Écologie : Charest toujours un petit opportuniste

Notre cher ministre Charest est toujours égal à lui-même, un petit politicien ayant un comportement carriériste pour gagner des votes, peu importe les conséquences économiques.

Si le Canada et les États-Unis se sont retirés de Kyoto et on eu le courage de le dire :

"Tant aussi longtemps que les pays émergents ne veulent pas s'impliquer,
cela devient un suicide économique
"

Car Chers MM. les écolos ça prends des entreprises pour payer vos écoles, vos hôpitaux et votre démocratie et votre retraite, car elles sont la source de vos revenus.

Le problème auquel nous sommes confrontés: Il y a plus de 10 ans, la Chine s'est intégrée à intégrer l'OMC, sans lui donner à peu près aucune contrainte, au grand plaisir des oligarques américains.

Donc, si nos compagnies ont déjà la difficulté à subsister à cause de la compétition féroce des pays émergents dus à leurs masses salariales plus faibles et n’ayant aucune contrainte écologique, pensez-vous que nos compagnies vont survivre ?

Et c'est là le problème, il n'y a aucune entité dans le monde assez forte pour imposer une saine ligne directrice, malheureusement le G20, ne fait pas son travail et chacun tire sur son bord, donc, on est dans un fouillis total.

Honnêtement, je ne sais pas comment on va s’en sortir.

Pour M. Charest, c'est un pattern classique un simple opportuniste : Même comportement à Copenhague, quand il a fanfaronné pour dire que l’Alberta est un grand pollueur contrairement au Québec, comme si les bassins d’eau n’existaient pas avant la naissance de Charest.

«D'où croit-on que venaient les 8,4 milliards$ que le Québec a reçus l'an dernier au titre de la péréquation? Chaque Albertain verse 5700$ de plus au fédéral qu'il n'en reçoit en services, alors que le Québec est le plus grand bénéficiaire de la péréquation.

Bref, c'est grâce aux sables bitumineux que le Québec peut se permettre de vivre au-dessus de ses moyens et de s'offrir des services de luxe comme les garderies à 7$ et des universités quasiment gratuites. La décence exigerait que le gouvernement québécois s'abstienne au moins de cracher dans la soupe... » (1)

Et évidemment l’Alberta à répliquer :

 ‘If they don’t like the dirty Albertan oil getting in the way of their ambitious green plans, then I imagine they wouldn’t want the dirty money from it either.’

Puisque M. Charest n'est qu'un avocat où sa carrière se résume à faire de la politique, donc, son but premier est de rester au pouvoir, donc gagner des votes, pour les notions de Liberté économique', il s'en balance totalement, d'où l'état pitoyable de notre manque de compétitivité et de productivité de notre Économie québécoise.


Extrait de : Marché du carbone: une facture salée pour les entreprises, Philippe Mercure, La Presse, 15 février 2012

La facture du futur marché du carbone pourrait s'avérer salée pour les entreprises québécoises. Selon une étude de Barclays Capital, le prix des crédits de carbone pourrait exploser dans la province, passant d'une dizaine de dollars la tonne l'an prochain à 80$ en 2018.

Ces prévisions inquiètent les entreprises québécoises, qui craignent de perdre en compétitivité si le prix de polluer atteint de tels sommets.

«On va être vert, mais on va être à moitié mort!»

lance Simon Prévost, président des Manufacturiers et exportateurs du Québec, pourtant en faveur d'un marché du carbone.

Québec a adopté en décembre dernier le règlement qui permettra de lancer un système de plafond et d'échanges au Québec dès l'an prochain. Les entreprises réglementées se verront émettre des droits de polluer. Si elles excèdent ces droits, elles devront soit réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, soit acheter des crédits de carbone sur le marché.

Plusieurs autres régions, dont l'Ontario et la Colombie-Britannique, pourraient éventuellement se joindre à ce marché. Pour l'instant, cependant, seule la Californie se prépare à démarrer ses opérations avec le Québec en 2013.

Le Québec a l'intention de créer un marché commun avec la Californie dans le cadre d'une entente qu'on appelle la Western Climate Initiative. Dans une étude qui porte exclusivement sur le Québec, Barclays note cependant que les problèmes d'arrimage technologique sont fréquents dans ce genre de regroupement et qu'ils pourraient retarder l'union des deux marchés.

La firme étudie donc deux scénarios: celui où le marché québécois sera fermé sur lui-même, et celui où il s'arrimera à celui de la Californie.

Dans le premier cas, la firme prédit que le prix de la tonne de carbone pourrait monter jusqu'à 80$ dès 2018 et atteindre 90$ deux ans plus tard. Un marché commun avec la Californie permettrait de ralentir un peu la hausse, mais Barclays projette que les prix atteindraient tout de même 65$ en 2018.

À titre de comparaison, la tonne de carbone se négocie actuellement en Europe sous la barre des 8 euros (un peu plus de 10$CAN).

Pourquoi des prix si élevés ici? Barclays croit que les possibilités de réduire les gaz à effet de serre sont limitées au Québec, ce qui maintiendra l'offre de crédits de carbone à de très bas niveaux. La demande, elle, devrait bondir à partir de 2015, lorsque Québec commencera à imposer des limites d'émission au secteur des transports.

Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs refuse de commenter l'étude de Barclays, mais rappelle que Québec disposera d'outils pour freiner une hausse trop importante des prix. Le gouvernement conservera entre autres une réserve de crédits qu'il pourra mettre sur le marché pour faire augmenter l'offre.

Québec et les autres partenaires de la Western Climate Initiative ont réalisé leurs propres modélisations, selon lesquelles les prix atteindraient plutôt 17$ en 2012 et autour de 33$ en 2020.

Roger Fournier, premier directeur principal, environnement et gaz à effet de serre, chez Raymond Chabot Grant Thornton, incite aussi à prendre l'analyse de Barclays avec un grain de sel.

«Un prix de 80$, disons que je ne gagerais pas là-dessus», lance-t-il.

Il faut savoir qu'en plus des entreprises réglementées, le système permettra à n'importe qui de réaliser des projets de réduction de gaz à effet de serre, puis de vendre les crédits de carbone ainsi générés sur le marché. Pour l'instant, seuls les projets liés à l'agriculture, à la forêt et aux matières résiduelles sont acceptés par Québec.

M. Fournier fait le pari que la réglementation évoluera au fil des ans et qu'elle autorisera d'autres types de projets, ce qui amènera des crédits additionnels dans le système et fera baisser les prix.

Le problème avec M. Fournier et ce type d'acabit, ils ne comprennent pas que l'Économie québécoise est déjà en mauvaise posture, d'où le pourquoi que notre du taux de chômage augmente et notre PIB descend, donc, ce n'est pas vraiment le moment d'ajouter d'autres contraintes additionnelles.

M. Fournier croit aussi que d'autres États finiront par se joindre au Québec et à la Californie, augmentant ainsi la liquidité du marché.

Vraiment, il vit sur quelle planète, celui-là, ils ont plus de 48 millions de pauvres à nourrir, alors, les contrôles écologiques sont les moindres de leurs soucis actuellement, pas forts, comme raisonnement !

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), qui est en accord avec le marché du carbone, demande au gouvernement provincial de faire une analyse des impacts économiques qu'aura un tel projet sur les entreprises.

«Ce qu'on demande, c'est d'aller au même rythme que les autres, dit aussi Jean-Guy Côté, directeur, stratégie et affaires économiques, à la FCCQ. Pour l'instant, seuls le Québec et la Californie sont prêts pour 2012. On croit qu'on devrait attendre les économies équivalentes à celle du Québec comme l'Ontario, la Colombie-Britannique et les États du Nord-Est américain, avant d'aller de l'avant.»

Du simple bon sens, mais avec un Charest,
 le simple bon sens se résume à
gagner des votes.


  1. gravatar

    # by Anonyme - 16 février 2012 à 11 h 41

    Quel est la position de la CAQ sur le sujet?

    S'ils prennent le pouvoir, vont-ils foncer têtes baisser dans cette arnaque?