Race to the bottom

Cahier spécial : A policy vision to escape the race to the bottom


Race to the bottom


There is no doubt that corporate executives are more aggressive than ever before in using their international mobility to extract concessions from workers, governments, suppliers, and all other stakeholders who depend on their investments. The devastating actions of Caterpillar Inc., in closing its facility in London, Ontario, after demanding a 50 percent cut in compensation, is only an extreme example of this mindset.

Many auto executives clearly share Caterpillar’s view of the world, and Caterpillar’s strategy for further enhancing their already-rich profitability. The fact that executives themselves are paid more extravagantly than ever certainly undermines the moral credibility of their demands for more belt-tightening by workers, but hardly slows their efforts to drive down wages and living conditions.

If their demands to continually ratchet down compensation in once-well-paid industries (like auto) are accepted, the very future of what was once called the “middle class” would be jeopardized.


WHAT A DIFFERENCE THREE DECADES MAKES!

·         Now mass layoffs to boost profits are the norm, while the expectation of a career with one company is long gone.

·         This transformation happened because the U.S. business corporation has become in a (rather ugly) word “financialized.”

·         It means that executives began to base all their decisions on increasing corporate earnings for the sake of jacking up corporate stock prices. Other concerns -- economic, social and political -- took a backseat. (1)


L'entreprise, trop importante pour être laissée aux actionnaires

La multinationale ne travaille pas dans l’intérêt des pays d’origine, mais pour maximiser le profit à court terme pour satisfaire l’avidité des actionnaires.

Pour justifier que les dirigeants doivent être désormais réduits au statut de simple mandataire des actionnaires. Et, de fait, on peut se poser la question de savoir si la défense des droits des actionnaires n'a pas surtout été un moyen, pour les dirigeants comme pour les gestionnaires de fonds, de justifier la croissance exponentielle de leurs propres revenus.

Mauvais pour les salariés et l'investissement

Au final, la corporate governance a-t-elle au moins réellement enrichi les actionnaires ? Ce n'est même pas sûr.

·         Elle n'a sans aucun doute pas été favorable aux salariés, victimes de la précarité engendrée par les restructurations et les délocalisations imposées au nom de la création de valeur pour l'actionnaire.

·         La faible croissance et le chômage de masse qu'elle a provoqués ont fait le reste, en diminuant le rapport de force du travail face au capital.

Reste que le compromis antérieur

S'il apportait plus de sécurité aux salariés, n'était pas non plus nécessairement défavorable aux actionnaires, dès lors que la croissance était au rendez-vous.

Certes, la part des profits distribuée sous forme de dividendes était moindre et les salariés recevaient eux aussi une part du gâteau en voyant leurs revenus progresser au rythme de la productivité.

·         Mais, dans le même temps, les profits non distribués étaient en grande partie réinvestis dans l'entreprise, assurant l'enrichissement à long terme de ses actionnaires.

·         Tandis qu'aujourd'hui, l'ampleur des dividendes versés immédiatement prive l'entreprise de capacités d'investissement et de développement

Inventer de nouvelles règles

Il faudra pour cela imposer de nouvelles normes et règles, bien au-delà des démarches volontaires des entreprises en termes de responsabilité sociale et environnementale.(2)


And while Canadian labour costs are in the same ballpark as those in the U.S. (especially when taking productivity and differential national price levels into account), they are certainly much higher than those in Mexico and other low-wage production regions which automakers plan to exploit in coming years (including, potentially, future vehicle imports from China and Thailand).

It will require a sensible, effective auto policy framework, learning from the lessons of other successful auto-producing jurisdictions, to ensure that this sector continues to make the rich contribution to our national prosperity that it is capable of.

Si ça doit prendre la forme d’un protectionniste pour garder un certain de niveau qualité de vie, qu’il en soit ainsi, la mondialisation débridée est dévastateur pour les pays industriels, on a juste à regarder les résultats de nos voisins du Sud, il est impératif qu’on arrête cette hémorragie.


Donc, à qui profite la mondialisation ?

Les gagnants

1.      Aux multinationales

·         En faisant du chantage fiscal aux pays pour payer de moins en moins d’impôts.

·         En faisant du chantage salarial en utilisant l’avantage du bétail humain mondial.

·         En faisant de l’évasion fiscale grâce aux divisions étrangères pour garder les profits dans des paradis fiscaux.

2.      Aux systèmes financiers

·         Car les banques deviennent riches grâce à l’endettement.

·         Puisque les États ont moins d’entrées fiscales coopératives et vos conditions de travails baissent, l’État et vous, vous êtres de plus en plus pauvres et les banques de plus en plus riches.

3.      Aux pays émergents

·         Qui améliore les conditions de leurs peuples.

·         Qui profite du transfert technologique.

·         Et crée des écosystèmes complets empêchant de rapatrier la production dans les pays industriels.

Les perdants

Les pays industriels et leurs peuples qui deviennent de plus en plus pauvres et de plus  en plus endettés.


 

Tables des matières

1.       A policy vision to escape the race to the bottom

Summary :

Global pressures on the industry are more severe all the time

Impacts of a Canadian dollar

we must adopt a new approach

2.       Decline in auto manufacturing employment in Canada

To Hell and Back – Canada’s Auto Industry After the Crisis

Industrialized countries experienced a decline

Preventing plant closures

Government intervention

3.       Automotive trade deficit reached an all-time record of $15.6 billion

Auto  Industry - Free Trade

Canada-U.S. Auto Pact

World Trade Organization

Trade Balance

Mexico

4.       CANADIAN Petro-Dollar

CANADIAN Petro-Dollar

5.       Race to the bottom

Race to the bottom

Donc, à qui profite la mondialisation ?

Les gagnants

6.       Productivity, Investment and Technology

Productivity, Investment and Technology

Productivity

Investment and Technology

7.       Center of gravity is clearly shifting south

Re-thinking Canada’s : A New Policy Vision

And it won’t stop there

We do not accept this grim scenario as natural, efficient, or inevitable.

8.       Free trade theories failures

Re-think Trade Policy

With every other trading partner

Optimistic predictions of the free trade theories failures

Canadian trade negotiators have a responsibility

9.       The Bank’s power to bring down the dollar is unquestioned

Intervene to Reduce the Canadian Dollar Exchange Rate (1)

Canadian dollar r far above value

Theory freely floating exchange failures

Bank of Canada interventions.

10.    Restrict foreign resource takeovers

Intervene to Reduce the Canadian Dollar Exchange Rate (2)

Slowing down resource developments (especially in the oil sands)

Preventing foreign takeovers of Canadian resource assets

11.    Canada back is a lack of political creativity

Conclusion

Willingness by policymakers to play an active role.