintenant leur monnaie sous-évaluée, les Américains en impriment, tous deux ont le même rôle, rendre leurs entreprises plus compétitives.

Le problème unique du Canada, c'est que nous avons qu'un seul pays de proximité, ce sont les États-Unis, et ils sont amochés.

Donc, pour faire travailler leurs peuples, et j’avoue avec 48 millions de pauvres, c’est tout un mandat, les gens sont prêts à travailler à 14 $ de l’heure sans à peu près aucun bénéfice marginal, ce qui veut dire environ 30,000 $ enlevés les impôts, peut-être 24,000 $, et vous avez un vase à remplir de 48 millions de pauvres.

Grill CheeseEn plus, nos multinationales en rajoutent en faisant du chantage salarial, s'ils sont trop chers, ils vont délocaliser au Mexique.

Alors, le Canada, on se fait littéralement griller par les pays émergents et par un peuple qui est prêt à travailler à 14 $,
pas de solution facile.

Malheureusement, on risque comme la classe moyenne américaine de devenir de plus en plus pauvre, et subir maintes délocalisations, on le constate avec Mabe et Electrolux.

Aussi longtemps que le G20 n'entame pas de sérieuse discussion pour rétablir une économie plus équilibrée, on va être obligé de faire du protectionniste, peu importe sa forme, pour rétablir temporairement un certain équilibre.

Bienvenue dans la Réalité Économique.