Même avec des économistes biaisés - le Québec rejoint ainsi les pays les plus endettés du monde

J’avoue que la qualité de nos économistes québécois ne vole pas haut dernièrement.

On essaie de comparer la dette d’une province avec celle de la Grèce ou avec un pays en difficulté, en disant qu’il n’y a pas de problème, nous sommes à 54 % et les autres sont à 100 % et +.

Alors, MM. les clowns économistes d'université qui sont à la solde du Gouvernement du Québec, un peu de professionnalisme !

Nous ne pouvons pas comparer la dette d’une province
avec celle d’un
pays

Si nous voulons avoir une comparaison juste, il faut ajouter la portion de la dette fédérale que les Québécois doivent assumer.

«Il est irréaliste d'omettre la part de dette du gouvernement fédéral que doivent assumer les Québécois, soit 123 milliards de dollars.

En ajoutant cette dette fédérale à celle de la province, l'endettement du Québec en fonction de son PIB dépasse les 80 %.

Le Québec rejoint ainsi les pays les plus endettés du monde.

Cela dit, il n'est encore question que de dette nette. En considérant la dette publique, qui comprend aussi les sommes dues par Hydro-Québec, les commissions scolaires, les municipalités, le ratio de dette comparativement au PIB frôle les 110 % (1)»

L’argument est relativement simple, vous pouvez le vérifier à chaque semaine, regarder votre talon de chèque, que voyez - vous ?

Un impôt provincial et un IMPÔT FÉDÉRAL, en tant que créateur de richesse québécois au Québec, une partie de richesse que vous créez durant la semaine sert à payer les obligations de la province et celle du Canada.

La richesse qui est créée dans la province n’est pas entièrement exclusive au Québec, mais une portion va aux fédérales, valable pour vos impôts et des taxes que vous payez tel que la TVQ et TPS.

Donc, nos économistes biaisés pour ne pas effrayer la population font des comparaisons douteuses comme dans cette émission de radio.

Audio : Martin Coiteux : Le Québec et la Grèce

«On n’est pas aussi endetté que la Grèce, un peu plus de 100 % du produit intérieur brut, le Québec a un endettement supérieur dépendamment de quelle façon comment on le mesure de 50 %, donc la moitié ce que la Grèce avait avant que les choses commence à se corser…, bla-bla-bla »

Typique de la désinformation

Bravo, MM. les Québécois vous êtres moitié moins endettées que les Grecs, sauf dans son commentaire, il a sciemment oublié votre responsabilité de la dette fédérale, et comme le chroniqueur ne connait pas suffisamment l'économie ont lui à passer une belle couleuvre et à l'ensemble de la population qui ne connaît strictement rien à l'économie.

Si vous voulez avoir une comparaison assez juste et actuelle, le Portugal et le Québec ont beaucoup de similarité.

·         Compétitivité faible avec les pays de proximité (Québec : les provinces et États américains.

·         Code du travail fortement réglementé et forte présence de syndicats.

·         Fardeau réglementaire lourd

·         Poids croissant du secteur public, lourd, inefficace et peu imputable.

·         Des déficits structurels.

Et évidemment le Portugal est le prochain pays à faire défaut de paiement.

Si le Québec ne se cachait pas sous les jupons du Canada, ça fait drôlement qu’il aurait été décoté.

Mais pour revenir à nos économistes, je vous l'ai toujours dit, prenez leurs commentaires avec des GROS GROS grains de sel, car il faut toujours vérifier qui est leur employeur et quels clients qu'ils desservent.

Dans ce cas-ci, M. Coiteux est un professeur d’université donc un employé d’État.

Crédibilité douteuse

Au cours de la dernière décennie, ils ont sérieusement perdu de la crédibilité, c’est pour cela que la AEA tente de redorer leurs blasons.


Extrait de : Les économistes à gages sur la sellette, Renaud Lambert, Le Monde Diplomatique, mars 2012

Conflits d’intérêts et connivences médiatiques

Editoriaux, matinales radiophoniques, plateaux de télévision : en pleine campagne présidentielle, une poignée d’économistes quadrillent l’espace médiatique et bornent celui des possibles. Présentés comme universitaires, ils incarneraient la rigueur technique au cœur de la mêlée idéologique. Mais leurs diagnostics seraient-ils aussi crédibles si ces « experts » rendaient publiques leurs autres activités ?

On appelle cela l’« effet Dracula » : à l’instar du célèbre vampire des Carpates, les arrangements illégitimes ne résisteraient pas à leur exposition au grand jour. Ainsi, la révélation en 1998 de l’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI), négocié secrètement pour accentuer la libéralisation économique, avait conduit à sa désintégration.

Cette fois, la controverse concerne la collusion entre économistes et institutions financières. Nombre d’universitaires invités par les médias pour éclairer le débat public, mais aussi de chercheurs appointés comme conseillers par les gouvernements, sont en effet rétribués par des banques ou de grandes entreprises. Un expert peut-il, « en toute indépendance », prôner la dérégulation financière quand il occupe simultanément un poste d’administrateur d’un fonds d’investissement ?

AEA - Disclosure of Conflict of InterestCes liaisons dangereuses, sources de conflits d’intérêts, ne sont pas secrètes. Mais leurs bénéficiaires se gardent bien d’en faire la publicité. Avant le cataclysme de 2008, chacun s’accommodait de l’équivoque : les journalistes exhibaient leurs experts censément neutres, lesquels empochaient les dividendes de leur ubiquité sous forme de notoriété accrue et d’espèces sonnantes et trébuchantes.

Mais, depuis 2008, les accointances des économistes ne passent plus inaperçues. L’effet Dracula aura-t-il raison de cette forme intellectuelle de prévarication ? Suffira-t-il de la rendre publique pour la vaincre ? Tel est le pari de la prestigieuse Association américaine d’économie (American Economic Association, AEA).

Depuis le début de cette année, les articles publiés dans les revues scientifiques membres de l’association sont tenus de dévoiler les éventuels conflits d’intérêts impliquant les auteurs.

Donc, quand vous lisez un rapport de Cirano, il faudrait exiger à la fin du document tous les contrats qu’ils ont eus avec le gouvernement du Québec, même exigence pour un économiste qui passe ou est publié dans les médias.

Les économistes devront ainsi mentionner « les “parties intéressées” leur ayant versé une rémunération financière importante, c’est-à-dire d’un montant total supérieur ou égal à 10 000 dollars [environ 7 600 euros], au cours des trois dernières années » (communiqué du 5 janvier 2012). La mesure s’appliquera (...)