Plan Nord, pas de gazoduc, pas de transformation ?

Le Plan Nord est un projet à risque, car elle implique un fort investissement provenant des biens publics et sans transformation, les redevances sont loin d’être une panacée pour un marché qui fluctue selon le cours des marchés des matières premières, (lire le second article).

La transformation est nécessaire, car elle donne une double justification d’un tel investissement, ne pas oubliez qu’il se fait par emprunt.

Loin d’être un expert dans la matière, est-on obligé de faire directement la transformation dans le Nord ?

Ne pourrait-on pas la transformer à Jonquière, puisque le gazoduc est déjà présent?

1.      On transporte, la bauxite du Brésil pour faire la transformation de l’aluminium à Alma.

2.      À ce que je sache, les raffineries sont rarement dans les mêmes sites que l’extraction du pétrole.

Le gouvernement a-t-il suffisamment d’impartialité pour prendre une telle décision ?


Extrait de : Pas de gazoduc, pas de transformation, Charles Lecavalier , Agence QMI, 03 Avril 2012

Plusieurs projets de transformation du minerai de fer sur la Côte-Nord ne peuvent aboutir, faute d’approvisionnement en gaz naturel. Québec a donc accepté de débourser 30 millions $ pour financer une étude de faisabilité d’un gazoduc de 450 kilomètres entre Jonquière et Sept-Îles.

Le pipeline, qui doit traverser le fjord du Saguenay, alimenterait les parcs industriels de Baie-Comeau, Port-Cartier et Sept-Îles. Si l’étude démontre sa rentabilité, l’investissement requis de 750 millions $ sera réalisé par Gaz Métro. Mais l’entreprise ne veut pas prendre seule le risque. Le gouvernement s’engage donc à assurer le rendement. Si les clients sont moins nombreux que prévu, ce seront les contribuables qui paieront la note.

«Tant que les volumes requis pour atteindre une certaine rentabilité ne sont pas là, c’est le gouvernement qui va pallier en compensant les revenus qui pourraient manquer. Cette approche nous permet de réduire l’impact que le projet aurait sur l’ensemble de la clientèle du Québec», a affirmé Stéphanie Trudeau, porte-parole de Gaz Métro.

Les clients de la Côte-Nord paieront leur gaz plus cher qu’ailleurs dans la province. Cette surprime permettra le remboursement de la contribution du gouvernement au fil du temps, une fois la rentabilité atteinte.

Sans rentabilité point de projet

Le gaz naturel ne se rendra pas sur la Côte-Nord à n’importe quel prix, même si le gouvernement veut «tout faire pour favoriser la transformation au Québec».

«Si l’étude de faisabilité n’est pas concluante, on ne fera pas un gazoduc qui n’est pas viable économiquement», a tempéré Clément Gignac, le ministre responsable du Plan Nord, lors d’une entrevue avec l’Agence QMI.

«Par contre, s’il y a une période de non-rentabilité qui s’étire sur 10 ans par exemple, parce que les besoins de la clientèle du moment ne sont pas là, nous pourrions donner un appui gouvernemental», a-t-il ajouté.

Cet appui n’est toutefois pas défini. «Est-ce une forme de prêt ou une participation? Je ne sais pas encore. L’important, c’est que ça nous sera remboursable une fois la rentabilité atteinte», a dit M. Gignac.

La poule ou l’œuf

«Certaines entreprises disent ne pas pouvoir transformer le minerai sans gaz naturel, et Gaz Métro dit qu’il n’y a pas assez de clients pour installer un gazoduc, on se retrouve dans la situation de la poule ou l’œuf, a commenté le ministre Gignac. C’est pourquoi le gouvernement doit agir en attendant que les entreprises se manifestent.»

«Maintenant qu’on a fait l’annonce potentielle de l’arrivée du gaz naturel, nous allons regarder quels sont les projets d’expansion qui pourraient avoir lieu, quelles entreprises qui pourraient être tentées de venir faire de la 2e et de la 3e transformation dans le cadre du Plan Nord», a ajouté Stéphanie Trudeau, porte-parole de Gaz Métro.


Extrait de : Shocking’ trade numbers have some Australians calling the end of the mining boom, Frik Els, Mining.com, April 4, 2012

Australia’s February trade data showed the country suffered two consecutive months of deficits for the first time in two years.

The overall figures are bad enough, but the number one factor behind the slump was plunging income from resources

·         the value of coal exports dove 19% and

·         that of metal ores and minerals exports declined 10%.

The volume of hard coking coal exports dropped 27% in February, a bad number even when taking into account Chinese holidays and severe weather.

The fact that income fell even while iron ore volumes increased 16% shows how severe the slump in prices have been.

Brisbane Times quotes HSBC chief economist Paul Bloxham as saying: “The commodity price cycle peaked in the third quarter of last year. With global growth expected to be below trend and more commodity supply to come on stream over the next year or two, it appears likely Australia’s terms of trade peaked in the third quarter as well.”

Citigroup economist Josh Williamson, quoted by The Australian, was even gloomier saying “This is a shocking trade result . . . the bulk of the disappointment came from the failure of commodity exports to recover from their January decline.”