Nos meilleures sociétés technologiques sont vendues trop tôt

Un article intéressant sur les compagnies ‘Start-up’ et démontre à quel point tout peut-être dé-localisable.


Extrait de : Le Québec en panne de circuits, Philippe Mercure, La Presse, 25 février 2012

Montréal, le 29 décembre dernier. Le thermomètre flirte avec les -25 ºC. Alors que tout le monde a déjà la tête au réveillon du jour de l'An, la nouvelle tombe comme une bombe.

Enobia Pharma, une petite boîte née des labos de l'Université de Montréal, vient de faire sauter la banque. L'américaine Alexion accepte de payer 610 millions pour son médicament contre une maladie des os, un produit qui n'a même pas fini d'être testé sur les patients. Mieux: la somme pourrait grimper à plus de 1 milliard si le médicament atteint le potentiel commercial qu'Alexion lui soupçonne.

«Ça, on appelle ça un grand chelem», dit Ken Pastor, associé principal du fonds de capital-risque québécois CTI Capital - l'un de ceux qui avaient misé de l'argent sur l'entreprise justement dans l'espoir de la voir exploser.

Le problème, c'est que les grands chelems comme Enobia sont rares au Québec. Trop rares. En technologie, les retraits sur des prises - les entreprises qui échouent avant de commercialiser des produits - font partie du jeu.

Le hic, c'est que quand la province parvient à cogner, elle se contente trop souvent de petits coups sûrs.

En clair: nos meilleures sociétés technologiques sont vendues trop tôt, pour des sommes trop faibles, à des étrangers qui les font grandir chez eux.

Contrairement aux grandes acquisitions, les petites boîtes vendues pour quelques dizaines de millions font rarement les manchettes. À moins d'avoir le nez collé sur la scène techno, vous n'avez probablement jamais entendu parler de Tungle.me, de Defensio, d'Anomalous Networks ou de StreamTheWorld. Les observateurs les avaient pourtant identifiées parmi les entreprises en démarrage les plus prometteuses de la province. Aujourd'hui, elles grandissent toutes sous contrôle étranger.

«Il y a toujours quelque chose qui survient trop tôt, déplore Shahir Guindi, spécialiste en technologie et associé directeur chez Osler, Hoskin&Harcourt.

1.      Soit il manque de capitaux,

2.      Soit un des actionnaires veut vendre,

et ça finit avec la compagnie qui est vendue.

Les conséquences sont importantes. Une entreprise vendue trop tôt n'a pas encore eu le temps de s'enraciner ici. Ses installations sont petites et ses employés, peu nombreux. Le tout est facile à déménager.

Mais il y a plus. Il faut comprendre que mettre au point des technologies comme de nouveaux médicaments ou des logiciels novateurs est un processus long et risqué.

Pour le mener à terme, il faut que des financiers acceptent de miser de l'argent sur les technologies bien avant qu'elles ne deviennent payantes.

Parfois, les financiers se trompent et perdent leur mise. D'autres fois, ils connaissent des succès.

«Sur 10 compagnies, la règle est que :

1.      Vous allez frapper 1 coup de circuit comme Enobia.

2.      Dans deux ou trois cas, on se rend compte que ça ne va nulle part et on limite les pertes le plus rapidement possible.

3.      Le reste du temps, on fait une, deux ou trois fois notre mise», dit Ken Pastor, du fonds CTI Capital.

Le problème, c'est que si le circuit se transforme en simple coup sûr, l'argent récolté par les succès ne parvient plus à compenser les échecs.

«Si notre champion rapporte seulement trois ou cinq fois la mise, notre portefeuille complet est sous l'eau», résume Jacques Bernier, associé principal de Teralys - un réservoir de capital-risque dont la mission est de renflouer les fonds qui misent sur les entreprises.

M. Bernier observe que l'affaire se transforme souvent en cercle vicieux.

Un financier affamé qui doit absolument se renflouer sautera sur la première occasion de récupérer sa mise, incitant lui-même les entreprises de son portefeuille à se vendre trop tôt. À long terme, cela réduira son rendement... et le rendra encore plus affamé.

«Quand on vend une entreprise pour 30 millions et qu'elle continue de croître aux États-Unis, ce sont les actionnaires américains qui s'enrichissent, dit Shahir Guindi. Et les actionnaires québécois, ceux qui ont pris les plus grands risques, se retrouvent avec peu.»

Et dîtes-vous, ça ne fait, que commencer, il faut qu’il rétablisse leurs bases industriels, ça va être de plus en plus agressifs, ils ont plus de 100 millions de pauvres à nourrir.

Eux aussi, ils s’en font passer, ils ont développé des technologies vertes comme les piles au lithium, les panneaux solaires, les éoliennes qui ont coûté des milliards en développement, pour se retrouver en Chine, à cause du coût de fabrication moindre en Chine.

Conséquence, la moitié des panneaux solaires du monde sont fabriquées en Chine avec la technologie américaine, ils ne sont pas vraiment CONTENTS surtout que les autres fabricants aussi bien aux États-Unis et en Europe sont en train de faire faillite.

Difficile de ne pas refuser la fabrication en Chine, quand vous avez de telles conditions :

“We’re going to help you get started, we’ll help you scale up,

We’ll give you low-interest loans or no-interest loans,

We will give siting, we will do whatever it takes for you
to get started here.”

Buy Chinese, Borrow Chinese

Wind-turbine market

China has taken on General Electric Co. and Western peers that control the $70 billion wind-turbine market, striving to repeat its 2010 coup when the Asian nation sold more than half the world’s solar panels for the first time.

Solar Conquest

Western manufacturers worried about price competition need only look at solar panels.

In three years, the Chinese went from 30 percent market share to more than half by improving quality and slashing prices, New Energy Finance data shows. (1)