Conseils judicieux avec la monnaie papier euro

Comme le peuple a plus de bon sens que nos oligarques européens, un fort mouvement des capitaux vers les pays considérés plus solides.

À la fin de l’article, il y a des conseils judicieux, si vous avez un bas de laine dans votre matelas en Euro.


Sous la ligne horizontale, on voit les sommes qui quittent de mois en mois différents pays tandis qu’au-dessus de la ligne horizontale, on retrouve les mêmes sommes ventilées par pays où ces sommes aboutissent

Europe’s Capital Flight Betrays Currency’s Fragility

In recent months, even as markets seemed calm, sophisticated investors and regular depositors alike have been pulling euros out of struggling countries and depositing them in the banks of countries deemed relatively safe.

Such moves indicate increasing concern that a financially strapped country might dump the euro and leave depositors holding devalued drachma, lira or pesetas.

Capital Flight

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This analysis suggests that capital flight is happening on a scale unprecedented in the euro era -- mainly from Spain and Italy to Germany, the Netherlands and Luxembourg (see chart).

In March alone, about 65 billion euros left Spain for other euro- zone countries.

In the seven months through February, the relevant debts of the central banks of Spain and Italy increased by 155 billion euros and 180 billion euros, respectively.

Over the same period, the central banks of Germany, the Netherlands and Luxembourg saw their corresponding credits to other euro- area central banks grow by about 360 billion euros.

Source: Europe’s Capital Flight Betrays Currency’s Fragility, Bloomberg, Apr 12, 2012


Extrait de : Petit manuel de survie en cas d'éclatement de la zone euro, Philippe Herlin , Atlantico,18 avril 2012

Certains épargnants commencent déjà à anticiper un éclatement de la zone euro. Si les Français sont encore calmes, les Grecs, les Irlandais, les Espagnols ou les Portugais fuient déjà vers l'Allemagne ou le Luxembourg. Voici comment ne pas perdre au change...

Les épargnants européens commencent sérieusement à anticiper l’éclatement de la zone euro. Enfin, plus précisément ceux qui auraient beaucoup à perdre : les Grecs, les Portugais, les Espagnols et les Italiens.

On sait depuis longtemps que les Grecs diminuent progressivement leurs avoirs en Grèce pour les transférer dans d’autres pays.

Ce que nous apprend ce graphique de Bloomberg c’est que l’Italie, l’Espagne, l’Irlande, le Portugal font face à des fuites de capitaux d’un montant croissant, en forte accélération depuis l’été 2011, qui a marqué un palier supplémentaire dans la crise de la zone euro. Et cet argent afflue vers les pays considérés comme sûrs : l’Allemagne, les Pays-Bas et le Luxembourg. Ainsi que la Suisse bien sûr, mais qui ne figure pas dans ce graphique qui ne prend en compte que la zone euro.

Les politiciens peuvent dire ce qu’ils veulent, les épargnants commencent à fuir les pays à risque pour se mettre à l’abri.

Certaines banques s’adaptent à ce mouvement et l’accompagnent. Par exemple, la Deutsche Bank au Portugal a abandonné son statut de filiale à part entière pour devenir une simple représentation commerciale, sous-entendu : « mettez votre argent chez nous et il sera transféré en Allemagne, ainsi en cas d’éclatement de la zone euro vous vous retrouverez avec des Deutsche Marks plutôt qu’avec des escudos qui ne vaudront pas grand chose ! »

Et la France ? Pas de mouvement de fond pour l’instant, même si les banques privées suisses constatent de nombreuses arrivées. On ne note pas de défiance, mais il faut garder à l’esprit qu’un éclatement de la zone euro s’accompagnerait de faillites bancaires, ou au minimum de comptes épargnes bloqués le temps de « stabiliser la situation », comme on l’a vu lors de la crise argentine.

Pour les billets, il y a une chose à savoir

Ceci dit, ouvrir un compte à l’étranger ne concerne que les personnes disposant d’un capital déjà significatif. Que faire quand ce n’est pas le cas ? Investir dans des actifs réels (immobilier, or) qui garderont toujours une valeur intrinsèque. Pour le reste ? L’argent en banque serait automatiquement transformé dans la nouvelle monnaie (en « nouveau franc »…), mais pour les billets, il y a une chose à savoir.

Prenez un billet : le numéro de série est précédé d’une lettre, il y a de forte chance que ce soit un U. Normal, c’est un billet géré par la Banque de France.

Chaque banque centrale gère ses billets et une lettre permet d’en identifier la nationalité.

·         En cas d’éclatement de la zone euro, ces billets seraient convertis dans les différentes monnaies nationales… Les « U » en nouveau franc donc.

·         Si vous avez un billet « Y », refourguez-le, il est grec !

·         Par contre, collectionnez les « X », ce sont de futurs Deutsche Marks


Les codes pays

La banque centrale en charge de la production d’une coupure (mais pas nécessairement le pays où celle-ci est produite) est désignée par une lettre ou un code pays qui précède le numéro de série (voir ci-dessous).

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Ce billet, qui porte la lettre « S », a été imprimé pour la Banca d’Italia (Banque d’Italie). Les codes pays sont répertoriés ci-dessous.

Codes pays

(1) Les billets en euros émis par la Banque centrale du Luxembourg et qui n’ont pas encore été mis en circulation portent le code des banques centrales des pays où sont produits les billets destinés au Luxembourg.

Belgique

Z

Allemagne

X

Estonie

D

Irlande

T

Grèce

Y

Espagne

V

France

U

Italie

S

Chypre

G

Luxembourg

( 1 )

Malte

F

Pays-Bas

P

Autriche

N

Portugal

M

Slovénie

H

Slovaquie

E

Finlande

L