Les exportations, (Québec vs VG, 2011-2012)

Cahier spécial : Les exportations,  (Québec vs VG, 2011-2012)



Exportations du Québec selon les partenaires commerciaux en 2010

Le Québec est une économie ouverte, largement influencée par la situation de ses partenaires commerciaux. En 2009, ses exportations, qui représentaient 44,4 % du PIB, avaient pour destination les États-Unis (17,1 %), le reste du Canada (19,1 %) et les autres partenaires commerciaux (8,1 %).

Québec - Exportations - Partenaires - 2011-2012

Source : Plan budgétaire B.19


Les exportations du Québec une année 2010 difficile

En 2010, les exportations totales du Québec ont diminué de 0,3 % en termes réels. Malgré une reprise enregistrée dans certains secteurs, l’appréciation du dollar canadien et le délai de la reprise de la production dans certains secteurs d’exportation importants, dont l’aéronautique, ont entraîné globalement un léger recul des exportations.

·         Le secteur des métaux primaires (11,2 %), soutenu par une forte demande d’aluminium et de métaux précieux aux États-Unis, et celui des pâtes et papiers (6,9 %), stimulé par la forte demande de la Chine, ont connu une bonne reprise de leurs exportations.

·         Toutefois, les exportations dans les secteurs du matériel de transport (− 10,1 %), des produits chimiques et dérivés du pétrole (− 5,0 %) et de la machinerie et équipement (− 2,6 %) ont enregistré des baisses.

Exportations internationales de biens du Québec en 2010Source : Plan budgétaire B.44

Produits finis, où est tu ?

Que voyez-vous dans ce graphique ?

Nous avons un sérieux problème d'exporter des produits finis, malheureusement c'est cela qui rapporte le plus à l'État, il y a beaucoup d'emplois et normalement bien rémunérés, exporter des boulettes de fer ou des lingots d'aluminiums n'apporte presque rien à l'État, ce qui est payant, c'est la transformation.

Voici un des problèmes fondamentaux du Québec, une faible compétitivité par rapport aux provinces et États de proximité, nos politiciens ont préféré de donner des bonbons à son peuple, satisfaire les syndicats, créer un État et une réglementation obèse, tout cela pour gagner des votes.

Ne jamais oublier, ce sont les entreprises qui crée la richesse, rien d’autre, si elles ne sont pas concurrentielles, elles disparaissent graduellement et les recettes fiscales aussi.


Des perspectives meilleures pour 2011 et 2012

Soutenues par un environnement favorable découlant de l’expansion des économies américaine et canadienne et de la demande en ressources naturelles des économies émergentes, les exportations du Québec devraient se redresser graduellement. Elles devraient progresser de 3,4 % en 2011 et de 4,4 % en 2012, en dépit du dollar demeurant élevé. Notamment :

·         les exportations d’aluminium et de minerai devraient continuer d’augmenter,étant donné le raffermissement de la demande mondiale pour ces produits;

·         après avoir reculé en 2009 et en 2010, les exportations du secteur de l’aéronautique devraient se stabiliser en 2011, pour croître ensuite en 2012.

Exportations totales du Québec

Source : Plan budgétaire B.45



dépassé par la compétitivité de ces voisins

Investissement privé défaillant

Liberté économique 2010Comment tuer l’Économie québécoise, relativement simple créé un environnement d’affaire qui est inférieure aux provinces ou États avoisinants, ce que le Québec a très bien réussi depuis des décennies (59e position).

Tout est une question de confiance par rapport aux décideurs politiques. Si les gens à plus de 95 % n’ont pas ou peu confiance au gouvernement provincial pour gérer la crise économique actuelle.

Confiance populationPensez-vous que les entrepreneurs ou les investisseurs étrangers ont confiance à investir au Québec, surtout si c’est pour faire de l’exportation.

Voici une série d’embûche qui démotive l’investissement privé :

1)   C’est la province la plus endettée de l’Amérique du Nord, tellement endetté que si le Québec était souverain, il serait le troisième pays le plus endetté du monde, donc l’État a de la difficulté à gérer ces finances.

2)   Vous constatez qu’elle est aussi en déficit structurel, donc il y a une grande chance que les charges fiscales risquent d’augmenter régulièrement, d’autant plus que ce sont des gouvernements foncièrement sociaux-démocrates qui gouvernent le Québec depuis 30 ans.

3)   Vous constatez que les impôts personnels sont les plus régressifs de l’Amérique du Nord, donc si vous voulez transférer des cadres dans cette usine, on doit les payer plus cher pour compenser la charge fiscale excessive.

4)   De plus, le coût de la masse salariale pour les employés est au moins 30 % supérieur aux autres provinces, donc elle doit l’inclure dans ces coûts de production, ce qui va réduire sa compétitivité. En plus, puisque le Québec est en déficit structurel il y a de grandes chances que les coûts de la masse salariale risquent d’augmenter à cause de la sous-capitalisation (RRQ, FSS, congés parentaux, etc …), donc encore une autre diminution de compétitivité.

5)   De plus, le fardeau réglementaire semble être très lourd au Québec, compétitivité ligotée par une réglementation excessive  (exemple : équité salariale, la loi 101, 8000 règles fiscales).

6)   Même si vous constatez que le personnel coûte moins chers au Québec, dû au problème de démographie cette différence de coût risque de s’atténuer dû à la rareté de la main-d'œuvre.

7)   Vous constatez que le Code du travail est très lourd, dans toute l’Amérique du Nord le taux de syndicalisation diminue autres qu’au Québec, de plus ils possèdent une formule Rand, ce qui oblige que l’usine soit entièrement syndiquée, pas évident, de plus votre n’être pas très chaud d’avoir un syndicat de bord en bord, vous allez préférer de l’installer au sud des États-Unis ou le droit de la non affiliation existe.

8)   De plus, vous apprenez que la loi antiscab est globale, donc si votre usine est en grève aucune production ne doit sortir de l’usine, vous n’êtres pas limités seulement à la production au Québec. Puisque votre usine fait des pièces pour l’industrie automobile, vous ne pouvez pas arrêter la production mondiale d’automobile, parce que vous ne pouvez pas fournir de pièce sur les chaînes de production, beaucoup trop dangereux.

9)   Il semble aussi que le Québec n’attend pas à la fin du processus d’opposition avant de saisir s’il y a un litige fiscal, une sérieuse agressivité fiscale.

10) Puisque le Québec est le deuxième État ayant le plus haut taux de démographie, on risque d’avoir des conflits sociaux futurs devant les iniquités de la distribution de la richesse.

11) Les États-unis n’ont pas pu convaincre la Chine de s’engager à réévaluer le yuan n’ayant eu aucun accord avec le G20, ils se sont mis en mode protectionniste, il imprime de l’argent, dévaluant leur monnaie, d’autant plus que le FMI vienne de lui donner raison :

«Une nouvelle dépréciation effective du taux de change du dollar contribuerait à une baisse durable du déficit des comptes-courants des États-unis vers un niveau plus en conformité avec les fondamentaux de moyen terme, apportant un soutien à une croissance plus équilibrée», affirme le Fonds.

12) Donc pour un exportateur canadien, le désavantage d'un dollar fort dépasse de beaucoup tout avantage que l'on peut tirer du fait de payer moins cher pour des choses comme de la machinerie importée, exemple pour améliorer la productivité.

13) Libre – échange; elle avait peut-être un sens au début, créer des produits de masse qui demandait peu de savoir faire, mais maintenant la situation se corse, les pays émergents sont de plus en plus brillants et intelligents, faire des micro-ondes ne suffit plus, ce qu’ils veulent faire ce sont des trains, des avions et des voitures.

C’est le transfert de la production manufacturière ayant une forte valeur technologique vers les pays émergents.

En termes clairs, les compagnies à fortes teneurs technologiques se délocalisent pour réduire les salaires des employés que les pays industriels ne lui permettent pas d’accomplir.

On pourrait comprendre leur décision si la compagnie était déficitaire, que la productivité était faible et que la compétition internationale était trop forte.

Or, il n’en est rien. La délocalisation vers le Tiers-monde n’a qu’un objectif : utiliser la faiblesse de la masse salariale.

14) Tant aussi longtemps on ne rééquilibrera pas le libre-échange, nos voisins du Sud vont dévaluer leurs monnaies, pour s’assurer que leurs compagnies exportatrices restent compétitives.

Donc, le Québec est dans un le pétrin, si le gouvernement n’est pas capable de démontrer qu’il veut sérieusement améliorer la compétitivité des entreprises québécoises, les entrepreneurs québécois et étrangers vont être frileux à investir au Québec.


Un contexte international plus compétitif et plus contraignant

L’économie du Québec, tout comme celle du Canada, fait face à un contexte international plus contraignant et plus compétitif.

En particulier, les entreprises doivent composer avec un dollar canadien qui s’est grandement apprécié vis-à-vis le dollar américain, à un prix du pétrole qui a fortement augmenté au cours des années 2000, ainsi qu’à l’arrivée de nouveaux concurrents sur les marchés intérieur et extérieur du Québec.

·         Par exemple, la Chine a doublé sa présence aux États-Unis depuis l’an 2000, prenant des parts de marché importantes dans plusieurs secteurs où le Québec était traditionnellement présent.

Parts de marché de la Chine aux États-Unis

Ainsi, le recul des exportations durant la récession de 2009 n’a pas été récupéré, ni au Québec, ni au Canada. La diminution de 18,3 % des exportations du Québec s’est reflétée sur la production manufacturière, qui a baissé de 15,7 % depuis son sommet de 2006. De façon similaire, les exportations du Canada ont diminué de 24,0 % et la production manufacturière, de 22,1 %.

Exportations internationales et production Québec

 

Source : Plan budgétaire B.45 à B. 48


Le Canada un vrai ‘Grilled Cheese’

Voici certains commentaires provenant de mes carnets

Est-ce que vous souvenez du carnet, où j’avais mentionné que nous avions un sérieux problème de compétitivité avec les États-Unis.

Ils ont plus de 100 millions de personnes qui sont prêtes à travailler à rabais, juste le salaire manufacturier a baissé de moitié en moins de 6 ans pour les salaires de base, ils ont le choix de travailler à 14 $ ou être sur les ‘Foods Stamps’

Cela ne prend pas un doctorat en économie pour constater dans quelle merde on est rendu, un entrepreneur voit cela en 10 minutes, comment peux-tu compétitionner avec une main-d'œuvre qui te coûte presque moitié moins chère, et le savoir ?  il n'en manque pas, ils ont plus de 101,000 ingénieurs en chômage.

On n'a même pas besoin de la Chine, les Américains vont devenir notre pire cauchemar, c'est la futur Chine de l'Amérique du Nord, le seul problème, on est le seul autre pays dans cette Amérique du Nord.

Il semble qu'il y ait des gens qui se réveillent au Canada, par contre, nos politiciens arrêter de faire de la politicaillerie et attaquer les vrais problèmes de fond, car ce ne sera pas rose, on le constate en Ontario, ils ont de sérieux problèmes, imaginez-nous !

En plus, les Américains n'arrêtent pas d'imprimer de l'argent, alors les subventions drôlement faciles quand c'est payer avec l'argent de Monopoly.

Ne vous demandez pas pourquoi Bell Hélicoptère a décidé de construire une nouvelle usine à Amarillo pour son nouvel appareil commercial «Relentless»,  où jusqu'à récemment, Bell Helicopter faisait assembler tous ses hélicoptères commerciaux à Mirabel.

Alors, M. Charest au lieu de dépenser des milliards que nous n’avons pas pour le Plan Nord, pourquoi ne pas commencer avec le Plan Sud pour restaurer un minimum de compétitivité avec nos entreprises existantes.

Oui, le Canada un vrai ‘Grilled Cheese

US Taxe bracketsEst-ce que vous ne trouvez pas cela effrayant, plus de 62 millions d’Américains ne font que 32,000 $ et plus de 46 millions sont sur des foods stamps, 100,000 millions de personnes à rabais.

Les États-Unis commencent à devenir une deuxième Chine, l’effet pervers de la mondialisation pour essayer de la concurrencer, la classe moyenne souffre.

N’oubliez jamais, ce sont les entreprises qui créent la richesse, non l’État.

US median household

Cette destruction de la richesse de classe moyenne a un effet très pernicieux sur nos entreprises canadiennes, les employeurs font faire de plus en plus de pression sur les employés pour réduire vos salaires pour rester concurrentiels, sans cela, ils vont fermer leurs opérations ou se délocaliser.

Rien de très réjouissant pour un peuple qui est surendetté, en fait vous allez devenir de plus en plus pauvres, si on veut rester concurrentiel.

Donc, vous comprenez maintenant que tout est lié, une économie ce sont des milliers de facteurs, et malheureusement certains sont loins d’être encourageant.

Bienvenue, dans une pauvre Réalité économique.



  1. gravatar

    # by invinoveritas - 15 mars 2012 à 09 h 14

    Excellent blog Québec Droite,
    vous faites un sacré travail!,
    C'est formateur et réaliste.
    Ma seule critique va vers le fait que vous ne passez pas souvent le correcteur orthographique sur vos écrits ce qui leur enlève énormément de professionalisme...
    Mais sur le fonds c'est substantiel et nous fait tomber les coquilles des yeux. Bravo et continuez,
    Richard Sagala
    un lecteur assidu

  2. gravatar

    # by Québec de Droite - 15 mars 2012 à 15 h 28

    J'étais bon en affaires, mais j'ai toujours été nul en français, ma secrétaire corrigeait mes fautes, une chance !

    Saviez-vous que je passe en travers de trois correcteurs de texte?

    1. La première passe est Correcteur 101

    2. Le deuxième est Antidote

    3. Et le troisième est Cordial.

    Et souvent, les trois ne sont pas d’accord entre eux, alors, je deviens complètement mêlé.

    Pourtant, je fais mon possible, même les correcteurs ont de la difficulté en s’en sortir, imaginé une personne qui est foncièrement dislecsique avec la grammaire française.

    Espérons que le contenu est plus important que les fautes d’orthographe et les structures de phrases.

    Un blogueur qui fait son possible.

    Q.D.