La mondialisation cette folie démagogique

La crise économique et financière a fait l’objet de beaucoup d’analyses

·         A bien montré le rôle causal, dans la crise, de l’excès de crédit et de la politique monétaire irresponsable de la banque fédérale de réserve américaine.

·         Et aussi, les coûts économiques et sociaux du libre-échange.


La théorie libre-échangiste : un univers de Bisounours !

Sur le plan de la pure technique économique, il s'agissait de mettre en place un monde économique apaisé, où les nations, renonçant à des pratiques protectionnistes présentées non seulement comme nocives mais même comme immorales, s'ouvriraient les unes aux autres dans un univers marqué par la liberté des échanges. Alors elles agiraient dans le cadre d'une concurrence libérée et loyale, elles cesseraient de manipuler restrictions quantitatives, droits de douane, taux de change, entraves aux mouvements de capitaux et elles traiteraient sur leur propre territoire les entreprises et produits étrangers comme les entreprises et produits nationaux.

Ce système permettrait à chaque pays d'exploiter au mieux ses avantages comparatifs, assurerait une spécialisation optimum de chacun et apporterait le plein emploi et la prospérité générale.

Le résultat n'a pas été à la hauteur de ces espérances.

La théorie des avantages comparatifs, une théorie partielle

En vérité l'idée théorique selon laquelle la liberté complète des échanges amènera chaque pays à exploiter au mieux ses avantages comparatifs et amènera le monde à la prospérité générale et au plein emploi présente les dangers de bien des modèles théoriques.

·         Elle suppose d'abord que les Etats, devenus vertueux et désintéressés appliqueront les règles d'un concurrence loyale, s'abstenant de toute manipulation fiscale, réglementaire, monétaire ou autre propre à les favoriser.

·         Elle fait abstraction en outre du temps qui serait éventuellement nécessaire pour parvenir au résultat idéal imprudemment promis pour une échéance lointaine et indéterminée :

·         Elle ne tient compte ni des souffrances infligées dans l'intervalle à l'humanité ni des réactions que ces souffrances et le scepticisme peuvent inspirer.

·         A cette toile de fond s'est ajouté un accroissement exagéré de la masse monétaire imputable entre autres à l'activité bancaire privée et les Banques centrales.

Pas de ‘jobs’, pas de IPad

« Les partisans du libre-échange mondialiste soulignent que grâce aux délocalisations et aux importations en provenance des pays à bas salaires, jamais les prix dans les hypermarchés n’ont été aussi bas »

·         Mais c’est oublier que les consommateurs ne sont pas seulement des acheteurs.

·         Ils sont également des producteurs qui gagnent leur vie et qui paient des impôts

« En tant que consommateurs ils peuvent acheter des produits meilleur marché. Mais pour ces consommateurs la contrepartie de ces importations à bas prix

·         est finalement la perte de leur emploi ou

·         la baisse de leurs salaires,

·         et des impôts accrus pour couvrir le coût social du chômage et de la politique de l’emploi.

Dès lors les avantages apparents des produits bon marché sont plus que contrebalancés par leurs coûts économiques et sociaux réels de toutes sortes »

C’est exactement ce que j’ai dit, maintes fois, à quoi ça sert d’avoir un IPAD à 600 $ si tu n’as plus de ‘jobs’.

Ah, il va te rester le choix, d'aller faire des courses chez Wal-Mart, car tu vas être rendu trop pauvre pour acheter des produits locaux, beau modèle économique !

Comme nous le rappelle Marc Aurèle

« l’objet de la Vie n’est pas de se trouver du côté de la majorité,
mais d’éviter d’être du côté des imbéciles ».


Extraits de deux sources :

1.       L'idéologie cosmopolite à l'origine de la crise économique, Polémia, 12 Avril 2012

2.       Les 3 facteurs clés de notre décadence ne sont pas clairement abordés par les candidats à la présidentielle, Polémia, 06 Avril 2012