Banque canadienne: Assez minable merci, et je fais preuve de retenue

Pour une fois, que je suis d'accord avec Léo-Paul Lauzon, ça mérite d'être mentionné,

Ne pas oublier que mon blogue est un blogue de bonne gouvernance, je n’ai aucun problème de taper sur l’oligarchie financière quand elle ne travaille pas pour l’intérêt du bien commun.

Nos chères banques canadiennes font 24 milliards de profit ne sont pas à plaindre, sans tenir compte des ‘Hedges funds’ ou ‘Shadow bank’ qu’ils possèdent dans les paradis fiscaux.

De plus on utilise leurs économistes pour influencer Flaherty en disant que tous va bien.

Malheureusement, ils font partie du cancer, car ils vivent grâce aux dettes, en donnant du crédit facile aux peuples, ils se retrouvent avec un taux d’endettement de 140 à 160 %.

«J'encourage encore les Canadiens à être prudent quant à l'ampleur de leurs dettes en termes de prêts hypothécaires, car les taux (d'intérêt) augmenteront un de ces jours», a-t-il argué.

Le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, a émis des mises en garde similaires, tandis que des institutions mondiales telles que le Fonds monétaire international (FMI) ont estimé que le marché au Canada était surévalué par 10 pour cent.

L'économiste de la Banque TD Derek Burleton a soutenu qu'il était temps pour M. Flaherty de resserrer la période maximale d'amortissement de 30 ans à 25 ans, ce qui tempérerait le secteur immobilier, mais pas assez pour causer des dommages.(1)

Le peuple est pogné avec un taux de chômage persistant ou une précarité d’emploi et un avenir plus ou moins incertain.

De plus, il ne faut pas oublier cette aberration unique au monde, c’est le peuple qui garantît les prêts immobiliers les plus douteux par l’entremise de la SCHL (600 milliards), si ça pète qui va réparer les pots cassés ?

On n’aura même pas besoin d’acheter des Fannie et Freddie ou des banques irlandaises privées pour réparer leurs insouciances, nous en sommes déjà responsables, entre temps les banques font des milliards de profits et c’est nous qui prenons le risque, hum …

Évidemment, aucun média traditionnel n’ose en parler ?

Oui, nos banques canadiennes sont drôlement sécuritaires, le seul problème, c'est sur le dos du peuple.


Extrait de : Minables banques canadiennes, Le blogue de Léo-Paul Lauzon, 5 Mars 2012

Les banques : un oligopole et beaucoup de profits

Premièrement, les banques canadiennes forment un «oligopole confortable qui fait que les Canadiens paient plus cher que les autres leurs services financiers, affirmation sévère formulée par la prestigieuse revue The Economist (Les Affaires, 22 mai 2010). Trouver de la concurrence dans les banques, les pétrolières et les pharmaceutiques est aussi improbable que de voir un jour le poète Richard Desjardins nommé président de l’Association des motoneigistes du Québec ou Amir Khadir embauché comme lobbyiste en chef des papetières et des minières.

Deuxièmement, dans le Journal de Montréal du 7 décembre 2007, on pouvait lire : «Crise ou pas, encore des profits records de 19,5 milliards$ pour les banques» et le 9 décembre 2011 : «Bénéfice des six grandes banques : 23,6 milliards$». Et vogue la galère !

Des taxes et des impôts ? Pas pour les banques, mais vivement les paradis fiscaux

Troisièmement, le président français de droite, Nicolas Sarkozy, a forcé la main aux banques françaises afin qu’elles se départissent de leurs filiales dans les pires paradis fiscaux. Résultat : «BNP Paribas quitte les paradis fiscaux» (29 septembre 2009). Oh, surprise, qui achète les filiales délaissées par la Banque Nationale de Paris au Panama et aux Iles Caïmans ? Nulle autre que notre très chère Banque Scotia (7 octobre 2010) !

Quatrièmement, deux articles titrés ainsi : «Entreprises canadiennes. Des taux d’imposition parmi les plus bas au monde» (5 mars 2010) et «Le Canada, paradis fiscal des entreprises» (29 juillet 2008). Profits records ou pas, taux d’imposition plus de deux fois moins élevé qu’aux States ou pas, «Les banques canadiennes veulent un assouplissement du régime fiscal» (16 août 2011). 

Décodé, ça veut dire de ne plus payer d’impôt et de taxes mais continuer à recevoir des milliards en subventions publiques. Pour compenser, on aura qu’à couper dans les services publics et taxer le monde ordinaire. C’est aussi simple que ça. Pourquoi faire compliqué quand on peut facilement «plumer» le monde ordinaire ?

Croissance économique pour les banques et sacrifices pour les Québécois

(Et pour le peuple canadien)

Et, de manière arrogeante, on nous lance ces avertissements : «L’explosion des profits n’annonce pas la fin de la crise» (4 septembre 2010). Crise pour qui au juste ? Et il ne faut pas s’étonner que «La croissance se poursuivra, prédisent les économistes, mais tous n’en profiteront pas» (17 novembre 2010).

Devinez qui en profitera et qui en fera les «frais» afin qu’elles continuent à empiler ?

Comme on aime faire rire de nous, il y a la Banque Toronto-Dominion qui en rajoute en nous menaçant carrément : «Les Québécois devront faire des sacrifices» (2 septembre 2009).

Taux d’intérêts shylockiens

Voilà ce que c’est : une pleine période de peusdo-crise, les banques nous arnaquent avec des frais bancaires et des taux d’intérêts «shylockiens» sur les cartes de crédit, elles détournent annuellement des milliards dans les paradis fiscaux avec la complicité de leurs élus commandités, paient peu d’impôt et de taxes, tout en recevant des millions en subventions publiques et qui viennent nous dire qu’on devrait faire des sacrifices ? En payant plus de taxes et de tarifs sur les services publics et faire preuve de solidarité en acceptant peu ou pas d’augmentation de salaires ?

Ces mêmes banques profiteuses viennent nous dire, en prime, comment «moderniser l’État… Pour qui au juste ?

Elles embauchent à plein et à gros pris d’ex-ministres comme Jim Prentice et Michael Fortier et qui font élire leurs dirigeants pour gouverner le Québec et le Canada, comme le libéral Clément Gignac, anciennement de la Banque Nationale.

Mais, et en terminant : «Les Canadiens doivent cesser de dénigrer les banques, dit le PDG de la Banque de Montréal».

Assez minable merci, et je fais preuve de retenue

Tout à fait d’accord avec vous M. Lauzon, ne cherchez pas pourquoi M. Harper refuse systématiquement l’implantation de la taxe Tobin, un autre qui couche avec l’oligarchie financière de Bay Street,  comme, M. Cameron avec les financiers de Londres et les amis de Wall Street pour Obama, un monde qui n’est pas très propre, soyez assurés.


 

 

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    # by Anonyme - 7 mars 2012 à 10 h 06

    Personne, absolument PERSONNE ne force les gens à s'endetter plus qu'ils n'ont les moyens de le faire et nos gouvernements sont plutôt mal placés pour donner quelque leçon que ce soit en la matière.

    Les banques font de gros profits? BRAVO car je suis l'un de leurs petits actionnaires et j'en profitetout autant que la Caisse de Dépôt du Québec qui se sert de ces profits pour payer NOS pensions québécoises.

    D'accord avec vous pour la SCHL. Elle n'a pas lieu d'exister et elle encourage les gens à acquérir une maison plus dispendieuse qu'ils en ont réellement les moyens; mais la SCHL est une institution étatique et non bancaire. Elle profite aux banques mais elle est tout sauf privée. À ne pas confondre.

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    # by Québec de Droite - 7 mars 2012 à 19 h 00

    En fait, sur le principe, tu as raison, ‘absolument PERSONNE ne force les gens à s'endetter', mais, malheureusement, la moyenne des gens ont très peu de notions économiques de base, alors, ils dérapent, ils vont vers la solution facile, bonheur immédiat, dette à plus tard, comme le gouvernement d'ailleurs, dévorons des bonbons mêmes s'ils sont empoissonnés à long terme.

    Je suis d’accord avec toi, la SCHL est une institution étatique.

    Par contre, si le marché tombe de 20 %, la SCHL doit renflouer les hypothèques insolvables, c’est le peuple qui va payer, car nous sommes propriétaires de la SCHL.

    Contrairement dans d’autres pays où ce sont des institutions privées qui assurent les prêts immobiliers.

    Les banques agissent avec beaucoup de laxismes, car plus de 45 % de la dette des gens sont des dettes de consommation, marge de crédit, carte de crédit, etc.

    «Il en résulte que la dette à la consommation atteignait 45,8 % du revenu personnel disponible à la fin de 2010, contre un taux de 21,8 % à la fin de 1990.»

    En fait, on fait exactement comme les Américains, les banques accordent le crédit trop facilement, remarquer, ils vivent grassement grâce aux dettes des pays et des peuples, en contrepartie, s’il y a un coup dur en économie, on risque d’avoir une belle crise immobilière, car les gens sont trop endettés.