Félicitations au maire Labeaume d’avoir du courage politique !

Le maire Labeaume avec d’autres maires ont pesé sur la sonnette d’alarme de l’insolvabilité des fonds de pensions accordées aux employés municipaux.

Évidemment, on le savait depuis des décennies, mais vous connaissez nos politiciens carriéristes, ce qu’ils ne font pas pour rester au pouvoir.

Extrêmement difficile de légitimer de tel fonds de pension, sur le dos du peuple, quant à toute fin, la moitié d’entre eux risquent d’être sous le seuil de pauvreté.

De plus, pour essayer de payer ces fonds de pension qui sont en fait des fonds de pensions pyramidales, on réduit les services fondamentaux de la ville.

Ce que M. Labeaume craint, et il a tout à fait raison, il risque d’avoir cet éternel copinage incestueux entre les politiciens et les syndicats pour essayer de faire perdurer la situation sans trouver un  juste équilibre entre les contribuables et ceux qui profite de grasse retraite dorée.

Soyons claire, ces retraites dorées ont été accordées par coercition sans dévoiler les coûts réels à la population, ce qui est de mon point de vue est tout à fait illégitime.

·         Cet argument est de plus en plus utilisé par les États américains et les villes américaines de les convertir unilatéralement en système hybride ou en 401K (cotisations déterminées), s’ils ne veulent pas comprendre.

·        Encore là, c'est une solution à compromis, car devant l'insolvabilité des États-Providence, on risque de passer à la deuxième vitesse, taxer les prestations pour essayer de maintenir un fonds auto équilibrée entre cotisants et prestataires.

·        Et, si ça va vraiment mal, mettre un plafond maximum aux prestations, comme en Grèce 1800 .

Peu, importe, le choix, il est évident que nous devons avoir une discussion honnête et sincère entre le peuple et  les employés d’États et les prestataires, pour garder un équilibre entre les créateurs de richesse et ceux qui la consomment.

J’ai inclus, un vidéo de la ville américaine ‘San Jose, California's third-largest city, and Vallejo’ qui fait une mise en garde au Canada, si on ne commence pas à prendre de sérieuse discussion devant ce déséquilibre de distribution de richesse.


Extrait de : Régimes de retraite - Labeaume craint les compromis , Isabelle Porter, le Devoir, 17janvier 2012 

Le maire de Québec, Régis Labeaume, dénonce le «syndicalisme néanderthalien».

Québec — Le maire de Québec, Régis Labeaume, craint que le débat actuel sur le coût des régimes de retraite ne mène à des compromis temporaires et confidentiels entre élus et syndicats.

«Il faut un débat public pour forcer les élus municipaux à trouver la vraie solution, mais pas la solution qui va nous permettre d'aller à un ou deux mandats supplémentaires, j'ai peur de ça», a-t-il déclaré en parlant d'ententes conclues «sous les couvertures» pour «sauver la face».

«Je fais confiance à tout le monde, mais on est tous des politiciens, alors on va faire l'exercice une fois, mais on va le faire comme il faut. Le danger, c'est de ne pas le faire pour vrai et de pelleter en avant.»

Dans son discours de la rentrée, le maire a dit qu'il avait «sciemment» lancé le débat sur les fonds de pension à prestations déterminées avant les Fêtes. Son intention, a-t-il dit, était de forcer les débats sur le sujet en famille «autour des tourtières».

Il a par ailleurs lancé un appel aux employés pour qu'ils ne voient pas dans ce débat une attaque contre leur travail. «Le débat sur les régimes de retraite n'a rien à voir avec la compétence et l'implication des employés municipaux. C'est un problème de société», a-t-il dit en soulignant que son personnel faisait «un merveilleux travail» et qu'il allait falloir «accepter de séparer les deux choses.»

Vives tensions

Selon le maire, l'écart entre les avantages sociaux des employés municipaux et ceux du reste de la population risque à terme de déclencher «une révolte». «Si on ne fait pas quel-que chose maintenant, à un moment donné, il va y avoir une révolte, j'en suis convaincu», a-t-il lancé. «Ceux qui n'ont pas la chance de vivre avec ces conditions-là sont de plus en plus informés, de plus en plus scolarisés, et de plus au courant de la situation et c'est pour ça qu'il faut s'y attaquer.»

Et dîtes vous, mon blogue, a servis, plus de 6000 à 8000 clics par jour, ça fait plus de 4 ans que je m’acharne à vous dire que les retraites sont insolvables, et inéquitables pour les créateurs et les futures générations, 162 carnets juste sur le sujet, donc il faudrait que nos politiciens arrêtent de prendre le peuple pour des parfaits imbéciles.

Le maire a tenu ses propos dans un contexte de vives tensions avec les syndicats des cols blancs et des cols bleus. Comme le rapportait Le Devoir samedi, la ville de Québec a même dû annuler l'événement Reconnaissance qui est organisé chaque année pour ses employés parce que ces syndicats avaient lancé un appel au boycottage. Interrogé à ce propos hier, le maire a rétorqué que leur attitude relevait d'un «syndicalisme néanderthalien» et que «ce n'était pas la bonne façon d'arriver à ses fins que de priver les employés d'une soirée de réjouissance».

Oui, car au Québec, nous avons des syndicats de confrontation, c’est normal, ils ont acquis privilège, conditions de travail et retraite par chantage syndical en prenant la population en otage, ajouté des politiciens carriéristes, un beau mélange pour créer des villes peu efficaces et imputables à pas grand-chose.

M. Labeaume a par ailleurs dit s'attendre à ce que l'année 2012 soit particulièrement intense à la ville de Québec. «Si on pense que 2011 a été mouvementée ou controversée, je ne suis pas sûr que 2012 va nous apporter la baisse de pression dont on a besoin.»

En plus du débat sur les retraites, son administration aura des «décisions importantes» à prendre au printemps sur le type d'amphithéâtre dont elle souhaite se doter. Les écoquartiers, les négociations avec les syndicats et la modernisation de la bibliothèque Gabrielle-Roy sont également au nombre des priorités.


Extrait de: California pension woes a warning to Canada, CBC News, Feb 1, 2012

Public sector wages and pensions bankrupt a town

Lien direct

The economic woes faced by cities in California offer an object lesson for Canada during the current controversy over the sustainability of Canada's pension plan.

The CBC's Keith Boag visited San Jose, California's third-largest city, and Vallejo, a much smaller town, and reports that both are facing huge budget problems thanks to the huge cost of public-sector wages and pensions.