Le déclin du système manufacturier Canadien (1)

Depuis, quelque temps on parle du secteur manufacturier canadien et québécois subissant férocement des délocalisations successives.

Étant, un ex-entrepreneur qui a fait de l’exportation en haute technologie et comme j’ai subis la compétition des Chinois, Japonais, Anglais, Français, Belges et Américains, j’ai une assez  bonne idée des conséquences de la mondialisation du point de vue de l’entrepreneur.

Qui, ne l’oublions pas est le véritable créateur de richesse, mais aussi celui, qui prend tout le risque financier.

Plusieurs articles ont été utilisés, je ferai des commentaires à l’intérieur de ces articles.


Extrait de : Secteur manufacturier québécois: du sable dans l'engrenage, mais pas de panne, Hélène Baril, La Presse, 08 février 2012

«Une économie, c'est un portefeuille qu'il faut gérer. On a besoin de tout. Des ressources naturelles, des usines et des services, comme dans nos finances personnelles.» - Louid Duhamel, consultant

(Montréal) Après 10 années de déclin, la déprime a pris le dessus dans le secteur manufacturier québécois. Les patrons sont démoralisés, les employés se sentent condamnés. Au moment où le Québec vient d'apprendre qu'il perdra bientôt son dernier fabricant d'appareils électroménagers, la firme Deloitte publie un portrait intime d'un secteur de la fabrication, moins mal en point qu'il n'en a l'air, et ouvre des pistes de solution.

Louis Duhamel, 22 années comme consultant derrière la cravate, a encore la faculté de s'indigner. Il n'en revient pas de voir à quel point le secteur manufacturier est dévalorisé. À tort, selon lui.

«Il n'y a rien qu'on ne peut pas faire au Québec, s'exclame-t-il. On a fait le Yankee Stadium!», précise-t-il à propos du contrat décroché par le Groupe Canam de Saint-Georges, en Beauce.

Le consultant publie cette semaine un portrait en gros plan de ce secteur mal-aimé, un exercice qui lui a permis de faire certaines constatations intéressantes.

La première, c'est que le déclin du secteur manufacturier québécois est relatif. «Quand on se compare, on se console», commente-t-il lors d'une entrevue à son bureau de la Place Ville-Marie.

La fabrication compte encore pour 16,5% du produit intérieur brut du Québec. C'est moins que l'Allemagne ou le Japon, mais plus que la Grande-Bretagne ou les États-Unis, qui sont autour de 10%. Il note au passage que les pays qui ont conservé le plus d'emplois manufacturiers sont ceux dont le gouvernement ne se gêne pas pour intervenir dans l'économie.

Oui, mais attention, pas n'importe quelle façon.

Exemple, l'Allemagne, donne très peu de subventions aux entreprises,
par contre elle crée un excellent climat d’affaire.

Ce que nos politiciens n'ont jamais réussi.

 De plus encore des comparaisons boiteuses, car nous ne sommes pas en Europe, mais en Amérique du Nord, ou le seul autres pays de proximité ce sont les États-Unis,
qui sont encore parmi les plus productifs au monde.

Autre constatation, on croit à tort que la «vieille économie» est condamnée à brève et moyenne échéance et que l'avenir est dans «la nouvelle économie».

«Il y a des champions dans le textile et des «poches» en haute technologie», soutient-il.

Mais voilà, un des problèmes que très peu de gens ont examinés, les compagnies qui sont ultraspécialisées, crée peu d’emploi.

Et s’il dépasse le nombre critique, exemple 300 +, il risque de vouloir se délocaliser pour profiter de la main-d’œuvre moins chère dans les pays émergents, c’est exactement ce qui s’est passé avec multiples compagnies ‘start-up’ américaines qui se sont retrouvées en Chine après quelques années, le cas du savoir-faire des ‘batteries au lithium’ est un exemple.

Un des problèmes majeurs de la mondialisation, on a souvent volontairement ou aveuglément oublié que plus du 1/3 de la population n’a aucune qualification particulière, les études ne les intéressent pas, ou ils n’ont pas eu la chance, peu importe le pourquoi, la réalité est là.

Alors, on fait quoi, avec le tiers de la population qui n’a à peu près aucune qualification, car la mondialisation a tout délocalisé les compagnies de masse, on les oublie, car ça ne répond pas à notre supposément beau modèle économique.

Belle fumisterie !, qui a ausculté le problème aisément en les oubliant, mais on se retrouve maintenant avec du chômage persistant, car on est incapable de les résorber.

On se retrouve donc, avec un ‘packet’ de chômeurs ou de personne inactive, qui va vivre aux dépens de la société.

Maintenant, parlons de ceux qui se pensent brillant qui sont au-dessus de la mêlés.

Combien d’entre-vous se pensent plus brillant qu’un PHD Chinois par rapport à un
PHD Canadiens, Européens ou Américains ?

Dîtes-vous, il y en a très peu.

Pour le reste, malheureusement, vous êtres au moins 5 fois trop chers.

Entre temps, les ingénieurs chinois, on en fait à pelleter.

L’innovation «made in China»?

·           L’innovation repose le plus souvent sur un écosystème constitué d’institutions académiques de pointe, d’un accès aisé aux fonds de capital-risque et d’une libre circulation des personnes et des idées.

·           Avec plus de 700 000 ingénieurs qui sortent chaque année des universités chinoises et des budgets de R&D très importants, la Chine possède déjà le hardware d’une championne de l’innovation.

·           42 millions de PME – ce qui équivaut au chiffre combiné des PME en Europe et aux Etats-Unis.

·           Augmentation massive des brevets déposés en Chine.

Les entreprises chinoises ont largement innové au niveau des processus et des modèles d’affaires. L’innovation vise à réduire les coûts de production tout en offrant un produit de qualité identique, voire supérieure.

Évidemment, les emplois de hautes technologies en Chine à des salaires nettement moindres ce qui tuent les emplois de haute technologie dans les pays industriels.

La technique comme je vous l’ai déjà expliqué dans un autre carnet, on émet des visas H-1B aux étrangers, on les entraine aux États-Unis, et on les renvoie dans leurs pays d’origines, mais à un 1/5 du coût d’opérations d’un ingénieur américain.

Ce qu'il retient surtout de son exercice au long cours, c'est qu'un pays a besoin de tous ses secteurs économiques pour prospérer. «Une économie, c'est un portefeuille qu'il faut gérer. On a besoin de tout. Des ressources naturelles, des usines et des services, comme dans nos finances personnelles.»

Les États-Unis, à cause de leur parti pris en faveur de la libre entreprise, n'ont rien fait pour empêcher la délocalisation de leurs entreprises manufacturières. Ils le regrettent aujourd'hui et tentent de renverser le mouvement.

Exacte, car ta colonne vertébrale de ton économie est le secteur manufacturier, l’Allemagne en est un exemple.

«Le président Obama a prononcé 15 fois le mot manufacturier dans son discours sur l'état de l'Union, le mois dernier», a calculé Louis Duhamel devant sa télé.

Dans une Grande-Bretagne en récession, le gouvernement Cameron se pose des questions sur l'héritage de Margaret Thatcher, qui a laissé l'économie à la merci d'un seul secteur, la finance.

Si les États-Unis décident de rapatrier des activités manufacturières, le Québec pourrait-il en souffrir? C'est ce qu'on peut penser après ce qui est arrivé avec Electrolux, attirée au Tennessee à grand renfort de subventions. C'est ce qui va se passer avec le fabricant d'électroménagers Mabe, un fournisseur de GE qui veut rapatrier une partie de la fabrication dans ses usines américaines.

Louis Duhamel, lui, dit tant mieux. «S'il y a un retour du manufacturier en Amérique du Nord, on va en profiter», dit-il. Malgré le taux de change. «On a nos forces qui ne sont pas les mêmes que celles des Américains.»

Remarque, c’est loin d’être évident,
 je vais le commenter plus loin dans le texte.

Ce qu'il faut conclure de ce qui se passe ailleurs, selon lui, c'est que des efforts s'imposent ici pour garder ce qui reste du secteur de la fabrication.

La fabrication soutient en effet plus d'emplois que n'importe quelle autre activité économique. Ses salaires sont 35% plus élevés que la moyenne.

Pour prospérer, elle a besoin de recherche et développement (R et D) et d'innovations qui profitent à toute la société. L'autre impact positif d'un secteur manufacturier en santé, c'est qu'il maintient une classe moyenne forte et contribue à réduire les inégalités.

«C'est un secteur qu'on ne peut pas perdre», résume-t-il. Or, au Québec, si la tendance se maintient, la part de la fabrication dans l'économie pourrait continuer de baisser, pour passer de 16,3 à 13,5% en 2015.

Un plan

Tous ceux qui s'intéressent à l'avenir du secteur manufacturier - ils sont nombreux - estiment qu'il y a un plan de match pour le Québec. Le dernier date de 2007 et aurait grand besoin d'être actualisé.

Le problème, c'est qu'un plan ne suffit pas. «Le gouvernement n'est pas la solution», estime Louis Duhamel. Les solutions proposées dans son étude font appel à tout le monde. Elles parlent d'améliorer l'environnement fiscal, mais aussi de changer d'attitude. «Est-ce que les manufacturiers ont encore le goût de prendre des risques? questionne-t-il. Est-ce que les employés veulent se déplacer vers les endroits où les emplois existent?»

Dans son étude, Louis Duhamel a répertorié 24 organismes de soutien aux manufacturiers. C'est trop? Peut-être et peut-être pas, répond-il, mais il manque certainement un arrimage quelque part.

Le plan du gouvernement du Québec, une vraie ‘joke’

Ça fait des années que la masse salariale est trop élevés pour les compagnies québécoises, évidemment nos politiciens québécois corrompus jusqu’à l’os pour ne pas perdre de vote, ne touchent pas à aucun de ces privilèges accorder à la population au détriment de la compétitivité des entreprises.

·         50 % des impôts sur la masse salariale prélevés par les provinces canadiennes ont été prélevés par le gouvernement du Québec, alors que le Québec ne compte que pour 20 % de l’économie canadienne.

Masse salariale : Fonds de service santé, RRQ, CSST, Assurance Emploi, Régime Assurance parentale, Commission des normes du travail, Formation 1 %.

Provincial Index 

Alors, nos compagnies québécoises ne sont même pas compétitives par rapport aux restes du Canada, imaginer celle par rapport aux États américains.

1.      Investissement privé et balance commerciale, investissement privé et balance commerciale, 14 raisons qui expliquent pourquoi l’investissement privé est défaillant au Québec.

2.      Le climat de l'investissement provincial, les 10 facteurs qui influencent la création et le maintien d'un climat d'investissement positif.

3.      Cascades: les employés québécois coûtent plus chers, ses employés ici au Québec coûtent en moyenne 50 % de plus que ses employés américains.