Croissance économique (annexe : Budget 2011-2012)

Cahier spécial : Croissance économique, (annexe : Budget 2011-2012)


Croissance économique (annexe : Budget 2011-2012)

Le député a soutenu que rien dans le budget de cette année ne permettra de corriger le fait que le croissance économique du Québec est en-deçà de celle du reste du Canada et des États-Unis.

Le député péquiste a souligné la faiblesse des investissements des entreprises du secteur privé, qui n'ont pas retrouvé leur niveau d'avant la crise financière qui a commencé en 2007.

Les exportations stagnent, le secteur manufacturier est en déclin et le Québec est la seule province canadienne à avoir perdu des emplois l'an dernier, a rappelé M. Marceau lors d'une conférence de presse.

«Il y a beaucoup d'indications très, très négatives et le gouvernement n'agit pas là-dessus», a-t-il dit.

La création d'emplois a piqué du nez en 2011. «On a perdu 51 000 emplois. Et les prévisions de croissance économique ne sont pas reluisantes : moins de 1,5 %. C'est un pourcentage qu'on peut qualifier d'anémique. Une économie qui roule bien devrait afficher 3 %.» Nicolas Marceau craint un cercle vicieux. Le corollaire d'une croissance économique faible, c'est une création d'emplois également très faible

Nicolas Marceau, porte-parole du Parti québécois en matière de finances


M. Legault a affirmé que pour stimuler l'investissement privé dans l'économie, le gouvernement aurait dû s'attaquer à l'inefficacité d'une centaine de crédits d'impôts aux entreprises totalisant 4 milliards $, plutôt que d'en créer une dizaine de nouveaux, dont la valeur est de 211 millions $.

«Les seuls investissements importants viennent du Plan Nord, or ce n'est pas vrai qu'on va être capables de redresser la situation seulement avec un Plan Nord, a-t-il dit. Ça nous prend aussi un Plan Sud, un Plan Est, un Plan Ouest.»


Évidemment, M. Legault a raison, mais s’il veut rétablir une saine compétitivité avec les provinces et États de proximité, il faudra restructurer tous les couts associés à la masse salariale et les subventions à outrances accordés aux entreprises, mais M. Charest ne veut pas offusquer sa base électorale, et laisse graduellement l’entreprise québécoise devenir moins compétitifs, d’où le pourquoi du taux de chômage élevé et la faiblesse du PIB.

Éliminer la croissance par l’endettement, il ne reste qu’une croissance de .62 % du PIB, donc, totalement anémique.

En taxant la population de plus de 10 milliards en moins de trois ans, c’est 10 milliards de moins pour stimuler l’économie, tout cela pour maintenir un État obèse, manquant de transparence et d’imputabilité.


Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, a affirmé que l'empressement du gouvernement à rétablir le déficit zéro sert de prétexte pour sous-financer, fragiliser et privatiser un certain nombre de services publics.

«Quand il s'agit d'investir des milliards de dollars dans les infrastructures, quand il s'agit d'allonger les chèques pour les surfacturations des milieux d'affaires proches du parti au pouvoir, on n'est jamais à court d'argent», a-t-il dit.


Pourquoi, pensez-vous que la commission d’enquête ne va commencer réellement qu’après les élections ?

  • Le Québec au dernier rang des provinces canadiennes pour la création d'emplois l'an dernier. Source : Statistique Canada
  • 1,4 %: taux de croissance du PIB réel prévu cette année. Source : Desjardins