Trop d'impôt tue l'impôt, (Québec vs VG, 2011-2012)

Cahier spécial : Trop d'impôt tue l'impôt,  (Québec vs VG, 2011-2012)


On sait, depuis les travaux de l'économiste américain Arthur Laffer, que « trop d'impôt tue l'impôt».

Et que vient un moment où, lorsque l'on cherche à augmenter les prélèvements, les recettes fiscales baissent, du fait du découragement, de la fraude ou des expatriations.

Mais vient aussi un moment où le travail est sapé dans ses fondements.

L’impact des prélèvements fiscaux sur la croissance économique

Tout prélèvement sur le citoyen ou entreprise – qu’il s’agisse d’une taxe, d’un impôt ou d’un tarif – a un impact négatif sur la croissance économique.

Dès que l’État prélève un dollar, c’est un dollar de moins à la disposition des citoyens ou des entreprises pour dépenser, épargner ou investir.

Ces analyses corroborent les études effectuées sur le même sujet par l’OCDE.

Le caractère dommageable des impôts sur le revenu

Concrètement, cela signifie qu’une augmentation de 1 milliard de dollars de l’impôt sur le revenu des particuliers ou entreprise  réduira de 0,8 milliard de dollars le PIB réel.

1.      Les impôts sur le revenu des particuliers et des entreprises sont très dommageables pour la création de richesse, car on pénalise les sources mêmes de cette création de richesse, soit le travail, l’épargne et l’investissement.

2.      En taxant le travail, on diminue l’incitation à travailler et on décourage les travailleurs qui le désirent à ajouter à leur prestation de travail, on incite le travail au noir, on réduit l’incitation à épargner et donc à financer les investissements et on incite à accélérer une immigration interprovinciale.

3.      Ces impôts sur le revenu sont d’autant plus dommageables qu’ils se répercutent sur le coût des produits et des services offerts et diminuent leur compétitivité sur les marchés d’exportation.

Embêtant, car au bout d’un certain temps trop d’impôts tue l’impôt et réduit notre compétitivité par rapport aux autre provinces ou États américains.

Et c’est exactement, ce qui est en train de se produire, notre PIB baisse, notre compétitivité baisse, le pouvoir d’achat baisse et la pauvreté s’installe.

Le Québec est en train d’imploser de l’intérieur à cause d’une charge fiscale trop lourde et d’un État obèse sans transparence et sans imputabilité.