Tabous 2 : La mondialisation

Les trois tabous de nos médias traditionnels.


2)       La mondialisation

Évidemment, pour nos oligarques qui sont font partie du 1 %, ils sont dans le Nirvana, pour la classe moyenne, c’est une autre histoire, alors nos médias traditionnels diffusent régulièrement le point de vue dominant libéral/mondialiste y clairement exposé.

Selon ces théories, le libre-échange mondial présenterait deux caractéristiques :

1.      Il s’agirait d’un jeu à somme positive ;

2.      Tout le monde y gagnerait !

Le premier point mérite discussion : Il est possible qu'en matière de croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial, la mondialisation ait des effets positifs. Reste à savoir si le produit intérieur brut est à lui seul une bonne mesure du bien-être des individus et du fonctionnement harmonieux des nations.

Quant au deuxième point selon lequel « tout le monde gagnerait à la mondialisation », il relève clairement de l’illusion : « il n’est pas possible que tous soient gagnants »; « contrairement à la doctrine officielle, la globalisation a ses gagnants et ses perdants » .

Alors qui sont les gagnants et les perdants du « sans frontiérisme » ?

La classe moyenne

La concurrence non faussée entre économies à standards salariaux abyssalement différents ; la menace permanente de délocalisation ; la contrainte actionnariale exigeant des rentabilités financières sans limites, tel que leur combinaison opère une compression constante des revenus salariaux

Le Prix Nobel d’Économie Michael Spence constate que de 1990 à 2008, 98 % des vingt-sept millions d’emplois créés aux États-Unis l’ont été pour des secteurs travaillant exclusivement pour le marché intérieur américain, dont dix millions pour les agences gouvernementales et la santé.

En revanche, les industries dont les produits sont exportables n’ont pas accru leurs emplois, sauf dans les métiers très hautement qualifiés.

Le grand perdant est donc la classe moyenne employée dans l’industrie, exemple, le revenu médian d’une famille américaine est, en valeur réelle, inférieur en 2011 à celui de 1998.

La réalité, à grands traits, c’est que les dirigeants des grands groupes ont accepté une mondialisation débridée pour accroître leurs bénéfices (remplacer les ouvriers syndiqués et bien payés par des Chinois, vietnamiens, mexicains…). Tant que les salaires au sommet s’accroissent, on adapte la stratégie y compris marketing.

A terme, l’idée est de faire cohabiter une grande masse d’Américains payés à des niveaux proches de ceux des salariés chinois, avec une super élite mondialisée vivant avec des moyens sans aucune commune mesure, ce type de comportement n’est pas unique qu’aux États-Unis, mais à l’ensemble des pays industriels.

Aucune morale

Les effets de la mondialisation se font sentir même dans les activités à très forte valeur ajoutée. Il faut arrêter avec l'idée que les pays développés gardent les productions à forte valeur ajoutée et les pays émergents uniquement le bas de gamme. C'est complètement faux.

Les multinationales n’ont aucune morale, sauf satisfaire l’avidité de leurs actionnaires, donc, pour maximiser leurs profits, ils utilisent les gens comme du bétail humain à moindre coût, mais aussi efficace.