Croissance PIB, (Québec vs VG, 2011-2012)

Cahier spécial : Croissance PIB,  (Québec vs VG, 2011-2012)


Québec - Croissance économique - PIBSource : Plan budgétaire A. 7


Québec - Croissance économique (2) - PIBSource : Plan budgétaire B.33


Québec - PIB Canada - 2011-2012Source : Plan budgétaire B. 26

 


Québec une faible compétitivité

Vous remarquerez que notre croissance de notre PIB est inférieure au reste du Canada, malheureusement le Québec est une province les plus cancres en productivité et en compétitivité dans l'Amérique du Nord, et dîtes-vous, ça ne va ne pas s'améliorer au cours des années.

Malheureusement, les politiciens que nous avons eus depuis des décennies ont préféré acheter des votes au lieu de créer un environnement sain pour maintenir nos industries concurrentielles.

Liberté économique 2010Donc, la lourdeur fiscale, la masse salariale, le Code du travail, le fardeau réglementaire et l’agressivité fiscale sont tous des facteurs influençant la compétitivité avec les provinces et États américains de proximité.

Ajouter, une économie, qui est foncièrement dysfonctionnelle où nos voisins impriment de l'argent pour payer leurs dettes ou améliorer leurs compétitivités en manipulant leurs devises n’arrangent pas les choses.

Alors de faire croire à la population que nous allons atteindre l'équilibre budgétaire à cause de notre croissance de notre PIB, est une pure fantaisie.

Malheureusement, nous allons être obligés de réduire nos avantages sociaux, réduire notre masse salariale, réduire le poids de l'État et améliorer son efficacité, si nous voulons rester concurrentiels.

Ne pas oublier, ce sont les entreprises qui crée la richesse, non l'État, elle ne fait que redistribuer la richesse, et elle le fait très mal, d'ailleurs.

«Le Québec se classe à l'avant-dernier rang parmi les provinces canadiennes et les États américains sur le plan de la liberté économique, selon l'Institut Fraser.

Au Québec, des facteurs tels que l'interventionnisme étatique, les impôts élevés, la puissance des syndicats ainsi que l'existence de programmes et de droits sociaux étendus ont considérablement réduit la liberté économique, nuisant ainsi aux Québécois» (1)


Impacts des investissements publics

Une augmentation des investissements publics a des effets immédiats sur l’économie par l’impact des dépenses gouvernementales qu’elle génère.

De plus, en faisant augmenter le stock de capital public, l’investissement public entraîne, à terme :

·         une hausse du stock de capital des entreprises;

·         une augmentation de la productivité et de la production.

Ces effets combinés conduisent à une hausse du niveau du PIB réel et du bien-être de la population.

À titre d’exemple, sur la période 2009-2014, les investissements publics réels13 au Québec totaliseront 79,4 milliards de dollars, soit une moyenne de 13,2 milliards de dollars par année.

·         Cela représente une augmentation annuelle moyenne des flux d’investissements d’environ 25 % par rapport au niveau de 2008, soit 2,6 milliards de dollars.

·         Cette accélération des investissements publics aura pour effet direct de relever le niveau du PIB de 0,9 % en moyenne par année.

De plus, l’accélération prévue des investissements publics en 2009-2014 se traduira par une augmentation de plus de 30 % du stock de capital public réel.

Impacts des investissements publics

Source : Plan budgétaire B. 65 à b. 66


PIB artificielle

Le problème avec cette approche, c’est une fausse économie, car elle se fait par endettement.

Donc, si nous avons eu un taux de croissance moyen de notre PIB entre 2009 et 2012 de 1,52 % (-0.3, 3.0, 2.0, 1.4, voir le prochain article), enlever cette fausse économie et le rendement moyen n’est que 0,62 %.

On le constate très bien, les plans de relance ne stimulent pas l’économie, le nerf de la guerre c’est la compétitivité, ce n’est pas à cause que vous construisez des viaducs que vous êtres plus compétitifs.

Tous les pays du sud de l’Euro ont employé cette même stratégie, grâce à l’Euro, ils ont eu le crédit facile, de grands projets d’immobilisations pour faire des emplois, de l’économie artificielle par endettement, par contre, quand ils ont manquées de liquidité, ils se sont retrouver avec une économie non compétitive.

Pour faire une économie saine et être capable de compétitionner avec la mondialisation, il faut être très proche de tes industriels comme l’Allemagne, cela prend de la rigueur et des sacrifices, malheureusement, ce mode d’emploi n’est pas très populaire pour les États-Providences.


Une très sérieuse mise en garde

 

Québec - Perspectives économiques quinquennales - 2011-2012Source : Plan budgétaire B. 54

Tout l’équilibre budgétaire est basé sur un accroissement d’un PIB irréaliste.

·           Nos compagnies ont une trop faible compétitivité par rapport aux provinces et États de proximité

·           Une économie mondiale dysfonctionnelle

Nous devons réviser sérieusement nos projections

L’exemple en est frappant, en moins de 18 mois, le déficit pour 2015 s’est accru de 10 milliards par rapport au budget de 2010.

On va être obligé d’instaurer de véritable plan d’austérité, non, en taxant de tous bords le peuple de 10 milliards.


Tout va bien tant que le taux de croissance est supérieur au taux d’intérêt : 
on crée plus de richesse qu’on en a à rembourser.

Tout dérape quand le taux d’intérêt devient plus élevé 
que le taux de croissance économique


Extrait de : L'économie du Québec ralentit, La Presse, Martin Vallières, La Presse, 21 février 2012

Les économistes du Mouvement Desjardins se disent carrément inquiets de l'évolution des baromètres de l'économie québécoise depuis quelques mois.

Une inquiétude qui les motive même à réviser à la baisse leurs prévisions de croissance pour cette année et l'an prochain, lit-on dans leur bulletin de mise à jour publié hier.

Les économistes de Desjardins s'attendent désormais à ce que le produit intérieur brut (PIB) réel de l'économie du Québec affiche une croissance limitée à 1,4% en 2012, comparativement à leur prévision antérieure de 1,7%.

Et pour l'an prochain, en 2013, les économistes de Desjardins prévoient une croissance du PIB réel ramenée à 1,9%. Leur prévision précédente était à hauteur de 2,3%.

L'important voisin économique du Québec, la province de l'Ontario, subit aussi une révision à la baisse de la croissance de son PIB de la part des économistes de Desjardins. Leur révision est toutefois un peu moins prononcée que celle concernant l'économie québécoise.

Ainsi, ils s'attendent désormais à une croissance de 1,7% du PIB de l'Ontario cette année, comparativement à 1,8% prévu antérieurement.

Pour l'an prochain, en 2013, les économistes de Desjardins entrevoient un taux de croissance du PIB de 2,1% en Ontario. Leur prévision précédente était de 2,3%.

À l'égard du Québec, la révision à la baisse de la croissance attendue du PIB par les économistes de Desjardins s'appuie sur un constat pour le moins terne.

«L'évolution de l'économie québécoise inquiète depuis quelques mois»,

écrivent l'économiste-chef, François Dupuis, et son adjoint, Yves St-Maurice.

À nos chers économistes, ça fait des années que l’économie québécoise est à la traîne devant l’irresponsabilité de nos dirigeants, comme d’habitude, ils n’ont rien venus venir.

En fait s’il avait été un peu moins économistes, mais un peu plus entrepreneur, il l’aurait venu venir, mais toute la différence entre ceux qui crée la richesse et ceux qui en parlent.

Les conséquences ont été malheureusement amplifiées pendant cette crise économique, la mondialisation accentue les écarts de compétitivité et ajouter certains pays qui ne jouent plus franc-jeu économiquement pour essayer de réduire leur taux de chômage persistant, ça fait une belle bouillabaisse qui sent le pourri.

«Non seulement les statistiques de l'emploi ont créé un émoi, mais la confiance des consommateurs poursuit aussi sa chute, les exportations ne parviennent pas à remonter la pente, les mises en chantier se sont écrasées en janvier.»

Après un tel constat, les prévisions de croissance économique moindres au Québec des économistes de Desjardins sont les plus faibles parmi celles de leurs homologues dans les banques.

Un rebond en vue

À la Banque Nationale, principale concurrente de Desjardins au Québec, l'économiste et stratège en chef Stéfane Marion s'en tient à une prévision de croissance de 1,5% cette année et de 2,1% l'an prochain.

«Il est vrai que certaines données économiques récentes pour le Québec étaient plutôt inquiétantes, notamment pour le marché de l'emploi. Mais avec ce qui se passe aux États-Unis, je m'attends à un rebond de certaines exportations du Québec. Elles pourraient être une meilleure contributrice à la croissance, qui serait alors mieux répartie dans l'économie que la consommation des dernières années», selon M. Marion.

Pas sûr, car les États-Unis améliore drastiquement leur productivité au détriment de la masse salariale de leurs peuples donc, nos compagnies vont devenir encore moins concurrentiels.

À la Banque Laurentienne, l'économiste Sébastien Lavoie soulève aussi «la fatigue des ménages québécois» comme un facteur négatif qui influencera la croissance économique au Québec au cours des prochains trimestres.

Toutefois, il ne s'attend pas à réviser ses prévisions (1,5% pour 2012 et 2013) avant le prochain épisode de budgets fédéral et provinciaux, lesquels s'annoncent particulièrement ardus.

Les prochaines données sur l'emploi, attendues le 9 mars, seront aussi très suivies par les économistes des institutions financières. Surtout après les mauvais résultats rapportés au cours des trois derniers mois de l'année 2011, durant lesquels l'économie du Québec a perdu 61 000 emplois.

Au Mouvement Desjardins, les économistes François Dupuis et Yves St-Maurice estiment que le léger rebond de l'emploi observé en janvier 2012 était encore trop timide pour être significatif.

«Cette amélioration [regain de 9500 emplois] a permis d'amoindrir les inquiétudes sans réussir à les dissiper complètement. Le risque à la baisse demeure présent pour les consommateurs», lit-on dans leur bulletin publié hier.

À la Banque Nationale, l'économiste Stéfane Marion mise encore sur la création «de 60 000 à 80 000 emplois» au Québec cette année. Mais il avoue aussi un certain scepticisme après les «données inquiétantes des derniers mois».

«Elles ont surpris tout le monde tellement elles étaient mauvaises. C'est pourquoi les prochaines données du marché du travail seront très attendues. L'économie du Québec a un retard de création d'emplois à rattraper», selon M. Marion

‘Surpris, mauvais’, je pense que vous regardez trop les arbres, mais pas assez la forêt, vous avez de la difficulté à voir une perspective globale de la situation, des économistes généralistes serait bienvenus !