Agence Revenu Québec nous prends pour des imbéciles


Extrait de : Québec doit éduquer les contribuables s'il veut éviter le sort de la Grèce, Patrice Bergeron, La Presse canadienne, 16 avril 2012

Si le Québec veut éviter le sort de la Grèce, il faut éduquer les contribuables à payer leurs taxes et impôts.

C'est ce que fait valoir le président de l'Agence du revenu du Québec, Jean-St-Gelais, qui a lancé, lundi, une campagne de messages télévisés afin de contrer l'évasion fiscale.

Il a rappelé que la Grèce vit de graves difficultés financières parce qu'il n'est «pas dans les moeurs» de cette société d'acquitter ses obligations fiscales et que son plan de retour à l'équilibre budgétaire n'est donc pas «crédible».

En revanche, M. St-Gelais cite en exemple les pays scandinaves, où l'évasion fiscale est «mal vue». Il faudrait selon lui que ce soit tout aussi mal vu ici au Québec.

Le gouvernement évalue à plus de 3,5 milliards de dollars les pertes liées à l'économie au noir. Pour 2011-2012, Revenu Québec doit récupérer près de 3 milliards en pertes fiscales et estime pouvoir atteindre l'objectif.


À M. Jean-St-Gelais

Je pense que M. Jean-St-Gelais nous prend pour des parfaits imbéciles, il devrait peut-être chercher la cause du travail au noir, au lieu de taper sur le peuple.

Comme j’avais écrit une lettre ouverte à M. Bachand, voici un résumé :

Que le discours est beau, j’admire l’État, quand elle dit qu’elle veut protéger l’équité entre les contribuables.

L’équité par rapport à quoi ?, à ceux qui gravitent autour de l’État qui veut maintenir leurs privilèges par rapport à ceux qui travaillent comme des imbéciles sans sécurité d’emplois, sans retraite dorée et qui ont la peine à arriver, vous avez le sens de l’équité drôlement flexible.

Voici certains éléments d’équité que vous oubliez.

Au départ l’État ne crée aucune richesse elle ne fait que la redistribuer, le travail au noir ou l’évasion fiscale est influencé selon 4 principaux facteurs.

1)    Des impôts top régressifs : Il est prouvé qu’un impôt dépassant 40 %, vous obtenez un seuil d’intolérance vis-à-vis des créateurs de richesse, les gens qui travaillent ne travaillent pas pour l’État, mais pour eux, le Québec possède les impôts les plus régressifs de l’Amérique du Nord.

2)    Une iniquité de la distribution de la richesse : Difficile de dire aux créateurs de richesse de ne pas justifier de l’évasion fiscale, quand il sait très bien qu’à la retraite il risque d’être sur le seuil de la pauvreté et voir son voisin qui travaille pour la fonction publique d’avoir une retraite dorée pour le restant de ces jours ou constater le voisin qui est sur le BS et n’a aucun problème à bien vivre ou tous ceux qui travaillent (54,4 %), mais ne paie même pas d’impôts, tout cela par le pauvre bougre du privé qui paie des impôts, surtout dans les faits ce qui représente que 20 % de la population.

·         Essayer de vous justifiez, pourquoi le secteur privé doit débourser plus de 11 milliards de retraite dorée par année quand plus de la moitié vont se retrouver au seuil de pauvreté

·         Essayer de vous justifier d’avoir augmenté en moins de 3 ans plus de 10 milliards de taxes et il n’y pas eu une seule compression sur le salaire, avantages sociaux ou retraites dorées pour le secteur public qui représente plus de la moitié  du budget de l’État.

3)    Une mauvaise gestion des fonds publics : quand il constate que ça fait longtemps que la santé devrait avoir du privé et seuls les groupes d’intérêts s’y opposent acharnement ou voir des milliards engloutis dans l’éducation et constater le si haut taux de décrochage, en se demandant foncièrement si le gouvernement est géré par les politiciens ou par les groupes d’intérêts, (1).

4)    Dernier élément et non le moindre la corruption, constater que le gouvernement refuse unecommission d’enquête pendant plus de 3 ans sur la construction quant plus de 80 % l’exige, est un manque flagrant de démocratie élémentaire et de constater que les intérêts du parti dépassent les intérêts du peuple. D’entendre chaque jour dans les médias des actions reliés à la collusion, au copinageet à la corruption fait perdre toute crédibilité de l’État

De plus comparer avec les pays scandinaves démontre votre parfaite imbécillité ou votre ignorance, quand tu appliqueras les mêmes règles de bonne gouvernance des pays scandinaves, on s’en reparlera :

Scandinave implique imputabilité

Les Scandinaves paient beaucoup d'impôts, ils exigent en échange des comptes publics équilibrés et des administrations efficaces, performantes, accessibles et transparentes.

La fonction publique est largement décentralisée et gérée comme des entreprises du privé : comptabilités équilibrées, mises en concurrences, contrats temporaires, primes de résultats, salaires individuels, évaluations permanentes et en cas de non-satisfaction, licenciement immédiat.

Une culture de résultat, aucun privilège particulier entre les employés du secteur public ou du privé tous sont logés sur la même enseigne, pour que l’État soit efficace, tout le monde est imputable. (1)

En conclusion, depuis l’évènement du Web, il est de plus en difficile de nous faire gober votre moralité facile M. Jean-St-Gelais,  arrêtez de prendre le peuple pour des imbéciles.

Donc, commence à faire un sérieux de ménage dans ta cour avant de faire la morale à ceux qui paient ton salaire.

J’ajoute, une petite lecture pour parfaire ton éducation de fonctionnaire.


Extrait de : Le combat du Léviathan, Par Miquel Rosselló Arrom (*), depuis l’Espagne, Contrepoints, 15/04/2012

Après des années d’expansion et d’endettement incontrôlable, nous assistons à une pièce inédite où les acteurs qui nous gouvernent tentent d’amender avec des mesures multiples les irresponsabilités commises jusqu’à aujourd’hui. Dans cette tentative se mêlent des réformes contradictoires entre elles avec l’espoir que la culture de jeunes pousses offrira une moisson abondante qui pourra satisfaire l’appétit du monstre.

Maintenant que nous, citoyens européens, étions en train de jouir de la troisième génération de droits acquis et que nous cheminions d’un pas décidé à la conquête de la quatrième génération, il a fallu que surgissent les Marchés pour réclamer ce que nous leur devions et nous gâcher la fête.

Il n’est pas étrange que les marchés soient l’ennemi n°1 du peuple, ils sont les troubles-fêtes qui ne prêtent plus l’argent pour maintenir le pain et les jeux 2.0 auxquels ils nous avaient habitués.

Sans argent, on ne peut pas faire de politique, à tout le moins celle qui dépend de subventions pour toute activité et de promesses pour tous les citoyens, depuis l’électricité bon marché à n’importe quel endroit du pays jusqu’à garantir le droit au paysage.

Les faits ont balayé les illusions sociales – et non pas les droits – et suivant un instinct primaire de survie, l’État lui-même essaie de rationaliser ses comptes en coupant par-ci, par-là sans arriver à rien régler en profondeur.

L’objectif des réformes n’est pas de changer la forme politique
mais de garantir sa viabilité.

En tant que parasite vivant de l’activité privée, il augmente les impôts espérant collecter davantage sans faire attention au fait que la poule aux œufs d’or qu’est le capitalisme cessera de pondre quand elle se sentira coincée comme un rat, et il ne restera plus de richesse à spolier. Et quand l’activité économique cessera de produire et que, par conséquent, il n’y aura plus d’impôt à collecter, il ne restera plus qu’à plumer la poule et la manger.

Néanmoins, quand l’économie réelle supporte un excès de charges sous forme d’impôts, l’intelligence trouve d’autres chemins à la picaresque. Il n’existe pas de secteur sur-réglementé où l’on ne trouverait des formes alternatives d’affaires qualifiées de marché noir. La réalité tend à quitter les rails posés par les bureaucrates et nous trouvons des exemples d’alternatives non prévues au sein de la loi ou hors de celle-ci, qui permettent de dépasser les limites imposées. Ce sont les externalités négatives des régulations qui faussent les comptes simplets des politiciens, incapables de prévoir les actions complexes des individus.

Si ce n’était pas à cause du drame dont souffrent beaucoup de gens, nous pourrions nous amuser du genre de politique pratique que nous sommes en train de vivre. Après des années d’expansion et d’endettement incontrôlable, nous assistons à une pièce inédite où les acteurs qui nous gouvernent tentent d’amender avec des mesures multiples les irresponsabilités commises jusqu’à aujourd’hui.

Dans cette tentative se mêlent des réformes contradictoires entre elles avec l’espoir que la culture de jeunes pousses offrira une moisson abondante qui pourra satisfaire l’appétit du monstre. Le combat du Léviathan étatique pour sa survie ne fait que commencer ; prenez place ou préparez vos valises, c’est vous qui décidez.

(*) Miquel Rosselló Arrom est rédacteur chez Libertad digital et collaborateur de l’Instituto Juan de Mariana. Traduit de l’espagnol.