Dévaluons notre monnaie, si les Suisses peuvent le faire, nous aussi !

Une croissance à deux vitesses n'est pas bon signe, celle de l'Ouest avec un taux de croissance de 2.3 à 3.4, tandis que les provinces de l'Est font du surplace, tel que 1,6 pour le Québec à 1.9 pour l'Ontario.

De plus, ce sont les deux provinces les populeuses ayant des déficits structurels et démontrant de plus en plus des signes de la ‘Trappe à dette’.

Beaucoup de spécialistes disent et je suis d’accord avec eux, notre monnaie est trop forte, si on ajoute une gouvernance économique mondiale qui est loin d’être propre, car tout le monde s’arrache des emplois, on commence sérieusement être dans le pétrin.

CANADIAN PETRO-DOLLAR

Beginning in 2002, however, Canada’s currency began a long ascent, that has added over 60 percent to its value (compared to the U.S. dollar) in a decade (see Figure 8).

That means the cost of Canadian-made goods and services (and the cost of Canadian labour) appears 60 percent higher, in relative international terms, than it did in 2002.

1.      This shock has negatively affected not only manufactured products,

2.      But also any other non resource product which Canada sells to international purchasers (such as tourism or tradable services).

Analysts agree that the take-off of Canada’s currency since 2002 reflects the association among financial investors and currency traders between Canada’s currency and the price of oil. (1)

Il faut corriger la situation, par contre, il est loin d'être évident que M. Harper a suffisamment de leadership, car l'influence de Bay Street et les compagnies pétrolifères sont omniprésentes dans son entourage et prône la non-intervention à tout prix, beau principe idéologique qui n'a pas sa place dans notre réalité économique.

On pourrait faire comme les Suisses ayant une problématique identique où leur Franc Suisse devenait une monnaie de refuge, une surévaluation de celle-ci réduisant la compétitivité de leurs entreprises.

Pour contre carrer cette situation, ils ont inondé le marché de franc suisse pour l'arrimer avec l'Euro empêchant une surévaluation de leur monnaie.

Swiss franc tumbles

Strength in the currency has come at a high price to the Switzerland’s manufacturers, with many commenting in their recent earnings statements that currency market headwinds were eroding their profits. 

Switzerland has unexpectedly cut interest rates and said it would increase the supply of francs to money markets to stem the rapid rise of the Swiss currency, which has hit record highs as financial markets have gyrated.

The Swiss National Bank said on Wednesday that the franc was “massively overvalued”, sparking speculation that it would intervene by selling Swiss francs and buying euros and dollars to weaken the currency.(2)

Si les Suisses sont capables de la faire, nous aussi, on peut arrimer le dollar canadien avec le dollar américain, ainsi on n’est pas totalement désavantagé quand les Américains font marcher leurs planches à billets.


Extrait de : Le Canada se dirige vers une économie à deux vitesses, selon BMO, LA PRESSE CANADIENNE,  les affaires.com, 03-05-2012

La Banque de Montréal (TSX:BMO) a prédit jeudi que seulement quatre provinces canadiennes _ l'Alberta, le Manitoba, la Saskatchewan et la Colombie-Britannique _ connaîtraient cette année une croissance économique supérieure à deux pour cent.

Toutes les autres provinces ou territoires devraient afficher une croissance inférieure à celle attendue par la Banque du Canada pour l'ensemble du pays.

L'Ouest conservera les meilleurs taux de croissance l'an prochain, a poursuivi la BMO, mais les riches ressources en hydrocarbures de Terre-Neuve-et-Labrador permettront à cette dernière de se joindre à l'élite.

L'économiste Douglas Porter de la BMO a précisé que les matières premières alimenteraient essentiellement la croissance des provinces de l'Ouest.

Après avoir connu une croissance de cinq pour cent l'an dernier, l'Alberta ralentira à 3,4 pour cent cette année. Cela ne l'empêchera pas d'arriver en tête, devant la Saskatchewan et sa croissance de 2,9 pour cent.

La BMO croit que la croissance du Manitoba se chiffrera à 2,6 pour cent, contre 2,3 pour cent pour la Colombie-Britannique.

Pendant ce temps, les provinces qui dépendent du secteur manufacturier continueront à tirer de l'arrière, même si la conjoncture semble s'améliorer au sud de la frontière.

La croissance de l'Ontario devrait s'établir à 1,9 pour cent, comparativement à 1,8 pour cent pour la Nouvelle-Écosse, 1,6 pour cent pour le Québec, 1,5 pour cent pour le Nouveau-Brunswick, 1,4 pour cent pour l'Île-du-Prince-Édouard et 1,0 pour cent pour Terre-Neuve-et-Labrador.

Pour l'ensemble du pays, la BMO prédit une croissance de deux pour cent cette année, soit un peu moins que la croissance de 2,4 pour cent anticipée par la Banque du Canada.