Neuf réalités économiques pour un citoyen responsable

Vous savez que la CAQ ne va pas bien dans les sondages, loin d’être surprenant, car tous partis qui prônent l’austérité et la bonne gouvernance dans les États-Providences sont malvenus.

J’ai la chance de scruter le monde entier chaque jour, et le cas du Québec est la norme, l’assemble des peuples vivant dans un État d’utopie, se comportent de la même façon, il maintient l’immobilisme en espérant que les privilèges qu’ils ont acquis par endettement vont se poursuivre éternellement, du simple déni, rien de plus.

Je vais vous présenter 5 carnets, ils sont informatifs, le dernier sera le sondage de la CAQ.

Le premier est celui de Charles Gaves, il parle de la France, mais peu très bien s’appliquer à tout État-Providence, une particularité de M. Gaves, il prend le temps d’expliquer avec des mots simples le comportement dysfonctionnel de nos États.

Son titre est assez révélateur, Les neuf réalités Économiques que chaque citoyen devrait connaître avant de voter’, mais voilà le problème à la base, le peuple par ignorance rationnelle ou par paresse intellectuelle ne prendrons pas le temps de connaître les vrais enjeux économiques, ils préfèrent qu’on lui miroite un État avec des services gratuits sans mettre l’effort économique ou tout simplement faire passer la charge fiscale sur les autres ou sur leurs enfants.

Bienvenue dans la Réalité Économique !


Les neuf réalités Économiques que chaque citoyen devrait connaître avant de voter

1.   Le poids de l’État dans l’Économie Française:

Tous les trimestres, l’INSEE publie la « valeur ajoutée » crée par chaque secteur de l’économie Française. Il est donc trés facile de séparer les secteurs étatisés (administration, Santé, Transports, Education) des autres secteurs dont nous supposons qu’ils sont les secteurs libres.Il suffit ensuite de calculer le ratio entre le secteur libre (ou quantités et prix sont déterminés par le rapport entre l’offre et la demande) et le secteur administré ou rien de tel ne se produit et ou les quantités et les prix sont déterminés par des décisions politiques ou administratives ,pour se faire une idée du poids de l’Etat dans le système économique. Le graphique ci-dessous donne ce ratio depuis 1978.

Le poids de l’Etat dans l’Economie Française

Deux remarques sur ce graphique:

  1. Il donne une bonne idée des évolutions de l’économie Capitaliste ou concurrentielle où les choix s’effectuent librement par rapport à l’économie Administrée où le monopole étatique règne en maître.
  2. Il sous estime le poids de l’Etat Français dans l’Economie dans la mesure ou de nombreuses activités sont de fait ou de droit contrôlées par l’Etat. Ne sont prises en compte ici que les activités totalement étatiques.

Depuis 1978 (date du début des statistiques dans ma banque de données), le poids de l’Etat n’a cessé de croître, cycle après cycle comme en fait foi la tendance linéaire (droite des moindres carrés). Dire le contraire est un mensonge.


2.   Croissance structurelle de l’Économie Française.

La croissance structurelle de l’Economie Française, que je définis comme le taux de croissance moyen du PNB en VOLUME sur sept ans ne cesse de baisser depuis 1978, comme en fait foi le graphique suivant.

France - Croissance structurelle de l’Économie Française

Depuis 1978, le taux de croissance moyen sur les sept années précédentes est passé de prés de 4 % à un peu plus de 1%, ce qui ne peut s’expliquer ni par la démographie, ni par l’évolution technologique ni par la globalisation, puisque des pays similaires a la France n’ont pas connu une telle évolution (Suède, Canada etc.…)

Il fait référence souvent référence au Canada, mais ne pas oubliez que c’est la moyenne des provinces, ne jamais oublier,  le Québec est à peu près le plus cancre en Amérique du Nord.

On le remarque d’ailleurs certaines statistiques provenant du Roc (extérieur au Québec) ne se gène pas d’exclure le Québec, car il baisse la moyenne des autres provinces.

L’explication est fournie par le graphique suivant qui fait la synthèse des deux premiers.


3.   Croissance de l’État et croissance économique.

Comme chacun peut le voir, passé un certain point (entre 30 et 40 % du PNB), la hausse du poids de l’État dans l’économie déclenche une baisse structurelle du taux de croissance de l’économie sous jacente. Un poids plus élevé de l’Etat, partout et toujours a amené a un ralentissement de la croissance.

J’ai le même graphique sur les USA, la Grande Bretagne, le Japon, le Canada etc.…et les résultats ont les mêmes partout. Je ne dis pas que l’État est inutile, je dis que passé un certain point, la croissance de l’État devient nuisible, ce qui n’est pas la même chose. Et ce point a été passé en France il y a longtemps.

France - Croissance de l’État et croissance économique

La raison en est très simple : Dans le secteur de l’économie libre, quand une activité n’a plus de clients solvables, elle disparaît. Rien de tel dans les le secteur public qui continue à gaspiller capital et main d’œuvre. Ces gaspillages entraînent une baisse du taux de croissance structurel. C’est pour cette raison que l’URSS a sauté et que le mur de Berlin est tombé…

Ce graphique illustre parfaitement à quel point toute politique de relance Keynésienne est une foutaise, puisque elles entraînent toujours un accroissement du poids de l’État dans l’économie et donc une baisse de la croissance structurelle. Pour éviter un ralentissement de court terme, ces politiques mettent en danger la croissance future.

Je suis tout à fait d’accord avec lui, quand M. Bachand vous sort ces belles conneries :

IMPACTS DES INVESTISSEMENTS PUBLICS

De plus, en faisant augmenter le stock de capital public, l’investissement public entraîne, à terme :

·         une hausse du stock de capital des entreprises;

·         une augmentation de la productivité et de la production.

Ces effets combinés conduisent à une hausse du niveau du PIB réel et du bien-être de la population.

À titre d’exemple, sur la période 2009-2014, les investissements publics reels au Québec totaliseront 79,4 milliards de dollars, soit une moyenne de 13,2 milliards de dollars par année.

·         Cela représente une augmentation annuelle moyenne des flux d’investissements d’environ 25 % par rapport au niveau de 2008, soit 2,6 milliards de dollars.

·         Cette accélération des investissements publics aura pour effet direct de relever le niveau du PIB de 0,9 % en moyenne par année. (1)

 

PIB ARTIFICIELLE

Le problème avec cette approche, c’est une fausse économie, car elle  se fait par endettement.

Donc, si nous avons eu un taux de croissance moyen de notre PIB entre 2009 et 2012 de 1,52 % (-0.3, 3.0, 2.0, 1.4, voir le prochain article), enlever cette fausse économie et le rendement moyen n’est que 0,62 %.

On le constate très bien, les plans de relance ne stimulent pas l’économie, le nerf de la guerre c’est la compétitivité, ce n’est pas à cause que vous construisez des viaducs que vous êtres plus compétitifs.

Tous les pays du sud de l’Euro ont employé cette même stratégie, grâce à l’Euro, ils ont eu le crédit facile, de grands projets d’immobilisations pour faire des emplois, de l’économie artificielle par endettement, par contre, quand ils ont manquées de liquidité, ils se sont retrouver avec une économie non compétitive.

Pour faire une économie saine et être capable de compétitionner avec la mondialisation, il faut être très proche de tes industriels comme l’Allemagne, cela prend de la rigueur et des sacrifices, malheureusement, ce mode d’emploi n’est pas très populaire pour les États-Providences. (2)

La croissance du poids de l’Etat à, comme je vais essayer de le montrer maintenant, d’autres conséquences négatives qui toutes contribuent au ralentissement de la croissance.


4.   Croissance de l’État et Chômage.

Plus l’État croit en pourcentage du PNB, plus le chômage augmente, comme le montre fort bien le graphique ci-dessous

Sur ce graphique, pour qu’il soit lisible, j’ai procédé à un petit changement. Le ratio entre le secteur privé et le secteur public est toujours le même, mais j’ai simplement inversé l’échelle de gauche. De ce fait, il peut se lire non comme un graphique illustrant la décroissance du secteur privé, mais comme un graphique illustrant la croissance du secteur public en pourcentage du PNB.

J’ai également avancé d’un an le ratio pour une raison très simple : il faut à peu près un an pour qu’un accroissement du poids de l’État se traduise par une augmentation du chômage, le contraire étant vrai également.

Croissance de l’État et Chômage

Tout semble indiquer que la France va connaître une forte augmentation du chômage dans les mois qui viennent, ce qui semble avoir bien commencé. Une règle approximative serait que chaque fois que l’État ou les collectivités locales embauchent un fonctionnaire cela « crée » deux chômeurs.

(Surtout un employé d’État qui se protège avec la sécurité d’emploi, la permanence et l’ancienneté sans avoir aucune réévaluation chaque année sous peine de licenciement immédiat)

Mais l’accroissement du poids de l’État a d’autres conséquences, en particulier sur la dette.


5.   Croissance de l’État et Endettement Public.

La différence essentielle entre le secteur public et le secteur privé se trouve dans le mode de financement. Le secteur public, en particulier en France puisque les pouvoirs politiques n’ont pas présenté un seul budget en équilibre ou en surplus depuis 1973, tend à être toujours en déficit.

Pour le Québec, ça fait presque 20 ans, nous avons des déficits cumulés, si l'on élimine les magouilles comptables.

Une augmentation de son poids se traduit donc toujours par un recours accru à l’emprunt et donc par un recours accru a la dette. C’est ce que montre fort bien le graphique suivant.

France - Croissance de l’État et Endettement Public

La dette brute est en train d’atteindre des niveaux qui, par le passé, ont toujours coïncidé avec de graves problèmes financiers (Voir les études faites par Reinhardt et Rogoff).

Quand la dette se rapproche de 100 % du PNB, toujours d’après ces deux auteurs, en général, la croissance économique ralentit sèchement.

Il est donc à craindre que notre pays n’entre dans ce que les spécialistes appellent une
« trappe à dette »

Avec plus de 113 % d’endettement de son PIB, le Québec est déjà dans cette situation de la trappe à dette.

On le remarque avec plus de 10 milliards de taxes additionnelles en moins de 3 ans et 8 milliards de péréquations, le Québec n’est même pas capable d’équilibrer son budget.

D’autres facteurs le confirme : un accroissement du chômage, une compétitivité de plus en plus faible et une pauvreté grandissante de l’ensemble de la collectivité, on peut malheureusement le constaté avec les statiques des impôts des particuliers ou plus de 54.5 % ne paie pas d’impôts nets, et ce sont des statistiques de 2009, imaginer celle de 2012.

Et ceci ne comprend même pas notre sérieux problème de démographie qui inexorablement fera accroître la pauvreté collective et la diminution des rentrées fiscales, nous sommes déjà rendus dans une spirale d'endettement hors de contrôle, car les futures revenues ne compenseront jamais les futures dépenses.

Pourquoi, ça fonctionne encore ?. Parce nous sommes capable encore d’emprunter sur le marché, et quand le marché va s’énerver, pouf !, plus d’État Providence juste un château de carte irréaliste.


6.   Taux d’Intérêts, Taux de Croissance et Trappe à Dettes

Imaginons que dans un pays le taux de croissance du PNB soit de 3 %. Si les taux d’intérêts longs (taux sur les obligations d’Etat à 10 ans) sont à 4 % (hypothèse), alors ce pays empruntera a 4 % et investira à 3 %. Dans ce cas de figure, la dette se développera plus vite que la richesse créée, et a l’arrivée, ce pays fera inéluctablement faillite, puisque sa dette se développe plus vite que sa capacité à la servir.

On dit donc qu’un pays est dans une trappe à dette quand ses taux d’intérêts sont supérieurs à son ton taux de croissance nominal. Aujourd’hui, c’est le cas de la Grèce, de l’Italie, de l’Espagne, du Portugal, de l’Irlande…

Le Québec est déjà dans cette situation

·         Tout va bien quand le taux de croissance est supérieur au taux d’intérêt : on crée plus de richesse qu’on a à rembourser.

·         Tout dérape quand le taux d’intérêt devient plus élevé que le taux de croissance économique.

Le Québec a un taux de croissance anémique de 1.6 %, mais éliminé celui crée par l’investissement public par endettement, il ne reste qu’un pauvre 0,62 % et son coût moyen d’emprunt est environ 4.5 % (1, D.30), donc nous sommes pris dans cette trappe à dette.

La France a passée la majeure partie des trente dernières années dans des trappes à dette comme le montre le graphique ci-dessous.

France - Taux d’Intérêts, Taux de Croissance et Trappe à Dettes

Comme le lecteur peut le voir, chaque fois que les taux d’intérêts ont été au dessus du taux de croissance de l’économie (ligne noire au dessus des hachurages gris), la dette s’est envolée (dette en pourcentage du PNB, échelle de droite). Comme il est fort à craindre que l’économie ne ralentisse sèchement en 2012-2013 et qu’il est presque impossible que les taux baissent, compte tenu de la détérioration constante du bilan de notre pays depuis trente ans, il est donc probable que nous soyons en train de rentrer dans une trappe à dettes.

En fait, il serait logique d’attendre une hausse des taux en France, puisque cela s’est déjà produit en Italie, en Espagne ou au Portugal…Et cette fois ci, cette hausse des taux frappera un pays qui souffre d’un important déficit primaire au niveau de son budget.

30 ans, 50 ans et +

Le lecteur peut se dire, si ça a marché pendant plus de 30 ans, pourquoi ça ne marche plus ?

La raison est fort simple, à cause d’une règle d’or des agences de notation américaine qui n’avait ni queue ni tête.

Un État peut emprunter indéfiniment aussi longtemps qu’il paie les intérêts.

Mais voilà, il y a plus de 3 ans, un pays démocratique (La Grèce) a frappé son mur, et enfin le bon sens économique est revenu, par contre les pays démocratiques avaient déjà cumulé des trillions de dettes.

Et le marché obligataire s’est rendu compte qu’un pays pouvait devenir insolvable.

Alors le marché se referme comme une huître quand le pays souverain n’est pas assez sérieux pour atteindre un VRAI ÉQUILIBRE budgétaire avec une VRAIE CROISSANCE pour payer un jour le VRAI CAPITAL.

Alors,  il ferme la trappe du financement et le pays fait défaut de paiement, car il est incapable de se faire refinancer.

Pourquoi, avoir attendu si longtemps ?

Parce que la règle d’or favorisait trois intervenants :

1.     Les banques qui font des trillions de profits grâce à l’endettement des pays.

2.     Le marché financier qui achetait des bonds souverains en croyant  l’infaillibilité des pays à rembourser.

3.     Et les politiciens qui achetaient des votes grâce à l’endettement.


7.   La France est en déficit primaire

Les spécialistes aiment à calculer les « déficit ou les surplus « primaires » De quoi s’agit il ? C’est tout simple.

Imaginons que la France décide de faire faillite sur sa dette et refuse de payer les intérêts qu’elle s’est engagée à verser. Dans ce cas, et comme le montre le graphique suivant, le déficit du budget serait encore d’environ 3 .5 % de son PNB …Le déficit ou le surplus primaire correspond à la situation budgétaire hors paiements des intérêts.

Le pays qui est dans une telle situation est de fait en cavalerie puisqu’il emprunte pour payer les intérêts qu’il doit…

La France est en déficit primaire

Comme on le voit, le déficit primaire Français est à un niveau rarement atteint dans notre histoire. Si l’économie Française rentre en récession en 2012 (ce qui est très probable) et si les taux d’intérêts montent comme ils ont monté en Espagne ou en Italie, personne ne voulant plus prêter a un pays aussi peu sérieux, alors notre déficit primaire explosera a la hausse (baisse des recettes, hausses dépenses) avec la charge de la dette et le FMI pourra louer des bureaux a Paris.

La France est à la veille de perdre sa Souveraineté Financière, comme dans les meilleures années de la IV République. La situation interne est catastrophique. Hélas, un malheur n’arrivant jamais seul, la situation externe n’est guère meilleure. La France n’est en effet plus compétitive sur les marchés internationaux.


8.   La France n’est plus compétitive

Comme chacun peut le sait, le but de la classe politique Française, tous partis politiques confondus, a été de distribuer des avantages non gagnés à l’électorat de notre pays. Malheureusement, pour eux mais surtout pour nous, nous ne sommes pas seuls au monde et tous ces « avantages » représentent des coûts supplémentaires pour notre pays, ce qui l’empêche de rester compétitif.

Le Québec avant-dernier

Le Québec se classe à l'avant-dernier rang parmi les provinces canadiennes et les États américains sur le plan de la liberté économique, selon une nouvelle étude publiée mardi par l'Institut Fraser.

Les études montrent que les habitants de territoires bénéficiant d'une grande liberté économique jouissent d'un niveau de vie plus élevé ainsi que d'une durée de vie et de libertés individuelles supérieures.

Lorsque le niveau de liberté économique n'est pas raisonnable, les gens sont plus pauvres qu'ils ne devraient l'être, et c'est ce qui se passe dans certaines régions du Canada.

Au Québec, des facteurs tels que l'interventionnisme étatique, les impôts élevés, la puissance des syndicats ainsi que l'existence de programmes et de droits sociaux étendus ont considérablement réduit la liberté économique, nuisant ainsi aux Québécois.(3)

Le paradoxe extraordinaire est que pendant cette même période, ces mêmes élites ont voulu a tout prix nous coller dans un régime de taux de change fixe avec un pays qui non seulement ne commettait pas les mêmes erreurs mais qui en plus essayait de corriger celles qu’il avait pu commettre, l’Allemagne pour ne pas la nommer. Les entreprises Françaises étaient de ce fait littéralement envoyées au « casse pipe », un peu comme les poilus en 1914-1918… De ce fait, ces entreprises n’avaient pas d’autre choix que faire faillite (mort au champ d’honneur) ou se délocaliser (désertion).

C’est bien sur ce qui explique l’effondrement de la production industrielle Française par rapport a la production industrielle Allemande depuis l’arrivée de cette sinistre farce qu’est l’Euro…comme le montre l’avant dernier de nos graphiques.

Étrange soit-il, il y a une certaine similitude avec le Québec, puisque nous sommes à peu près les plus cancres au niveau de la liberté économique en Amérique du Nord.

Si le Québec était un pays souverain ou pourrait au moins dévaluer notre propre monnaie et devenir plus compétitif. Mais dans les faits, on va juste devenir plus pauvres et les jeunes constatant que les vieux ne veulent pas perdre aucun privilège vont prendre la poudre d’escampette vers des provinces plus clémentes.

France n’est plus compétitiv

Avant l’Euro, les croissances Françaises et Allemandes étaient similaires.

Depuis l’an 2000 et à cause de l’Euro qui empêchait l’ajustement par le taux de change, la production industrielle Française a baissé d’environ 10%, alors que son homologue allemand est monté de plus de 25 %. La réalité se venge… toujours

Moi, je l’appelle cela la RÉALITÉ ÉCONOMIQUE.


9.   Les Déficits extérieurs Français explosent.

Quand un pays cesse d’être compétitif, d’habitude, sa balance commerciale se détériore.

C’est bien ce qui est en train d’arriver à la France depuis l’arrivée de l’Euro.Sans l’Euro, quelque chose d’aussi stupide que les 35 heures auraient du être payé « cash »par une solide dévaluation. L’Euro a empêché ces ajustements d’avoir lieu et donc notre déficit extérieur ne cesse de se creuser (d’environ un peu moins de 1% du PNB par an).Et encore et toujours, nous finançons ces déficits en ayant recours à l’emprunt.

LES EXPORTATIONS DU QUÉBEC UNE ANNÉE 2010 DIFFICILE

En 2010, les exportations totales du Québec ont diminué de 0,3 % en termes réels. Malgré une reprise enregistrée dans certains secteurs, l’appréciation du dollar canadien et le délai de la reprise de la production dans certains secteurs d’exportation importants, dont l’aéronautique, ont entraîné globalement un léger recul des exportations. (4)

Exportations internationales de biens du Québec en 2010


PRODUITS FINIS, OÙ EST TU ?

Que voyez-vous dans ce graphique ?

Nous avons un sérieux problème d'exporter des produits finis, malheureusement c'est cela qui rapporte le plus à l'État, il y a beaucoup d'emplois et normalement bien rémunérés, exporter des boulettes de fer ou des lingots d'aluminiums n'apporte presque rien à l'État, ce qui est payant, c'est la transformation.

Voici un des problèmes fondamentaux du Québec, une faible compétitivité par rapport aux provinces et États de proximité, nos politiciens ont préféré de donner des bonbons à son peuple, satisfaire les syndicats, créer un État et une réglementation obèse, tout cela pour gagner des votes.

Ne jamais oublier, ce sont les entreprises qui crée la richesse, rien d’autre, si elles ne sont pas concurrentielles, elles disparaissent graduellement et les recettes fiscales aussi.


Aujourd’hui plus de 60 % des dettes émises par l’État Français sont détenus par des étrangers, qui donc d’abord :

Aujourd’hui plus de 60 % des dettes émises par l’État Français sont détenus par des étrangers, qui donc d’abord :

·         Nous prêtent de l’argent pour que nous puissions payer nos fonctionnaires.

·         Et ensuite nous re- prêtent de l’argent pour que ces fonctionnaires puissent acheter des biens produits à l’étranger.

·         L’Euro est l’outil qui permet aux rentiers Français d’avoir un niveau de vie supérieur à celui qui devrait être le leur.

·         Cette prime au rentier est payée par les entrepreneurs et les travailleurs du secteur privé.

·         Mais cela veut dire en termes simples que le niveau de vie Français d’aujourd’hui n’est pas un niveau de vie gagné, mais bien un niveau de vie emprunté.

Exactement la même situation avec le Québec, péréquation, surtaxes et surimposition pour maintenir des privilèges pour satisfaire certains groupes d’individus.

C’est ce que les Grecs ont fait pendant les vingt dernières années, et le moins que l’on puisse dire est que le réveil a été dur…

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Conclusion: Une bouteille a la mer

Jamais, et je dis bien jamais, la situation économique de notre pays n’a été aussi critique, sans que nous soyons en guerre. De grands malheurs peuvent venir accabler la France et sa population a échéance relativement rapprochée. J’espérais que l’élection Présidentielle serait un moment ou la vérité serait dite aux Français, pour qu’ils puissent voter en connaissance de cause.

Il n’en est rien et je n’ai pas le souvenir d’avoir assisté dans aucun pays en quarante ans d’observations à une campagne aussi médiocre et éloignée des réalités, la classe politique et les media semblant n’avoir qu’un but et un seul : masquer la vérité et ne pas donner au peuple l’information dont il a besoin pour se décider.

Il m’a donc paru nécessaire d’informer un public le plus large possible de la réalité de la situation, dans la mesure de mes moyens bien entendu (fort limités, hélas). Je ne suis pas un homme politique, je n’offre pas de solutions. J’ai juste voulu donner à mes concitoyens les informations dont je pense qu’ils ont besoin pour se déterminer en connaissance de cause. A eux d’analyser les solutions que les candidats proposent, mais pour prendre la bonne décision, ils doivent avoir d’abord connaissance des faits et de la réalité.

Si vous jugez cette démarche intéressante, faites circuler cette analyse de la façon la plus large possible. Envoyez-la à 10 de vos amis, en leur disant de l’envoyer à 10 des leurs et ainsi de suite. Parfois l’Internet permet de casser la censure comme nous l’avons vu récemment dans un certain nombre de pays comme les USA ou les pays arabes.

Charles Gave

Président de l’Institut des Liberté

Source : Le Dossier Economique des Elections Françaises par Charles Gave,
Mars 28, 2012.


Carnet à suivre demain…