Bombardier en sandwich entre travailleurs Canadiens et Buy America

Exactement, ce que je vous avais prédit, les Américains vont devenir les futurs chinois.

Ils ont plus de 100,000 millions de personnes à faire travailler (Chômage, Food Stamp, et BS), même avec un salaire minimum, 8.75 $.

Avec autant de gens si pauvres, il devienne de plus en protectionniste, car les politiciens sont imputables à leurs peuples, non, à une idéologie de libre-échange pour satisfaire l'oligarchie.

Malheureusement, le Canada va subir les dommages collatéraux d’une économie foncièrement dysfonctionnelle.

Bombardier se trouve, en sandwich, faire travailler des Canadiens ou perdre des contrats dus au ‘Buy America’.

Bienvenue, dans notre triste réalité économique.


Extrait de : Bombardier à La Pocatière : la sous-traitance dénoncée, Argent, 7 mai 2012 | 10h35

Les employés syndiqués de l'usine de Bombardier Transport (BBD.B) à La Pocatière accusent l'entreprise de bafouer une entente et de faire de plus en plus appel à de la sous-traitance, notamment pour le contrat de fabrication des voitures du métro de Montréal.

Le contrat de fabrication des voitures de métro de Montréal devait fournir rapidement de l’emploi à 400 personnes à l’usine de La Pocatière (Photo: Agence QMI)

Seon la syndicat CSN, Bombardier confie à des entreprises ontarienne et américaine la fabrication de certaines pièces en aluminium et en acier inoxydable, alors qu'elles devaient être produites à l'usine de La Pocatière.

Cette façon de faire ne respecterait pas une entente conclue entre le syndicat et la compagnie en 2010. D'ailleurs, le syndicat affirme que Bombardier veut renégocier l'entente.

Le président du syndicat, Mario Lévesque, est en furie. «Cette fuite d'emplois se poursuit plus ou moins en catimini, sans que nous en soyons informés formellement. Bombardier s'est départi de plusieurs machines et équipements encore en état de marche afin de pouvoir recourir à la sous-traitance plus tard. L'entreprise nous avait laissé entrevoir qu'elle allait renouveler son parc de machines, mais ça ne s'est jamais produit», a-t-il affirmé lundi.

Le contrat des voitures de métro de Montréal devait fournir rapidement de l'emploi à 400 personnes à l'usine de La Pocatière. En tout, jusqu'à 775 travailleurs devaient y être affectés sur une période de huit ans.

En raison de la sous-traitance, le syndicat estime toutefois que pas plus de 200 travailleurs seront nécessaires à la réalisation du contrat de la STM évalué à 1,3G$.

Au total, l'usine n'emploie présentement que 350 personnes, selon le syndicat, ce qui contraste avec les quelque 1000 travailleurs qui y gagnaient leur vie en 2005.

Le contrat de fabrication de près de 500 voitures de métro de Montréal a été accordé en février 2011 à un consortium formé de Bombardier et Alstom.


Extrait de : La Pocatière: Bombardier Transport se fait rassurant, La Presse Canadienne, les affaires.com, 08-05-2012

Le président de Bombardier Transport, André Navarri, a voulu se faire rassurant mardi quant à l'avenir de l'usine de La Pocatière, tout en admettant que l'"équation est difficile".

À l'issue d'un discours prononcé devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, M. Navarri a martelé que Bombardier s'est toujours battu pour l'usine de La Pocatière, berceau de la division ferroviaire de Bombardier (TSX:BBD.B).

"Personne ne peut nous reprocher de ne pas avoir soutenu et privilégié le Québec dans nos choix", a déclaré le dirigeant.

"Je pense qu'il faut rester optimiste et faire confiance à la direction de Bombardier sur sa capacité à rester leader", a-t-il ajouté.

André Navarri a cependant souligné que pour remporter des contrats, Bombardier doit constamment adapter ses façons de faire, question de demeurer concurrentiel.

"Si nous nous figeons sur des schémas qui ne nous permettent pas de gagner des contrats, tout le monde est perdant, a-t-il dit. Je pense que ce que nous essayons de faire à tout moment, c'est de trouver le bon équilibre qui permette à chacun d'avoir un avenir et à tous de réussir."

Il a expliqué que la raison pour laquelle "l'équation de La Pocatière est difficile (...), c'est bien évidemment parce qu'il y a le Buy America". Cette loi oblige les constructeurs ferroviaires à produire aux États-Unis au moins 60 pour cent des voitures et locomotives destinées à des projets financés en tout ou en partie par Washington.

Le Buy America ne date pas d'hier, mais vu le contexte économique difficile aux États-Unis, les politiciens américains font de plus en plus pression sur les constructeurs pour que ceux-ci dépassent le plus possible le seuil de 60 pour cent.

Le contrat récemment remporté par Bombardier pour le métro de New York n'aura ainsi aucune retombée à La Pocatière, tout comme celui que la multinationale s'apprête à décrocher à San Francisco. Par le passé, pourtant, l'usine du Bas-Saint-Laurent avait souvent été mise à contribution pour des contrats américains.

Lundi, le syndicat des employés de l'usine de La Pocatière, la seule de Bombardier Transport au Québec, a dénoncé la hausse du recours à la sous-traitance au cours des dernières années. Les travailleurs craignent pour l'avenir des installations une fois que le contrat du métro de Montréal sera complété, en 2018.

L'usine, qui a longtemps donné du travail à plus de 1000 employés, en compte aujourd'hui 550. Ce nombre augmentera toutefois de 200 l'an prochain en raison du contrat du métro.

Le syndicat et Bombardier ne s'entendent pas quant à l'interprétation d'une entente conclue en 2010 sur l'encadrement de la sous-traitance. Le dossier est actuellement en arbitrage.

"Notre devise, c'est de toujours avoir des relations harmonieuses avec nos employés et c'est ce qu'on va faire dans les prochaines semaines et dans les prochains mois, a assuré le grand patron de Bombardier Transport en Amérique du Nord, Raymond Bachant. On va trouver une solution d'un commun accord.