Obama appelle le numéro 2 chinois à respecter les règles économiques en vigueur

Même si leur démocratie est pourrie, l’ultime décideur reste le peuple et celui-ci est écœuré de voir leurs entreprises se délocaliser vers les pays émergents.

Vous allez entendre le terme de réciprocité beaucoup plus souvent, des balances commerciales négatives de 500 milliards, ils n’en veulent plus.

Donc, pays émergents vous vous ajustez, au risque d’avoir du protectionniste à grande échelle.

C’est l’oligarchie américaine qui a imposé la mondialisation au monde entier,
c’est le peuple américain qui peut la défaire.


Extrait de : Obama appelle le numéro 2 chinois à respecter les règles économiques en vigueur, LEXPRESS.fr, 15/02/2012

Le vice-président chinois et le président américain à la Maison-Blanche mardi 14 février 2012.

Barack Obama recevait mardi le vice-président chinois Xi Jinpin. Le taux de change du yuan constitue l'un des principaux sujets de discorde entre les deux grandes puissances. 

Xi Jinping est "venu aux Etats-Unis pour approfondir notre confiance mutuelle et étendre notre coopération" et procéder à des échanges de vue, a-t-il rappelé ce mardi. Les Américains, eux, avaient quelques messages à faire passer à leur invité chinois, actuel vice-président mais appelé à prochainement devenir le numéro un de son pays. 

Première piqûre de rappel... Le président des Etats-Unis a ainsi appelé Pékin à respecter les "règles en vigueur" dans l'économie mondiale, en recevant pour la première fois Xi Jinping, dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche. "Il faut qu'il existe un flux commercial équilibré non seulement entre les Etats-Unis et la Chine, mais aussi dans le monde entier", a expliqué Barack Obama, ce qu'a reconnu le vice-président chinois peu après.  

Le taux de change du yuan, que Washington accuse Pékin d'encadrer pour s'offrir une compétitivité commerciale à bon compte, constitue l'un des principaux sujets de discorde entre les deux grandes puissances. Les Etats-Unis ont enregistré en 2011 un déficit commercial record avec la Chine. 

Et les droits de l'homme?

A la Maison-Blanche, devant laquelle plusieurs dizaines de militants des droits de l'homme manifestaient contre Xi Jinping, le président américain a aussi promis que son pays continuerait "à insister sur ce que nous pensons être important, la concrétisation des aspirations et des droits de tous" en Chine. Deuxième piqûre...  

Le vice-président chinois a estimé qu'"il est toujours possible d'améliorer les choses quand on parle de droits de l'homme", qui constituent l'un des principaux sujets de discorde entre les deux grandes puissances. Mais il a ajouté que son pays devait en même temps gérer "une énorme population" et des "contrastes régionaux considérables". 

Un point sur la situation militaire

Washington s'inquiétant de la montée en puissance de l'armée chinoise, le secrétaire à la Défense Leon Panetta, a de son côté appelé Pékin à oeuvrer à une "réelle transparence en matière stratégique". Xi Jinping s'est dit "en accord" avec l'idée de développer les relations entre les militaires des deux pays.  

Juste avant son arrivée, le numéro deux chinois avait par ailleurs mis en garde Washington contre un accroissement trop important de ses ressources militaires dans la zone Asie-Pacifique. Fin 2011, les Etats-Unis avaient annoncé que son pays allait renforcer sa présence militaire en Australie, ce qui n'a pas été du goût de Pékin. 

Les bases d'une relation plus sereine

La visite de Xi Jinping est vue de Washington comme l'occasion de jeter les bases d'une relation plus sereine entre deux pays aux économies étroitement liées, mais dont les sphères d'influence sont concurrentes. Selon le porte-parole de Barack Obama, Jay Carney, le président américain a évoqué face au vice-président chinois la situation en Syrie, dix jours après que Pékin et Moscou eurent opposé leur veto à une résolution de l'ONU, condamnant la répression sanglante par le régime de Bachar al-Assad. 

Xi Jinping a dit espérer que cette année électorale aux Etats-Unis n'aurait pas un "impact regrettable" sur les liens entre ce pays et le sien, alors que la dernière campagne des législatives partielles, en 2010, avait donné lieu à la diffusion de publicités télévisées ouvertement anti-chinoises. 

Sauf coup de théâtre, Xi Jinping doit succéder à Hu Jintao à la tête du Parti communiste chinois en octobre 2012, puis au poste de chef de l'Etat en mars 2013. Sa visite aux Etats-Unis le mènera aussi dans l'Iowa et en Californie. Le vice-président chinois a profité de sa visite pour inviter le président Obama à revenir en Chine, mais la Maison-Blanche n'a pas dit si le président, qui remet son mandat en jeu le 6 novembre, répondrait à cette invitation avant cette date.