Le déclin du système manufacturier Canadien (5)


Extrait de: Labour loses its advantage, Terence Corcoran, Financial Post, Feb 8, 2012

A rising Canadian dollar cuts many ways in the world of decision-making

Canadian DollardsThe economic slanging match over the closing of a 450-worker Caterpillar plant in London, Ont., follows standard Canadian ideological patters. Mostly, though, it can be reduced to a one-track battle waged by the unionized ideological left against the rest of the world — against corporate power, greedy management, foreign investment, spineless governments and — according to the Toronto Star’s Tom Walkom on Wednesday — something called “mindless free trade.”

Beyond the Caterpillar story, however, a much bigger development seems to be unfolding. The squeeze on Canadian manufacturing in Ontario and elsewhere is being offset by reports of a resurgence in the United States. A Wall Street Journal story Wednesday lists a score of U.S. corporations that are boosting investments at home. Emerson Electric, Cummins, automakers and other companies are expanding operations and hiring workers in manufacturing.

Manufacturing - CostIs there a trend building? Carlisle Companies, maker of insulation, tires and restaurant equipment, plans to open up two new plants in the United States and bring tire production back to the U.S. from China. “We find it as cheap to manufacture in the U.S. as China,” said Carlisle’s CEO Dave Roberts.

The part of the story that relates to Canada is indirect. Mr. Roberts told The Wall Street Journal that Carlisle would continue to make product in China for the Asian market, but it would make product for the U.S. market in the United States. Since Canadian manufacturing is almost all geared to supplying the U.S. market, the implication is that the future of Canadian manufacturing lies in its ability to maintain an advantage over the United States — an advantage that has become very tough to maintain.

Recent data from the U.S. Department of Labor show that in recent years, thanks to the rise of the Canadian dollar and the fall of the U.S. dollar, manufacturing labour costs are higher in Canada than in the United States. The average 2010 hourly compensation rate in Canada, including benefits and taxes on labour, reached US$35.76 in Canada compared with US$34.74 in the United States.

Only a decade ago, the U.S. labour cost average was US$26 and the Canadian US$18.

These are large and meaningful differences, most of it brought on by the currency moves. A rising Canadian dollar cuts many ways in the world of business decision-making. A high Canadian dollar gives Canadian-based manufacturers an advantage of up to 30% in the purchase of capital goods, especially goods made in the United States. But that advantage goes only so far in creating a competitive advantage.

Quand nous avons perdu cet avantage conjoncturel, nos politiciens n’ont pas réagi en conséquence. Je vais discuter du Québec, mais valable aussi pour l'Ontario, durant la période faste où la valeur du dollar canadien est à 70 ₵ du dollar américain, nos politiciens ont augmenté systématiquement le coût de la masse salariale, pour donner des cadeaux à leurs peuples.

Liberté économique US vs CanadaNotre monnaie étant devenue au pair avec la monnaie américaine, normalement, on aurait dû discuter sérieusement des impacts sur la compétitivité de nos entreprises, d'autant plus que nous avons comme voisins uns des pays les plus productifs au monde.

Mais nos médias et nos hommes politiques ne se sont que mollement intéressés à l’affaire, pensant sans doute que les problèmes de compétitivité allaient se résorber d’elle-même.

Au lieu de réduire les avantages qui ont été accordés à la population grâce à la masse salariale, ils n’ont rien fait pour ne pas subir la frustration de leur électeur, vous connaissez, le comportement typique, l’art de pelleter les problèmes à plus tard.

Conséquence, nos compagnies devinrent de moins en moins compétitives, et pour le Québec, étant toujours égal à lui-même, comme si ce n’était pas suffisant, on en a rajouté, typique du politicien carriériste qui ne pense pas plus loin que son nez.

Un exemple, relativement simple, l’équité salariale. Quel beau cadeau à accorder à son peuple, comme le peuple ne connaît rien en général en économie, elle a accepté avec joie ce cadeau empoisonné, et ainsi nos politiciens gagnèrent beaucoup de votes.

On estime, juste à cause de l’équité salariale, la masse salariale a augmenté de 1,5 %. Le seul problème, c’est que les provinces ou États de proximité n’en ont pas, ce qui réduit bien sûr notre compétitivité.

Situation identique, avec les congés parentaux qui sont les plus généreux en Amérique du Nord, quels beaux cadeaux à donner à son peuple, et bien sûr les votes en conséquence.

Par contre, puisque l'État n'avait pas d'argent, elle a envoyé la facture aux employeurs et employés (60/40), comme si la compagnie devait jouer le rôle d'une compagnie d'assurances, conséquence, elle a encore réduit la compétitivité, ajouter le fardeau réglementaire, le code du travail qui favorise les syndicats, une agressivité fiscale, brasser ce beau mélange et vous obtenez une belle soupe de non-compétitivité.

Résultat final, le Québec se retrouve 60 sur 60 sur la notion de liberté économique en Amérique du Nord, en d'autres termes, le Québec est un des pires endroits à investir.

C'est pour cette raison, que vous ne voyez plus d'investissement majeur manufacturier au Québec, seul investissement, ce sont des investissements pour les matières premières non renouvelables par contre sans transformations, car elle coûterait trop cher.

Bon, pour revenir à l’Ontario, elle n’a pas été aussi piètre comme gestionnaire de fonds publics, par contre, elle ne s’est pas ajustée rapidement avec les nouvelles variables, conséquence, elle devient  moins concurrentiels que les États voisins.

Et comme, il est toujours plus difficile de réduire ou d’éliminer des cadeaux à la population, nos politiciens carriéristes risquent d’attendre jusqu’à la limite de la non-compétitivité qui se constate avec un taux de chômage croissant et un déficit structurel qui ne veut pas se résorbés.

En retardant de prendre de telles décisions, les entreprises s’éteignent graduellement, et ce processus est très long, pour qu’il renaisse.

Wages, especially in the big industrial sectors such as automaking, are a major component of final product costs. Dennis DesRosiers, head of DesRosiers Automotive Consultants, says Canada

·         No longer has an exchange rate advantage and indeed it recently has been [at] an exchange disadvantage.”

·         Canada has also lost the advantage of a government-paid health-care system. U.S. automakers.

Once burdened by high health-care programs for employees, no longer face such costs since the bailout of the U.S. firms transferred health care to union-run agencies.

The Canadian Auto Workers grandstanding over Caterpillar’s closure of its Eletro-Motive plant in London must be seen against the backdrop of the overall competitiveness of Canadian labour and the manufacturing sector. The CAW faces contract talks later this year with the major auto firms.

The union likes to portray wages as a minor part of the cost of a final product. The price of a made-in-Canada car, they say, is just 7% labour. Mr. DesRosiers says such low numbers are myth. While the labour portion of the manufacturing cost of a car may be 7%, the labour portion of all the parts and other elements that go into the manufacturing process — almost all at CAW-negotiated wages — makes labour a major cost factor. “Add it all up and the labour content of a typical vehicle in North America is at least 40% of its final transaction price and in some cases as high as 60%.”

A look again at the graph, and the change in the wage gap brought on mostly be the rise of the Canadian dollar, suggests the Canadian manufacturing sector and its unions face continuing trouble in the months and years ahead.