Pourquoi la droite fait chier du (J de M)

Ma réponse au Journal à la fin.


Extrait de : Pourquoi la droite fait chier, Johanne Marcotte, Le journal de Montréal, 13 février 2012

On me dira que le titre est un tantinet vulgaire mais il ne s’agit que d’une traduction libre d’une video intitulée Why We Suck. Un « must-see » qui démontre pourquoi les conservateurs fiscaux sont emmerdants (merci àantagoniste.net d’avoir trouvé ce bijou). Pareillement, au Québec, la droite déstabilise, agace, fait peur… et fait chier.

Après tout, n’est-il pas agaçant de se faire rappeler que rien n’est gratuit? Que VOUS êtes les principaux responsables de votre qualité de vie? des choix professionnels que vous faites? de la garde de vos enfants? de pourvoir à leur éducation? que VOUS êtes responsable de votre retraite? Qu’il n’y a pas de liberté sans responsabilité?

Fait chier…

Ça doit aussi être très agaçant pour la gauche québécoise d’être obligée de partager du temps d’antenne, elle qui avait le monopole du micro, de la vertu, du coeur et des bonnes intentions. Pas facile d’être contesté, même si à priori, on se croit fort d’avoir un Pierre Fortin dans son coin…

Alors la droite fait chier et oui, « We Suck »!

Parce qu’on vous rappellera que la valeur sentimentale (vs. économique) que l’on accorde au travail des « éducateurs et éducatrices » en CPE ne peut être un facteur déterminant dans les négociations de leurs conditions de travail. Vous voulez que l’État vous paie vos services de garde? Eh bien, l’État ne dispose pas de ressources illimitées. Au contraire, l’État s’endette déjà pour vous les payer. Et consolez-vous: il ne donne strictement rien aux parents qui font le choix d’interrompre leur carrière pour passer quelques années à la maison avec leurs enfants.

On vous rappellera aussi que vos arguments pour maintenir ce monopole étatique ne tiennent plus. Combien y a-t-il eu d’articles la semaine dernière pour sacraliser ce système? les bébés? les éducatrices? Beaucoup. C’est à se demander si les petits Québécois pourraient survivre sans les CPE! À ceux-là, je vous recommande l’article de David Descôteaux et l’excellentechronique de Ian Sénéchal sur le sujet.

En cette période pré-électorale, l’Alliance sociale continuera de vendre du rêve et les appels à la grève pour tout et pour rien pleuveront. L’emmerdante droite, elle, vous rappellera que le gel des droits de scolarité n’est ni plus ni moins qu’un transfert de richesse des pauvres vers les plus riches. Aux étudiants, vous auriez beau faire toutes les danses du bacon que vous voulez, croyez-moi, l’augmentation de vos droits de scolarité est le moindre de vos soucis!

Desmarais - Domaine - 3La droite vous secouera également lorsqu’il s’agit du financement du système de santé. C’est un fait. Le gouvernement ne pourra pas continuer d’absorber des coûts de croissance des dépenses publiques en santé de 6-7% alors que ses revenus croissent de 3%. Alors pourquoi ne pas innover en redonnant la taxe de santé de 200$ aux citoyens pour qu’ils financent directement leur clinique de médecine familiale ou leur coop santé?

Dans sa chronique d’aujourd’hui, Alain Dubuc prétend que l’étude de Luc Godbout et de Marcelin du CIRANO nous permet d’énoncer que le Québec arrive en tête pour ce qui est de plusieurs indicateurs reliés à la qualité de vie. « En quelque sorte, le Québec réussit à faire plus avec moins », nous dit-il. La société québécoise serait plus heureuse grâce à « sa répartition des revenus, ses politiques publiques, sa cohésion sociale ».

Ne jamais oublier qui est l’employeur d’ Alain Dubuc, gardons l’ordre établie pour avoir la main mise sur le pouvoir politique et faire des milliards de profits.

Cirano, leur jugement est aussi douteux que le nombre d’études qu’ils font pour le gouvernement, je vous l’ai toujours dit : les opinions des économistes sont aussi élastiques que leurs clients qu’ils desservent.

"We have an agenda."

Many influential economists work in academic institutions, which can confer a measure of unbiased authority. Not so in practice, experts say: Economists have political -- and economic -- motives of their own.

What's more, around 70% of university economists have financial interests outside of academia, according to Gerald Epstein and Jessica Carrick-Hagenbarth's 2010 study, "Financial Economists, Financial Interests and Dark Corners of the Meltdown," which analyzed media appearances, articles in the press and research published by economists from 2005 to 2009.

Critics say such work presents clear conflicts of interest, if the academics are not upfront about them.

Jeffrey A. Frankel, a professor at the Kennedy School of Government at Harvard University, says economists should disclose their consulting work and universities should have clear procedures of disclosure when it comes to possible issues of ethics and conflicts of interest.

For his part, he makes public any consulting work for which he earns $1,000 or more, and says economists would do well to keep track of consulting jobs. "If an economists writes about financial markets and whether they need more/less regulation, and also consults for banks or financial institutions, that can conceivably affect your world view." (1)

Aurait-il oublié qu’elle réussit à le faire SURTOUT grâce à SON ENDETTEMENT endémique et structurel??? Curieux comme on l’oublie, celui-là… Malgré le fait que cette année seulement, la dette grimpe de 10,1 milliards!!! De 1,260 $ par habitant!!!

En effet, une étude comme celle de Martin Coiteux vous apprend que si les Québécois jouissent d’un bon niveau de vie, c’est dû à un prélèvement sur les ressources actuelles des provinces canadiennes les plus riches et à un prélèvement sur les ressources futures des Québécois. Autrement dit, on dépend des autres provinces et on vit à crédit sur le dos des futures générations.

Et à moins de n’avoir ni honneur ni fierté, se faire dire ÇA, c’est vraiment chiant!

P.S. Autre article signé Philippe David sur le sujet : http://www.contrepoids.com/2012/02/13/la-grande-illusion/


Réponse de Québec Droite

Chers États-Providence

Il est malheureux de constater que le problème n'est pas unique au Québec, il y a multiple décennie que l'ensemble des pays démocratiques ne paient plus leurs prêts.

Copinage entre le milieu financier et les politiciens, les politiciens achètent des votes grâce au crédit de leurs futures générations et les banques font des milliards de profits grâce à l'endettement des États.

Et graduellement on détruit l’avenir de nos enfants et petits-enfants.

Moralité douteuse de nos dirigeants et aussi une morale sélective du peuple (coupe, mais pas dans ma cour).

Donc, l'ensemble des États Providences ont tiré l'élastique au maximum du crédit, malheureusement certains élastiques cassent plus vite que d'autres.

Mais, un jour ou l'autre, l'élastique du Québec va aussi casser, peu importe sa situation économique future, juste la démographie suffira.

Oui, l’État-providence un État d’immoralité.