Fonds de santé une vraie tirelire commune

On vous assomme avec la taxe santé, par contre il semble que tout le monde pige dans le nouveau magot.

Et bien sûr, notre vérificateur ne fait que japper, mais un jour quand nous allons avoir une vraie démocratie avec des de vrais démocrates, nous allons donner des dents acérées au vérificateur, quand il constate que ça dérape.

Non, pas pour frustrer les bons politiciens, mais surtout pour ceux qui pigent dans la caisse du peuple pour satisfaire la non-imputabilité et la non-efficacité des dépenses publiques.


Extrait de : Taxe santé: la loi n'est pas respectée, selon le vérificateur général, Amélie Daoust-Boisvert , Le Devoir,              8 mars 2012 13h56

Une porte-parole du ministre Yves Bolduc a indiqué que «tous les fonds ont servi à améliorer l’accès au réseau pour les patients. On considère qu’on a géré l’argent avec rigueur».

Près du tiers de la nouvelle «taxe santé» a été alloué à des agences de la santé et, dans une moindre mesure, à des organismes à but non lucratif, des universités et des boursiers, ce qui est contraire à la loi, souligne le vérificateur général dans son plus récent rapport.     

En réaction, le ministre de la Santé Yves Bolduc compte apporter des modifications à la loi pour permettre que d’autres bénéficiaires que les établissements de santé, comme elle le stipule actuellement, puissent être financés à même le nouveau Fonds de financement des établissements de santé et de services sociaux (FINESSS), auquel chaque québécois versera 200 $ en 2012.

Ça va être un vrai ‘Free for all’

Dans son rapport déposé le 1er mars, le vérificateur général par intérim Michel Samson et son équipe révèlent que 77 des 252 millions du FINESSS, en 2010-2011, ont été alloués «à des bénéficiaires non conformes à ceux mentionnés dans la loi».

En effet, seuls les CSSS, les hôpitaux, les groupes de médecine familiale (GMF) et autres établissements de santé peuvent recevoir ces fonds. Par exemple, des sommes ont été attribués aux agences de la santé et des services sociaux. Des universités et des boursiers ont reçu du financement pour encourager le développement de la nouvelle profession d’infirmière praticienne spécialisée.

Le vérificateur souligne par ailleurs que les états financiers du fonds ont été déposés en retard. De plus, le budget du ministère et du FINESSS ont été gérés comme une tirelire commune, alors que chacun devrait faire l’objet d’un exercice comptable distinct. Par exemple, voyant que le FINESSS lui rapporterait 252 millions en 2010-2011 plutôt que les 180 millions prévus, le MSSS «a imputé des dépenses du même montant sur le fonds».

«Des modifications seront apportées à la loi pour préciser les bénéficiaires», répond l’attachée de presse du ministre Bolduc, Natacha Joncas Boudreau. «Tous les fonds ont servi à améliorer l’accès au réseau pour les patients. On considère qu’on a géré l’argent avec rigueur», ajoute-t-elle, même si des «ajustements» sont nécessaires après cette première année.

Les Comptes de la santé, publiés par le ministère en décembre dernier, stipulent que du FINESSS, 142 millions ont servis à l’accès à la première ligne et 110 millions à l’accès aux services et à l’accroissement des volumes.