Québec un défi démographique particulier, (Québec vs VG, 2011-2012)

Cahier spécial : Québec un défi démographique particulier,  (Québec vs VG, 2011-2012)



Contrairement au Québec, certaines juridictions verront leur bassin de travailleurs augmenter d’ici 2030, ce qui leur permettra d’absorber en partie les effets de cette transition démographique. Tel est le cas du Canada, des États-Unis et de l’Ontario.

·         De 2013 à 2030, la population âgée de 15 à 64 ans croîtra de 5,5 % au Canada, de 4,6 % aux États-Unis et de 9,6 % en Ontario.

·         Au Québec, la population âgée de 15 à 64 ans atteindra un sommet en 2013 et se contractera de 3,8 % sur la période 2013 à 2030.

Démographie Québec


À moyen terme, une croissance ralentie par la démographie

Au cours des prochaines années, le Québec devra composer avec des changements démographiques d’envergure. Ainsi, à partir de 2014, lorsque l’équilibre budgétaire sera atteint, le Québec devrait faire face à un recul graduel de la population de 15 à 64 ans, qui se traduira par une baisse du nombre de personnes en âge de travailler.

·         En l’absence de nouvelles politiques pour soutenir la démographie, l’emploi et la productivité, la croissance économique au Québec ralentira significativement d’ici quinze ans.

Plusieurs scénarios ont été présentés afin d’illustrer l’impact des changements à venir.

·         Un premier scénario montre l’évolution des projections sans amélioration des tendances actuelles. Selon ce scénario, la croissance du PIB réel diminuerait de 1,2 point de pourcentage, passant d’une moyenne de 2,0 % de 1982 à 2010 à 0,8 % de 2021 à 2025.

·         Un deuxième scénario, le plus probable, tient compte des effets positifs des améliorations observées récemment, comme la hausse de la participation au marché du travail et la croissance de la productivité. Selon ce scénario, la croissance du PIB réel diminuerait de 0,6 point, passant d’une moyenne de 2,0 % de 1982 à 2010 à 1,4 % de 2021 à 2025.

·         Un troisième scénario montre que la croissance du PIB réel pourrait être maintenue à 2,0 % en moyenne de 2021 à 2025. Cela exigera toutefois des politiques publiques ambitieuses en matière de natalité, d’immigration, de participation au marché du travail et de productivité.

Contribution des facteurs à la croissance économique du Québec

Source : Plan budgétaire B.54 à B.55


Un autre clou de plus dans le cercueil

Soyons réalistes:

·         Nous ne sommes pas compétitifs.

·         Nous sommes surendettées en tant que province et individu.

·         Nous sommes surtaxés.

·         Et on est géré par un État obèse et inefficace.

·         En plus, la cerise sur le sundae on a le deuxième plus important problème démographique au monde, juste par sa nature notre PIB et notre richesse collective va être réduite.

Faible enrichissement

«De façon plus générale, M. Gagné indique c’est au Québec qu’on a connu une des plus faibles croissances du niveau de vie depuis trente ans. «C’est étonnant car le Québec n’était pas une économie si riche au début des années 1980», mentionne-t-il.

Parmi les causes de cette faible progression, M. Gagné signale un marché du travail moins flexible qu’ailleurs, un État interventionniste dont les nombreuses subventions aux entreprises ont parfois pour effet de décourager l’innovation, et un taux de décrochage scolaire élevé.

L’absence de gains de productivité supérieurs dans les années à venir pourrait avoir des effets importants sur le niveau de vie des Québécois. En conservant le même rythme de croissance de la productivité, M. Gagné calcule que :

L’amélioration du niveau de vie au Québec diminuera presque  de moitié dans les quinze prochaines années en raison du vieillissement de la population et de la baisse de la population active.» (1)


  1. gravatar

    # by Anonyme - 19 mars 2012 à 11 h 16

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