Le Plan québécois des infrastructures, (Québec vs VG, 2011-2012)

Cahier spécial : Le Plan québécois des infrastructures,  (Québec vs VG, 2011-2012)



En 2009 et en 2010, la valeur des investissements publics s’est accrue respectivement de 19,3 % et de 6,5 %. Les investissements publics du gouvernement du Québec et d’Hydro-Québec auront permis, pendant la récession et durant la reprise, de soutenir l’emploi et de moderniser les infrastructures, ce qui favorisera la croissance à moyen terme.

Source : Plan budgétaire A.43

Québec - Évolution infrastructure - 2011-2012

Source : Plan budgétaire C. 52


32 milliards

32 milliards d’investissements en infrastructure entre 2008 et 2012, et on a même pas commencé la commission d’enquête, beau cadeau à accorder à nos entrepreneurs et à satisfaire le financement politique.

Imaginer, si on a payé 10 à 15 % trop cher, 3 à 5 milliards dans les poubelles.

Après on se demande pourquoi le gouvernement n’a plus aucune crédibilité face à son peuple.

Comme je dis souvent le travail est noir est peut-être illégale, mais tout à fait légitime quand on examine comment l’État gère la richesse de son peuple.


Corruption

Il ne fait pas de doute que la corruption dans la construction déborde le milieu syndical. Elle existe aussi dans des entreprises de construction, qui se partagent des contrats malgré la loi régissant les appels d’offre et la règle du plus bas soumissionnaire. Cette règle est facile à déjouer. Tantôt, on forme les comités d’appels d’offres de façon à limiter le nombre de soumissionnaires (on a écarté Veolia du contrat des compteurs d’eau de Montréal) ou à les sélectionner en fonction du résultat que l’on veut, tantôt des soumissionnaires s’entendent entre eux pour se partager les contrats.

C’est pour cela que les contrats de construction de routes et de grands travaux octroyés dans la région de Montréal coûteraient 20, 25 et même 30 % plus cher qu’ils le devraient normalement. Des entrepreneurs s’en mettent plein les poches, mais il faut aussi entretenir les distributeurs des contrats et financer des activités partisanes des partis.

Financement des partis: Pourquoi y a-t-il autant de relations entre certains élus et fonctionnaires municipaux, des entreprises de construction et des bureaux d’ingénieurs-conseils ?

Tout simplement parce que les partis municipaux et les aspirants à des postes électifs ont besoin d’argent pour financer leurs campagnes électorales. Or, qui d’autres que les entreprises qui obtiennent des contrats des villes ont un intérêt évident à financer des partis municipaux et des candidats à des postes électifs ? À peu près personne, à part des amis et des proches de ces aspirants à des postes électifs ? Or ce n’est pas avec les grenailles de ces derniers que quelqu’un va financer une campagne électorale. Il faut donc de plus gros donneurs. (1)


Les investissements publics 2011-2012

En 2011, la valeur des investissements publics au Québec des gouvernements provincial et fédéral et des municipalités devrait croître de 4,5 %, soit plus rapidement que le PIB, pour atteindre 16,1 milliards de dollars. En pourcentage du PIB, ces investissements devraient s’élever à 4,9 % en 2011, comparativement à 3,1 % en 2006.

Investissements des ministères et organismes du gouvernement du Québec

Au-delà des investissements de l’ordre de 9,6 milliards de dollars dans le cadre du Plan québécois des infrastructures en 2011-2012, le gouvernement du Québec réalisera des investissements de 1,5 milliard de dollars par l’intermédiaire de ses différents ministères, organismes et fonds spéciaux. Ces investissements incluent les immobilisations nécessaires à l’exercice des fonctions étatiques et au maintien de la qualité des services publics.

Investissements des ministères, organismes et fonds spéciaux

Source : Plan budgétaire B.57 à B.59


Investissements des entreprises du gouvernement

Les investissements publics au Québec, y compris ceux du Plan québécois des infrastructures, des municipalités, du gouvernement fédéral ainsi que ceux d’Hydro-Québec, atteindront 6,3 % du PIB en 2011, du jamais vu depuis plus de 25 ans.

Québec - Investissement publics - 2011-2012

Source : Plan budgétaire C.53

Les entreprises du gouvernement effectueront d’importants investissements au cours des prochaines années. En 2011-2012, les investissements d’Hydro-Québec, de Loto-Québec et de la Société des alcools du Québec atteindront 4,9 milliards de dollars. Sur la période 2010-2011 à 2012-2013, les investissements de ces sociétés totaliseront 15,1 milliards de dollars.

Investissements des entreprises du gouvernement

Source : Plan budgétaire B.57 à B.59


Hydro-Québec l’art de construire des barrages non-rentables

Ce que notre cher Ministre Bachand a oublié de dire, c’est qu’Hydro Québec est en train de construire des barrages qui sont très loin de la rentabilité, des dizaines de milliards d’emprunts sur le dos des futures générations pour maintenir des emplois, tant qu’à suivre cette logique, autant construire des usines de textiles, pas grave s’ils ne pas graves, ça fait des emplois.

«Les nombreux projets en chantier d'Hydro-Québec risquent de fonctionner à perte, ce qui devrait coûter cher aux Québécois.

La chute du prix d'électricité devrait en effet créer une situation où la société d'État exporte à perte vers les États-Unis.

Uniquement pour le projet La Romaine, huit milliards $ seront dépensés pour construire quatre centrales, qui produiront 1550 MW.

Au total, d'ici quatre ans, 25 G$ devraient être investis à travers la province pour produire 4500 MW, un montant qui pourrait facilement grimper, selon l'administrateur Claude Garcia. «Les cinq dernières centrales faites par Hydro-Québec ont défoncé le budget de 26%», a-t-il déploré.

Chaque kW/h provenant de ce complexe coûtera douze cents à produire. Or, Hydro-Québec ne peut espérer exporter de l'électricité à plus de cinq cents le kW/h en raison des prix actuels de l'électricité.» (2)

«Hydro-Québec se retrouvera dans 15 ans avec des surplus gigantesques. Qui seront les acheteurs pour ces milliards de kilowattheures excédentaires?

Dès 2014, soit dans quatre ans, avec le début de la mise en service du projet La Romaine, la capacité de production d'Hydro-Québec sera de 14% supérieure aux besoins du Québec.

Hydro prévoit investir ensuite dans le projet Petit Mécatina, puis dans des projets encore non identifiés dans le Nord du Québec, de sorte que ses surplus continueront d'augmenter.

Comme la demande du Québec sera saturée à long terme, les surplus pour l'horizon 2025 pourraient atteindre 44 milliards de kilowattheures. Hydro-Québec soit forcée d'exporter son énergie aux États-Unis à des prix bien inférieurs à son coût de production.» (3)


Détails du plan Québécois des infrastructures 2010-2015

Dans le cadre du Plan québécois des infrastructures 2010-2015, le gouvernement investira 44,6 milliards de dollars sur cinq ans, soit une hausse de 1 916 millions de dollars par rapport au dernier plan. Cette croissance de 4,5 % est comparable à celle de l’économie.

En ajoutant la contribution des différents partenaires du gouvernement du Québec aux projets figurant au plan quinquennal, les investissements du Plan québécois des infrastructures 2010-2015 atteindront 57,0 milliards de dollars sur cinq ans.

Investissements en infrastructures 2010-2015

Source : Plan budgétaire B.57 à B.59

Répartition par secteur d’intervention 2010-2015

Les investissements du Plan québécois des infrastructures de 44,6 milliards de dollars de 2010-2011 à 2014-2015 sont répartis dans les différents secteurs d’intervention gouvernementale :

Répartition des investissements du Plan québécois des infrastructures 2010-2015

Source : Plan budgétaire C.63
Annexe 1 : Détails infrastructures 2010-2015

 Infrastrucute - selon le secteur d’intervention

Source : Plan budgétaire C.64
Annexe 1 : Détails infrastructures 2010-2015