La crise de la dette, une escroquerie parentale

Le réel débat de ‘la Classe’

Nos chroniqueurs ne s'attardant qu'aux chiffres, tandis que les étudiants qui sont pris avec la merde que l'on leur a léguée veulent un débat différent.

Voici un extrait du Journal de la Classe et j'ai ajouté certains extraits de chroniqueurs où leurs champs de vision se résument au frais seulement, par contre, personne n'ose débattre d'un projet de société, le débat des étudiants ressemblent de plus en plus à ceux des Indignés.

À la fin, du carnet, je vous présente un carnet assez direct sur l'immoralité de l'État providence, le contenu est bien traité dans l’ensemble, par contre, ce genre d’article ne se retrouverait pas dans nos médias traditionnels, pour ne pas offusquer tous ceux qui veulent garder leurs privilèges.

J’inviterai, à tous ceux qui ont la gâchette facile de lire l’extrait de cet article, peut-être vous allez mieux comprendre la position des jeunes.


L'AUGMENTATION DES FRAIS UNIVERSITAIRES, C'EST L'AFFAIRE DE TOUT LE MONDE

Souvent, on entend dire que les étudiants et étudiantes de l'université sont des « chialeux » qui pleurnichent pour rien, parce que leurs frais de scolarité sont plus bas ici qu'ailleurs. S'il est vrai que l'université est moins dispendieuse au Québec qu'ailleurs au Canada ou aux États Unis, cela devrait être une source de tient- et non une honte! Et si on souhaite se comparer, pourquoi ne parle-t-on jamais des endroits où l'université est gratuite?

Nous avons les universités les plus abordables au Canada... ce qui fait qu'elles sont aussi les plus accessibles : le taux de fréquentation des cégeps et des universités québécoises le démontre bien. Il est supérieur à la moyenne canadienne! Ce qui fait qu'ici, les plus pauvres vont plus à l'université qu'ailleurs au Canada. Pourquoi revenir en arrière et réserver l'éducation aux plus riches?

Dans le fond, que ce soit en santé ou en éducation, c'est toujours la même chose qui se produit. On demande toujours aux mêmes de payer, et ce sont toujours les mêmes qui s'en sauvent. Si on veut financer de façon juste et équitable l'éducation, il faut aller chercher l'argent où il est, pas dans les poches vides des étudiants et étudiantes et de leurs familles qui en arrachent déjà!

Pendant qu'on leur demande de payer de plus en plus pour aller à l'école, les directions des universités construisent des pavillons inutiles, se paient des bonus incroyables et des centaines d'entreprises profitables ne paient pas ou peu d'impôt. Récemment, on apprenait que les banques canadiennes on fait 17 milliards de profit... en seulement neuf mois! Pourquoi ne pas aller chercher l'argent là?

Bonne question, mais beaucoup de gens profite du système même si on dirige tout droit vers un mur, donc, changer leurs statu quo, ils vont préférer frapper le mur que de perdre des privilèges.

The data are powerful because they tend to support two prejudices, that the people at the top have made out like bandits over the past few decades, and that now everyone else must pick up the bill. (1)

Répétons-le: l'éducation, c'est l'affaire de tout le monde! Lorsque les écoles forment des citoyens et citoyennes éduqué-e-s, c'est toute la société qui en profite. Et si on veut que nos enfants, peu importe leur revenu, puissent aller à l'université, il faut se mobiliser avec eux pour bloquer la hausse des frais de scolarité! C'est une question de société. P-t il n'y aura pas plusieurs occasions de le faire...

La, Classe, Journal Ultimatum 9 avril 2012


Jouer à la révolution

Il y a des données qui tuent, des chiffres si clairs qu’ils rendent tout débat caduc. Dans le débat des frais de scolarité, cette donnée est celle-ci :

En dollar absolu (c’est-à-dire : quand on tient compte de l’indexation au coût de la vie), il coûte moins cher d’aller à l’université aujourd’hui qu’en… 1968.

Non seulement les frais de scolarité n’ont pas été gelés, ils ont été réduits.

Richard Martineau , Journal de Montréal, Publié le: 10 avril 2012

Sur le chiffre, il a raison, par contre le débat est beaucoup plus élevé
qu’une simple comptabilité.


Un printemps québécois ?

Fondamentalement, les étudiants ne veulent pas payer plus, comme d’autres ne veulent pas payer plus pour les garderies, l’hydroélectricité, ou n’importe quel service public lourdement subventionné, dont le coût réel est refilé à d’autres.

On peut trouver chaque lutte plus ou moins justifiée, mais ce sont des luttes pour le statu quo, même si on les enrobe d’une rhétorique « progressiste ». Elles reposent toutes sur le mythe d’un Québec qui serait immensément riche, mais où la richesse serait cachée, détournée. Une « vraie » redistribution, pensent-ils faussement, nous épargnerait des choix désagréables.

J’y vois le signe d’un modèle social épuisé, essoufflé, qui a de moins en moins les moyens financiers de ses idéaux de départ.

Comme chacun sent que des changements douloureux sont inévitables, chacun essaie de renforcer ses défenses, de se barricader pour se soustraire à un effort de redressement qui devrait être collectif et n’épargner que les plus mal pris parmi nous

Joseph Facal, Journal de Montréal, 10 avril

Exacte, par contre comme beaucoup de chroniqueurs aux cheveux gris, ce sont surtout cette génération qui ont profité de la largesse de l'immoralité de l'État providence, les étudiants commencent leur carrière avec une dette publique de 248 milliards, que l'on commence à réduire les retraites dorées avant une hausse de scolarité, ça serait un bon départ.


Étudiants, vous allez perdre !

Vous allez perdre parce que l’augmentation modérée des frais de scolarité qui ont été gelés beaucoup trop longtemps se défend parfaitement – on ne fera que revenir à ce que cela coûtait en 1968. Belle en théorie, la gratuité ne crée en pratique que de la médiocrité et de la complaisance.

Vous allez perdre parce qu’il existe quelque chose qui s’appelle la démocratie québécoise. Ce sont des élections - et non vos ridicules prétentions - qui vont permettre aux Québécois de se débarrasser bientôt, s’ils le désirent, d’un gouvernement Charest que vous aidez objectivement à se maintenir au pouvoir.

Christian Dufour, 10 avril 2012

Parlez de démocratie avec un scrutin uninominal est totalement dépassés et démontre son  ignorance d’une vrai démocratie, par contre vous avez raison, ils vont perdre pour l’instant, mais soyez assurés que les conflits sociaux ne font que commencer, quand nous avons une iniquité de distribution malfaisante et une économie mondiale dysfonctionnelle, il va avoir beaucoup de grains de sables dans l’engrenage.


Extrait de : La crise de la dette, une escroquerie parentale, Adnan Bel Khatir(*), depuis Bruxelles, Belgique, Contrepoints, 7/04/2012

La génération issue du baby-boom a profité de tous les avantages d’un système dépensant bien plus qu’il ne gagnait et protégeant les acquis des personnes à l’intérieur de celui-ci. La jeunesse a servi de variable d’ajustement : chômage de masse, travailleurs pauvres, baisse du niveau de vie.

Notre pays, ainsi que la plupart des pays de l’OCDE, sont plongés depuis bientôt plus d’un an dans une crise des dettes souveraines que l’on impute, à tort, à la crise financière qui a trouvé sa source dans la faillite retentissante de Lehmann Brother en septembre 2008.

Or, la crise financière, due à une prise de risque disproportionnée et inconsidérée du secteur bancaire sur les marchés, n’a pourtant été que l’élément déclencheur de la crise des dettes souveraines. Des dettes qui, rappelons-le, étaient déjà à un niveau insoutenable il y a 10 ans. 

Et ceci, notamment parce que depuis plus de 30 ans,
nous dépensons plus que ce que le pays gagne
.

Résultat : la dette de l’Etat fédéral est passée de 48 milliards d’euros en 1980 à 363 milliards d’euros en 20111 et dans, cette même période, les pouvoirs publics ont payé aux créanciers plus de 541 milliards d’euros 2 .

Ce rappel brutal à la réalité (entre autres par les agences de notation) du fait que nous vivions à crédit depuis plus de 30 ans pousse actuellement les États à ajuster une série de politiques afin de répondre à des impératifs de flexibilité du marché du travail, de compétitivité et de réduction de la dépense publique (Qui se situe, pour rappel, à plus de 52 % de ce que nous produisons chaque année 3)

Tous les gouvernements, de droite comme de gauche, ayant compris l’urgence de la situation, mettent actuellement en œuvre des réformes difficiles, mais nécessaires afin de garantir la pérennité de leur modèle social.

Mais, la dette, elle, reste. Pour notre pays, celle-ci représente pas moins de 96% du  PIB 4. La question à 363 milliards est : qui doit payer ? Les épargnants par l’inflation ? Les fonctionnaires par la rigueur ? Les contribuables par l’impôt ? Les créanciers par le défaut ? Voire le reste du monde par le FMI ? Les réponses actuelles sont un subtil dosage de chacune de ces solutions variant en fonction des pays concernés.

Mais, reste encore la question des responsabilités.

Quelle belle question que la classe politique et les
médias contournent aisément.

Et c’est là que nous nous trouvons devant un véritable enfumage orchestré par la classe politique et les medias qui consiste à faire croire que cette crise de la dette publique est  le fruit du libéralisme, de la mondialisation, des marchés, de l’euro, voire des banques. Pour rappel, le sauvetage de Fortis, Dexia, KBC et de l’assureur Ethias  pour 20,64 milliards d’euros représente moins de 6% de la dette publique totale (dont une bonne part de prises de participations qui réduisent la dette nette à moins de 4% 5)

Pourtant, les vrais coupables sont là, sous nos yeux : nos parents. Ces êtres qui nous sont si chers (sans mauvais jeu de mots) mais dont la génération laissera en héritage à l’Europe près de 12.280 milliards d’euros sur les épaules de ses enfants.

Là-dessus, je ne suis pas d'accord, c'est vrai que les parents en ont profité drôlement en transférant les dépenses d'épiceries sur la dette, mais la mondialisation et le dérapage de l'élite financière, ajouter les politiciens où leurs moralités se résumaient à rester au pouvoir, tous ces facteurs ont contribué au déséquilibre de l'Économie mondiale.

Cette génération issue du baby-boom, les soixante-huitards, a profité de tous les avantages d’un système dépensant bien plus qu’il ne gagnait et protégeant les acquis des personnes à l’intérieur de celui-ci. Entre temps, la jeunesse a servi de variable d’ajustement : chômage de masse, apparition de travailleurs pauvres, baisse du niveau de vie et horizon de carrière bouché.

A droite, mais encore plus à gauche, l’enjeu a été de favoriser à l’excès les droits acquis plutôt que de garantir ceux de demain. Une génération entière, sous couvert d’intérêt général,  a fait bloc pour préserver son mode de vie.

Drôlement vrais !

Depuis plus de 10 ans, la première information sur les sites Internet des syndicats concernent les retraites, et ceux des banques exaltent les bons placements à taux garantis. Les structures de défense du consommateur se focalisent sur les besoins et demandes de leur public ultra-majoritaire : les plus de 45 ans.

Chez nos voisins d’outre-quiévrain, des hommes politiques comme Gilles Carrez, rapporteur de la commission des Finances de l’Assemblée Nationale, l’admettent avec lucidité :

« Il faut bien reconnaître que la génération de mes parents, qui avait hérité d’une France désolée par la guerre, nous a remis les clés d’un pays prospère et faiblement endetté, alors que nous, les baby-boomers qui avons été gâtés, avons laissé à nos enfants une montagne de dettes »

ou encore Jacques Attali :

« Etrange génération que celle de Mai 68, qui a endetté ses enfants bien au-delà du raisonnable, qui a eu tous les pouvoirs dans sa vie active et veut maintenant tous les patrimoines dans sa retraite »

Tout devra donc être remboursé. Notre pays dépense déjà  50 milliards d’euros par an8 pour rembourser sa dette (Plus de dix fois le budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles). Sans compter que la dette continue de s’autoalimenter par les charges d’intérêt payées sur cette dernière. C’est le fameux « effet boule de neige » engagé depuis le début des années 80. Nous sommes donc face à  un avenir qui s’annonce des plus difficiles.

Dès lors, les nouvelles générations devront forcément travailler plus pour rembourser les créanciers de l’Etat mais ce, à condition de trouver un emploi solide.

Drôlement difficile, quand vous devez performer autant qu’un chinois,
mais gagnant 5 à 10 fois trop chers.

On connaît la situation. En 2010, 23,5 % des moins de 25 ans sont au chômage. Et pour ceux qui travaillent, c’est bien souvent sous forme de CDD ou d’intérim.

Le marché de l’emploi est ainsi fermé aux nouveaux venus par cette génération qui est bénéficiaire du refus de la flexibilisation du marché de l’emploi. Un verrouillage qui a causé beaucoup plus de précarité que cet ultra-libéralisme que certains d’entre eux dénoncent. Cette génération de travailleurs a donné naissance aux fameux « insiders » : un concept né dans les années 80 et qui désigne ceux qui ont déjà un emploi, sont mieux défendus dans les sphères politiques et syndicales que les outsiders, ceux qui n’ont pas encore d’emploi, c’est-à-dire souvent les jeunes.

Une vrai clause orphelin, mais à plus grande échelle.

Coupables également : les syndicats. Quand la FGTB et la CSC défendent bec et ongles le statut de la fonction publique et le CDI sous sa forme actuelle, ils travaillent pour leurs adhérents, mais certainement pas pour les jeunes chômeurs qui essaient de se frayer un chemin. Le blocage est tel que certains se demandent sérieusement si cela valait la peine de faire des études.

Demander, au jeune professeur qui tente de percer on lui donne toute les classes pourrîtes, par contre, les vieux ils sont au-dessus de la corvée.

Pour ceux qui ont la chance d’avoir un emploi, il reste encore un obstacle supplémentaire pour accéder au même « bonheur » que leurs aînés: se loger. Et là, l’inégalité se fait encore plus criante. A titre d’exemple, nous sommes passés en 15 ans (1997-2012) de moins de 100.000 euros à plus de 330.000 euros pour le prix moyen d’une maison à Schaerbeek. Les causes: la hausse de l’immobilier et la fin de l’inflation. Entre 1970 et la fin des années 80, cette dernière était si élevée que les taux réels étaient négatifs durant de nombreuses années. Ceux qui ont alors acheté leur bien durant cette période se sont fait aider par une forte inflation.

Exactement, la même situation au Canada, le jeune couple est tellement endetté, car l’accès à la propriété a été gonflé par la spéculation excessive.

Car n’ayant pas eu encore de bulle immobilière les jeunes sont obligées d’acheter des maisons qui sont sur-spéculer, car nos politiciens en créant une économie avec le crédit facile, on créé une spéculation excessive sur l’immobilier.

Par exemple, parmi les familles comptant un couple et étant endettées en 2009, celles faisant partie du groupe d'âge de 19 à 34 ans avaient un rapport entre les dettes et le revenu avant impôt de 180 %. Cela signifie que pour chaque tranche de 1 000 $ de revenu avant impôt, ces familles devaient 1 800 $. (2)

Nous sommes donc rentrés progressivement dans un système de rentiers dont les vaches à lait sont les jeunes, qui sont le plus souvent locataires ou emprunteurs au prix fort. Or, ces derniers ont intérêt à avoir de l’inflation qui « grignote » leurs dettes afin de les soulager et de dégager du revenu disponible. Leurs parents, qui sont pour 70% d’entre eux sans remboursement d’emprunt et possèdent souvent de l’épargne ont,  au contraire, intérêt à ce que l’inflation soit maîtrisée afin de ne pas voir la valeur de leur patrimoine érodée. Or, depuis Maastricht et l’Euro, l’Europe mène, à l’aide de sa Banque centrale, une politique clairement anti-inflationniste qui, dans les faits, favorise les plus âgés au détriment des plus jeunes.

Et même si la croissance devait revenir en force demain, les taux s’en trouveront automatiquement relevés pour prévenir une surchauffe de l’économie susceptible de doper l’inflation. Et il n’en est point à douter qu’avec les montagnes de cash injectées par la BCE ainsi qu’avec les trésoreries des entreprises qui s’accumulent, il y  a clairement une inflation sous-jacente qui guette à moyen terme. Ce qui laisse donc entrevoir une hausse des taux pour plusieurs années. L’accès des jeunes à la propriété et à des conditions non-asphyxiantes reste donc, plus que jamais, un chemin de croix.

Et quand bien même ces derniers compteraient sur la transmission du patrimoine par l’héritage, celui-ci est tout autant illusoire. Comme le rappelle Jacques Attali :

« Telle est, bien qu’elle soit planétaire, l’une des conséquences les moins bien perçues de l’allongement de l’espérance de vie : l’héritage n’est plus un moyen de commencer dans la vie active. Tout juste est-il un moyen de compléter une retraite. S’il reste quelque chose.»

Les  chiffres le montrent :

·         Les baby-boomers concentrent entre leurs mains bien plus de richesses qu’auparavant.

·         Les jeunes, quant à eux, ont le sentiment d’un « déclassement » par rapport à leurs parents qui ont profité de la vie bien au-delà de leur contribution productive.

Au niveau du système de sécurité sociale, les cotisations ne suffisent plus : les excès du système sont tels que l’Etat doit trouver plus de 4 milliards d’euros chaque année au titre de financement alternatif de la sécurité sociale. Les baby-boomers auront joui des retraites à taux plein, des prépensions, des congés thématiques en tout genre sans oublier l’aberration de certains régimes de pensions privilégiés (De véritables systèmes de type « Madoff » qui ont eu la prétention de garantir une pension complète à des personnes n’ayant même pas cotisé plus de 35 ans. Et ceci sur les cotisations de ceux qui sont encore actifs)

·         Eh oui, de belle retraite payée par les cotisants actuels, mais comme, il y a de moins en moins de cotisants, les rendements sont lamentables et ils vivent plus vieux, les retraites promises sont insolvables, et que fait-on les gouvernements? RIEN.

·         On transporte cette irresponsabilité en la camouflant sur la dette, et qui va payer les futures dettes insolvables ?, LES JEUNES.

·         Après on leurs demandes de hausser les frais de scolarités, j’aurais HONTE !

Ceux qui pensaient se battre pour ce système social au nom de la solidarité se trouvent être finalement ceux –là même qui l’ont mis en danger d’éclatement par leurs perpétuelles surenchères. Naturellement, il n’y a jamais eu de moment de vérité durant les élections pour conscientiser les électeurs sachant que les campagnes était basées sur des promesses financées par de la dette. Maintenant que les idéologies n’ont plus d’argent, l’économie a repris ses droits et là, le constat que dressent la commission européenne et le FMI est d’autant plus frappant que les quatre problèmes structurels des pays européens qu’ils pointent du doigt sont des éléments qui ont profité presque exclusivement à la génération des baby-boomers, à savoir : Excès des dépenses publiques, excès du coût du travail, droit du travail trop rigide et cout excessif de l’Etat providence.

Il faut admettre qu’au niveau de l’offre politique de ces 30 dernières années, nous avons eu une gauche qui, à chaque élection, se demandait sans cesse comment elle allait taxer les riches plutôt qu’enrichir les pauvres (En oubliant au passage que le but du socialisme était de combattre la pauvreté et pas d’appauvrir les riches). Nous avons également eu une droite qui, elle, a privilégié les personnes en situation de rente et le gros patronat au détriment du mérite et de la concurrence réelle.

Au finale, nous héritons d’un système social illusoirement généreux qui est un frein à la responsabilisation de chacun et un système fiscal confiscatoire qui produit des découragements, des privilèges et des enrichissements sans causes.

L’acte d’accusation est trop sévère envers nos chers parents ? Ne négligeons pas le fait que beaucoup de parents sont généreux avec leurs enfants : hébergement prolongé, aide au loyer, donations, etc… Les parents sont souvent généreux, mais est-ce logique ? « Le système marche sur la tête » affirme le sociologue Hervé Le Bras « On voit des pensionnés qui aident au quotidien des actifs » En outre, tout le monde n’a pas la chance d’avoir des parents riches.

Il est à souligner également que cette génération a été celle qui a, plus que toute autre avant elle, dilapidé les ressources énergétiques et déréglé les équilibres de la nature. Loin d’arranger les choses à ce niveau-là, nous en sommes à devoir choisir de perdre l’un des seuls avantages comparatifs face au reste du monde qu’est l’énergie nucléaire.

Nos ainés resteront dans l’histoire moderne comme cette paradoxale génération caractérisée par l’abondance et la liberté incroyables qu’elle a reçues de ses parents mais aussi par la dette et les contraintes incroyables qu’elle a laissées à ses enfants et petits-enfants. Au dépend desquels ils auront bien vécus.


Les jeunes dressent un bilan négatif de l’héritage laissé par les boomers!

73% des jeunes trouvent injuste que les boomers leur laissent une planète polluée,

74% trouvent aussi injuste que les boomers leur fassent payer la dette gouvernementale qu’ils ont créée.

58% estiment que les boomers laissent le Québec en pire état que lorsque ces derniers en ont hérité!

Les boomers avaient la prétention de changer le monde, pour la moitié des jeunes (48%) ils ont échoué. Les jeunes critiquent les boomers pour ce que leur génération a fait!

Aimeriez-vous quitter le Québec pour aller travailler à l'étranger et y demeurer pour plusieurs années ?43 % (1)