La dette (annexe : Budget 2011-2012)

Cahier spécial : La dette (annexe : Budget 2011-2012)

Je vais inclure cette annexe dans le cahier spécial:

Plan Budgétaire vs Vérificateur (2011-2012)


LA DETTE (annexe : Budget 2011-2012)

Critiqué le retour à l'équilibre budgétaire prévu durant le prochain exercice, en 2013-14, qui selon le député est réalisé en pelletant ses hausses de dépenses sur la dette.

«L'illusion du retour à l'équilibre budgétaire doit être dénoncée fermement, parce qu'il n'y a pas de contrôle des finances publiques», a-t-il dit.

M. Marceau a soutenu que depuis son arrivée au pouvoir en 2003, le premier ministre Jean Charest est responsable de 33 pour cent de la dette du Québec, qui s'élèvera à 184 milliards $ cette année.

Le porte-parole péquiste en matière de conseil du trésor, Sylvain Simard


Cette année, la dette brute du gouvernement du Québec atteindra 191,7 milliards, 28,4 milliards de plus qu'il y a trois ans. Le coût du service de la dette ne cesse d'augmenter, de 7 milliards à 8,2 milliards en deux ans.

Une évolution franchement étonnante sous un gouvernement qui devait recentrer l'État québécois sur ses missions fondamentales.

«Pour ce qui est du contrôle des dépenses et du retour à l'équilibre budgétaire, le gouvernement est plus fidèle à son approche traditionnelle. Outre le budget de la Santé (+4,7%), de l'Éducation (+2,2%) et de la Famille (+1,6%), les autres dépenses du gouvernement sont à toutes fins pratiques gelées.

Dans un tel contexte, la revendication des étudiants de rétablir le gel des droits de scolarité universitaires paraît carrément surréaliste. Leurs manifestations, aussi spectaculaires et nuisibles soient-elles, ne changeront rien à la réalité budgétaire du Québec.»

André Pratte, La Presse


La dette préoccupe la CAQ

La Coalition avenir Québec s'est aussi beaucoup attardée en conférence de presse au poids de la dette québécoise. Il a insisté sur la croissance des intérêts qui y sont versés, totalisant 10,4 milliards de dollars. « Il y a un éléphant dans la pièce, et c'est l'explosion du service de la dette qu'on a dans ce budget, un budget qui est irresponsable, un budget qui montre que l'année prochaine, le service de la dette va augmenter de 9,4 % », a plaidé le chef du parti François Legault.

Le gouvernement Charest « joue le présent contre l'avenir », a-t-il jugé, de sorte qu'on doit « se préparer à des lendemains difficiles pour nos enfants et nos petits-enfants ».

Remarquez, que ça fait plus de 20 ans qu’on fait cela,
d’où le pourquoi des 234 milliards de dettes publiques.

La CAQ croit en outre que le gouvernement ne contrôle pas ses dépenses, comme le soutient M. Bachand. Si l'on inclut le service de la dette, les dépenses croîtront de 2,5 % cette année, et si l'on y ajoute l'argent dédié aux fonds spéciaux, elles augmenteront de 3,8 %, affirme M. Legault.


La perte de contrôle des dépenses se confirme

Malgré l’avalanche de hausses de taxes et de tarifs imposées par le gouvernement libéral au cours des dernières années, les contribuables constateront aujourd’hui que leur gouvernement a perdu le contrôle de ses dépenses. « Les ministres du gouvernement Charest avaient promis que l’État ferait la plus grande part pour le retour à l’équilibre budgétaire. C’est faux.

L’atteinte de l’équilibre budgétaire se fera parce que le gouvernement transfère ses hausses de dépenses à la dette.

Ce tour de passe-passe est honteux, trompeur et irresponsable »,

a fustigé, pour sa part, le député de Richelieu et porte-parole de l’opposition officielle en matière de Conseil du trésor, Sylvain Simard.

L’opposition officielle fait aussi remarquer que le Vérificateur général soulignait il y a trois semaines que le gouvernement libéral allait dépenser 9,3 milliards de dollars de plus que lorsqu’il a présenté le plan de retour à l’équilibre budgétaire. Or, on apprend aujourd’hui qu’en trois semaines, cet écart vient d’augmenter de 1 milliard de dollars et atteindra 10,3 milliards de dollars de plus que les prévisions de départ. 

Pour sa part, le député de Rousseau note que si l’équilibre budgétaire est atteint d’ici 2013-2014, c’est notamment grâce à l’entente sur l’harmonisation des taxes. « Pour 2014-2015, le ministre Bachand cherche encore 1 milliard de dollars. C’est donc signe que dans deux ans le risque est grand pour que le Québec se retrouve encore en déficit », prévient-il.

Dette : 11 G$ de plus que la prévision de 192 G$ 

Nicolas Marceau constate par ailleurs que le ministre Bachand rate sa propre cible pour le contrôle de la dette. « En 2010, le ministre prévoyait que la dette brute atteindrait 192 milliards de dollars en 2015. Le Vérificateur général nous a dit il y a trois semaines que ce serait finalement 202 milliards de dollars. On nous annonce aujourd’hui que ce sera 203 milliards de dollars. En clair, le gouvernement peut prétendre contrôler ses dépenses, mais ça demeure fictif : il augmente la dette pour y arriver », a reproché le deputé (4)


  • 30 %: proportion de la dette brute du Québec «dont sont responsables les gouvernements successifs de Jean Charest depuis 2003». Source : Parti québécois
  • 234 milliards $ : dette de l'ensemble du secteur public, telle qu'inscrite dans le budget 2011-2012. (Elle comprend la dette de l'État, mais aussi celles d'Hydro-Québec et des municipalités. Source : ministère des Finances)
  • 8,9 milliards $ : intérêts sur la dette que nous payons chaque année. Source : ministère des Finances
  • -1,7 % : le rendement historique du Fonds des générations. Source : Coalition avenir Québec
  • Il rappelle qu'un rapport du Vérificateur général du Québec dévoilé récemment fait état de «dépenses cachées» de 9,3 milliards $, député François Bonnardel

Revenons à l'essentiel

Pour atteindre cet objectif très ambitieux, elle promettait de ramener la croissance des dépenses de programmes à 3,2%, annonçait une lutte à l'évasion fiscale, une indexation des tarifs, une hausse d'un point de la TVQ en 2011.

En 2010-2011, Raymond Bachand, qui lui succédait, a respecté ce cadre, mais ajoutait un train de mesures. Il ramenait à 2,8% la croissance des dépenses, et allait chercher beaucoup plus dans les poches des contribuables: une autre hausse de la TVQ, une taxe sur l'essence, une contribution santé de 200$.

La Presse, Alain Dubuc (7)


J’inviterai M. Alain Dubuc de La Presse, de lire le rapport du vérificateur avant d’affirmer notre supposément équilibre budgétaire, un peu d’effort, je vous en prie !