Les québécois gagnent considérablement moins que les Canadiens

Prospérité2012En 2010, le produit intérieur brut (PIB) du Québec a été d’environ 7 400 $ par habitant, inférieur à celui de l’ensemble des autres provinces canadiennes.

Ce retard pourtant déjà considérable pourrait même s’accroître au cours des prochaines années, à moins que les tendances récentes en matière de croissance de la productivité du travail et du nombre d’heures travaillées ne s’inversent.


ÉCART DE REVENU DE MARCHÉ AVEC LE QUÉBEC

Comme on peut le constater, le revenu moyen des ménages québécois a été, au cours de la période considérée, chroniquement inférieur à celui des ménages de l’Alberta, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique, tandis qu’il a été chroniquement supérieur à celui des ménages habitant Terre-Neuve et les provinces maritimes.

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Donc, les jeunes si vous voulez déménager, vous savez quelle province choisir.


TABLEAU 1. GAIN DE REVENU ET ÉCART PAR RAPPORT AU QUÉBEC
($ DE 2009 PAR ÉQUIVALENT-ADULTE D'UNE MÊME FAMILLE)

En somme, non seulement le Québec n’a-t-il pas rattrapé son retard de revenu vis-à-vis des provinces traditionnellement les plus riches, mais son retard a crû davantage. En même temps, son avance vis-à-vis des provinces traditionnellement les plus pauvres s’est réduite de manière importante. À terme, si ces tendances devaient persister, les Québécois pourraient se retrouver au dernier rang des provinces canadiennes en termes de revenu.

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En résumé, quand le gouvernement Charest a refusé de réduire ces dépenses et d’augmenter la productivité l’État, il a choisi la solution facile, en vous taxant de
4 milliards de plus chaque année, il ne s’est pas mis à dos une partie
de son électorat (ex. : secteur public).

Le seul problème, comme l’argent ne pousse pas dans les arbres,
vous êtres tous devenus collectivement plus pauvres.


LA PRISE EN COMPTE DES DIFFÉRENCES DE COÛT DE LA VIE AMÉLIORE-T-ELLE LA PERFORMANCE RELATIVE DES QUÉBÉCOIS?

L’agence fédérale évalue toutefois depuis l’année 2000 le coût total d’un panier identique de biens et services dans les régions urbaines et rurales des dix provinces, afin de mesurer, dans chacune de ces régions, un seuil de faible revenu. Ce panier couvre un large éventail de biens et services : nourriture, logement, vêtements et chaussures, transports et autres biens et services, incluant des soins personnels ainsi qu’une quantité minimale de dépenses de loisirs. Il est donc possible sur cette base de calculer le coût provincial moyen d’un panier identique et assez étendu de biens et services.

Les différences observées en 2009 sont beaucoup plus faibles que celles qui étaient observées en 2000. Cela implique que si les différences de coûts de la vie relatif réduisent effectivement les écarts de niveaux de vie entre le Québec et les provinces les plus riches en même temps qu’elles accroissent les écarts entre le Québec et les provinces les plus pauvres au fil d’arrivée, elles ne peuvent enrayer la tendance de fond observée dans la section précédente. Puisque le coût de la vie relatif a évolué récemment dans un sens défavorable au Québec, cette tendance ne peut au contraire qu’être renforcée.

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Évidemment, en vous taxant de tous bords, vous avez moins de revenus à votre disposition, donc, le coût de la vie augmente.

La méthode pour bien paraître est de ne pas augmenter les impôts directs, mais de les cacher sur différentes taxes, l'augmentation de la TVQ est un exemple, l'augmentation de 35 % en moins de 5 ans des tarifs d’Hydro-Québec qui est malheureusement nettement supérieure au coût de l’inflation, un autre exemple.

La ville de Montréal, qui augmente chaque année les taxes au-dessus de l’inflation pour payer l’insolvabilité de leurs fonds de retraite et leur inefficacité.

En résumé, vous être devenus de plus en plus pauvres, car l’accroissement de vos revenus est inférieur à toutes les taxes que l’État vous assomme, et comme on est totalement inefficace et imputable à rien, on vous taxe encore plus que les autres provinces.


TABLEAU 2. GAIN DE POUVOIR D'ACHAT ET ÉCART PAR RAPPORT AU QUÉBEC $ DE 2009 AJUSTÉS PAR ÉQUIVALENT-ADULTE D'UNE MÊME FAMILLE

Au fil d’arrivée, les ménages québécois gagnent considérablement moins que les Canadiens des autres provinces, à l’exception de ceux des Maritimes et de Terre-Neuve. Mesuré en pouvoir d’achat équivalent québécois, en 2009, le retard des Québécois sur les Ontariens atteignait 7 039 $ par équivalent-adulte, tandis que leur retard sur les Albertains s’élevait à 13 352 $. Ces chiffres sont moins élevés que ceux de la section précédente, mais ils restent néanmoins considérables. La prise en compte des écarts de coût de la vie ne sauve donc pas la mise pour les Québécois.

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Quand l’auteur a fait son premier rapport, il y a plus de 2 ans, il y en avait choqué plusieurs, surtout ceux qui vivent aux dépens de l’État, mais ces projections
s’avèrent justes.

L’amélioration du niveau de vie au Québec diminuera presque de moitié dans les quinze prochaines années en raison du vieillissement de la population et de la baisse de la population active.(1)

Il y encore des gens dans la fonction publique, qui a encore le sens
de la responsabilité et de l’honneur.