Budget ontarien des compressions, mais …

Les problèmes de l'Ontario sont aussi nos problèmes, ne pas oublier, nous recevons plus 7.5 milliards de péréquations, et si l'Ontario va mal, notre cadeau de BS risque de s'amoindrir.

Ils ont décidé de réduire l’accroissement des dépenses et de couper, nettement mieux que le gouvernement du Québec utilisant la voie la plus facile, augmenter de tous les bords taxes et tarifs, en détruisant parallèlement notre pouvoir d’achat, notre économie et notre compétitivité.

Par contre, ils ont le même problème que nous, ils sont de moins en moins compétitifs par rapport à notre seul pays de proximité, les États-Unis, donc, leur secteur manufacturier en arrache.

En Europe, ils n’ont pas le même problème que nous, sur 50 pays, il y a peut-être 40 cancres, dont il reste assez de gens pour faire du commerce, même si la compétitivité est défaillante.

Le Canada a un problème unique, un seul pays de proximité, actuellement, les États-Unis emploie tous les moyens pour redorer leurs secteurs manufacturiers, le crédit facile par la planche à billets, entres autres.

Un jour, malheureusement les provinces de l’Est vont être obligés de se faire à l’idée, de réduire tous les avantages qui ont été accordés aux employés pour rester compétitif, plate à dire, mais une triste réalité.

Donc, pour revenir à l’Ontario, voici certains articles que j’ai récupérés qui possèdent une valeur ajoutée, valable pour le Québec, car tous deux, nous avons des déficits structurels et se mettre la tête dans le sable ne disparaîtront pas d’eux-mêmes.

De plus, ne pas oublier, il subisse une pression des agences de notations de se faire décoter, s’il n’agit pas avec maturité.


Extrait de : Budget ontarien : les pires compressions depuis Mike Harris, Radio-Canada, 28 mars 2012 à 7 h 26 HAE

L'agence d'évaluation du crédit Moody's a menacé l'Ontario d'une décote, si la province ne remettait pas de l'ordre dans ses finances.

Le gouvernement ontarien dit prendre des « mesures décisives » dans le budget 2012 pour éliminer le déficit, soit une réduction des dépenses de 17,7 milliards $ sur trois ans.

Les Ontariens n'ont pas connu une telle réduction des dépenses depuis la « révolution du bon sens » du gouvernement conservateur de Mike Harris dans les années 90.

Ontario - Budget - 2012

 

Ontario - Budget - 2012 - 1

L'Ontario est maintenant la province qui a le déficit le plus élevé au pays. Le gouvernement libéral affirme que, si rien n'est fait, le déficit actuel de 15,3 milliards (revu à la baisse de 1 milliard par rapport aux dernières prévisions) gonflera à 24,6 milliards en 2014-2015.

Faible croissance

Ontario - Budget - 2012 - 2

La province prévoit une croissance économique quasi anémique d'ici 2015. En d'autres mots, les revenus gouvernementaux n'augmenteront pas suffisamment pour effacer le déficit; une réduction majeure des dépenses s'impose.

Et soyez assuré, ça risque d’être drôlement anémique devant une économie foncièrement dysfonctionnelle.

Croissance économique

En vertu du plan libéral, 14 ministères verront leur budget être revu à la baisse, dont celui de l'Environnement, des Infrastructures, des Richesses naturelles et de l'Office des affaires francophones. Toutefois, les dépenses en éducation et en santé continueront à augmenter.

Mesures d'économie

·         Annulation ou report de projets d'agrandissement d'hôpitaux

·         Hausse de la franchise pour l'assurance-médicament

·         Fusion de conseils scolaires

·         Fermeture de centres jeunesse

·         Gel des prestations d'aide sociale et d'invalidité

·         Hausse retardée de la prestation pour enfants

Mises à part la santé et l'éducation, les dépenses des ministères seront réduites de 4,3 %. Le gouvernement adopte de nombreuses recommandations du rapport Drummond, publié le mois dernier, sur la réforme des services publics, mais sans des coupes aussi sévères que celles que recommandait l'ex-économiste en chef de la Banque TD Don Drummond.

Cela, c’est un foutu problème, le Canada camoufle ces déficits sur le dos des provinces, car la santé et l’éducation sont des ministères qui étouffent les finances des provinces.

Par contre, les politiciens fédéraux et provinciaux n'ont pas assez de courage politique pour changer l'ensemble du mode opératoire de ces deux ministères, privatiser et libéraliser en créant un environnement de concurrence directe avec le privé et rétablir l'imputabilité des employés d'États, donc, finis, la sécurité, la permanence et l'ancienneté, tu es payé selon tes mérites.

Le gouvernement McGuinty presse, par ailleurs, les enseignants, les médecins et les autres employés du secteur parapublic à accepter un gel de salaire. Les libéraux se disent maintenant prêts à légiférer en ce sens, faute d'un accord des syndiqués.

La province veut également réformer le régime de retraite de ses employés, pour réduire les coûts pour l'État.

Non, seulement c’est une pure iniquité avec le secteur privé, mais en plus c’est insolvable.

Composition des revenus

Ontario - Budget - 2012 - 3

Gouvernement minoritaire

Le budget ne contient aucune hausse d'impôt. Toutefois, les libéraux vont geler le taux d'imposition des entreprises, et ce, jusqu'à ce que l'équilibre budgétaire soit atteint. À l'origine, l'impôt des sociétés devait être réduit à nouveau cette année.

Au moins, ils sont plus matures que nous, il ne tape pas sur le peuple, pour équilibrer leurs budgets, par contre ça ne règle pas le problème de fonds leurs compétitivités.

Cette volte-face permettra d'épargner 1,5 milliard en 3 ans et plaira au NPD, dont les libéraux, minoritaires, ont besoin pour faire adopter le budget à l'Assemblée législative et rester au pouvoir. Le ministre des Finances, Dwight Duncan, ajoute que son budget protège l'éducation et la santé, des programmes sociaux chers aux yeux du NPD.

Programmes protégés

·         Maternelle à temps plein

·         Remise de 30 % sur les droits de scolarité dans les collèges et les universités

·         Plafond de 20 élèves par classe au primaire

·         Remise de 10 % sur la facture d'électricité (sauf pour plus de 3000 kWh)


Évidemment les syndicats du secteur public ne sont pas content, bien sûr, vivant dans un autre monde.

Ontario’s Liberal government set the stage Tuesday for a pitched battle with its public-sector workforce, unveiling a budget that built much of its deficit-taming plan on freezing salaries — and threatened legislation if contract talks fail to achieve the desired result.

The financial blueprint predicted $6-billion in savings over the next three years

·         By halting pay increases for teachers, civil servants and other public employees,

·         Making pension plans less generous, and

·         Ending several years of robust fee hikes for doctors.

Dwight Duncan, the province’s finance minister, stressed that his government respects the collective-bargaining process and voiced hope that it could convince unions and professional associations to accept restraint voluntarily.

In the event that does not happen, though, Mr. Duncan held out the prospect of a surprising cudgel: legislation imposing restrictions on compensation.

“We will have to take those steps eventually if we can’t resolve things at the bargaining table in a timely fashion,” Mr. Duncan told a news conference. “We have to achieve these fiscal numbers, so we will use the measures needed in order to achieve those numbers.”

The minister pitched the threat as a more palatable alternative to draconian measures like laying off 10,000 teachers and 10,000 school support workers, as urged recently by an advisory report.

Union leaders were not buying it, however, calling the prospect of wage-freeze bills a needless provocation.

If they want a fight, they can pick one,” said Smokey Thomas, president of the Ontario Public Service Employees Union. “There’s a lot of fear out there right now and that fear can turn to anger real fast.… If they kick us in the you-know-whats, we’ll respond.”

Officials pointed to a Supreme Court of Canada ruling that said governments could freeze public-sector salaries, but first had to engage in good-faith negotiation with unions. (1)