Québec dette brute (2012) : 183,9 milliards

M. Charest applique la règle d’or des agences de notations américaines à merveille !

Un État peut emprunter indéfiniment

aussi longtemps qu’il paie ces intérêts


Points saillants :

·         La dette du Québec a augmenté de 10 milliards par année depuis deux ans.

Une chance que le gouvernement du Québec, essaie de nous faire croire qu’il contrôle ces budgets.

·         Québec aura dépensé 9,3 milliards de dollars de plus que prévu au cours de la période s’échelonnant de 2009-2010 à 2013-2014

1.      1,9 milliard de créances douteuses.

2.      1,8 milliard pour l’enveloppe de la Financière agricole.

3.      1,4 milliard provenant des déficits des régimes de retraite.

4.      700 millions reliée à de l’équité salariale.

5.      400 millions provenant des ententes conclues avec les services de garde.

6.      300 millions « d’injections additionnelles dans le programme RENFORT.

7.      Cinq organismes fiduciaires gouvernementaux ont cumulé des déficits totalisant cinq milliards de dollars en 2011.

a)      2,2 milliards au Fonds de la santé et de la sécurité du travail

b)      1,5 milliard au Fonds de l’assurance automobile

c)      640 millions au Fonds d’assurance stabilisation des revenus agricoles.

d)      Fonds d’assurance parentale à 591 millions de dollars en 2011

La dette du Québec est aussi en hausse

·         En 2012, la dette brute aura déjà bondi de 20,6 milliards de dollars (depuis 2010) pour atteindre 183,9 milliards.

·         Elle augmentera d’un autre 7,2 milliards en 2013.

·         Québec devrait ajouter 7,5 milliards à sa dette provenant de paiements de transferts consentis à divers organismes, dont les municipalités.


Extrait de : Budget défoncé de 3 milliards, Régys Caron, Journal de Montréal, 01 Mars 2012

Le gouvernement Charest a dépensé 3,6 milliards de dollars de plus que prévu au cours des deux dernières années et a augmenté la dette du Québec de 20 milliards de dollars.

De même, Québec aura dépensé 9,3 milliards de dollars de plus que prévu au cours de la période s’échelonnant de 2009-2010 à 2013-2014, révèle le vérificateur général par intérim du Québec, Michel Samson, dans un rapport rendu public hier. Les dépenses additionnelles s’expliquent par des ajouts de 1,9 milliard de créances douteuses, un relèvement de 1,8 milliard de l’enveloppe de la Financière agricole, une ardoise de 1,4 milliard provenant des déficits des régimes de retraite, une facture de 700 millions reliée à de l’équité salariale, une autre de 400 millions provenant des ententes conclues avec les services de garde et 300 millions « d’injections additionnelles dans le programme RENFORT » (garanties de prêts et prêts offerts aux entreprises par Investissement Québec).

Cinq organismes fiduciaires gouvernementaux ont cumulé des déficits totalisant cinq milliards de dollars en 2011, dont 2,2 milliards au Fonds de la santé et de la sécurité du travail, 1,5 milliard au Fonds de l’assurance automobile et 640 millions au Fonds d’assurance stabilisation des revenus agricoles. Les déficits de ces trois organismes sont toutefois en forte baisse comparativement à 2010. Seul le déficit du Fonds d’assurance parentale est en hausse de 464 à 591 millions de dollars en 2011. Les taux de cotisation y sont en hausse depuis le 1er janvier.

Hors la loi

Le Vérificateur général s’étonne que le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSS) ait préautorisé, en 2010-2011, 66 établissements (sur 190) à faire des déficits s’élevant à 79 millions de dollars. La Loi sur l’équilibre budgétaire du réseau de la santé interdit les déficits depuis 2001. « L’attribution de cibles déficitaires aux établissements, bien que la loi leur interdise de faire de tels déficits, équivaut à les autoriser à contrevenir à la loi », signale le V.G. Les déficits du réseau de la santé ont atteint 141 millions en 2010-2011.

« Les établissements ne devraient pas faire de déficit, a convenu le ministre des Finances, Raymond Bachand. C’est une pratique qui doit s’améliorer (...) La présidente du Conseil du trésor et le ministre de la Santé doivent mettre en place une culture où les dirigeants d’établissements respectent leurs budgets. »

Raymond Bachand a signalé que la croissance des dépenses avait commencé à ralentir. De 5,8 % qu’elle était en 2009-2010, à 3,8 % cette année puis à 2,4 % en 2012-2013. « Nous avons le contrôle des dépenses publiques », a-t-il dit. Le déficit diminue parce que les revenus du gouvernement augmentent, a-t-il précisé. L’opposition officielle ne l’entend pas de cette oreille. « Le gouvernement rate ses cibles de dépenses et d’endettement (...) Il a perdu le contrôle », accuse le député péquiste Nicolas Marceau.

La dette du Québec est aussi en hausse, constate le Vérificateur général. Suivant les projections du gouvernement, la dette brute s’élèvera à 202,1 milliards de dollars en 2015, 10 milliards de plus que prévu en 2010. En 2012, la dette brute aura déjà bondi de 20,6 milliards de dollars (depuis 2010) pour atteindre 183,9 milliards. Elle augmentera d’un autre 7,2 milliards en 2013. Selon le Vérificateur général, Québec devrait ajouter 7,5 milliards à sa dette provenant de paiements de transferts consentis à divers organismes, dont les municipalités. Le V.G. diverge d’opinion avec le ministère des Finances sur le sujet.