Le conflit étudiant, est-il un conflit intergénérationnel ?

La réponse est oui !

Évidemment, tous ceux qui veulent garder le statu quo vont empêcher un débat de société, préférable de débattre seulement de la hausse scolaire au lieu de débattre :

Est-ce que l'on va dans la bonne direction ?

Car, il y a une très grosse différence de perspective entre le jeune qui finit ces études et celui qui est déjà dans le bain de la société.

Le jeune n'a pas encore de maison, pas encore d'emploi, pas encore de famille et quand il regarde son avenir, que voit-il ? Un avenir très sombre, un Québec qui se dirige vers une faillite.

J'ai la chance de scruter le monde entier à journée longue, et l'insatisfaction du jeune dans les pays occidentaux est très palpable et ce n'est pas unique au jeune Québécois, il y a une incurie générale du jeune en fonction de l'avenir que l'on lui présente, aussi bien le jeune Espagnol, l'Irlandais, le Grec, le Français, l’Américains et l'ensemble des États-Providence.

Pourquoi, parce que depuis trente ans l'État providence s'est comporté de façon abusive.

1.      Un monde financier totalement libéralisé, où il est plus profitable de spéculer que d’investir dans l’économie réelle.

2.      Une mondialisation totalement libéralisée, ou les multinationales optimisent le bétail humain mondial pour maximiser leurs profits.

3.      Les syndicats, grâce au chantage syndical sur le peuple, on fait de la surenchère pour leurs membres, sécurité, permanence et ancienneté discréditant l’imputabilité et l’efficacité.

4.      Un peuple immoral qui a abusé littéralement de l’État-Providence en s’octroyant des privilèges, tels que : des retraites dorées insolvables ou des services en transférant leurs véritables coûts sur la dette préférant utiliser le crédit de leurs fils et leurs petits-fils.

5.      Une démocratie douteuse, ou les politiciens se préoccupant plus à satisfaire les groupes d’intérêts que le bien commun.

Tous ces débordements excessifs ont créé cette instabilité qui se ressent dans le monde entier actuellement.

L'exemple, le plus frappant, la BCE, il y a quatre mois à émis plus d'un trillion d'euros à 1 %, pour que les banques locales puissent acheter leurs propres obligations, car le marché privé n'était plus preneur.

Sans une telle initiative, probablement le marché financier du monde entier aurait éclaté, car aucune banque mondiale si grosse soit-elle aurait pour supporter des trillions de défauts de paiement.

Voilà, où nous sommes rendus, un point de rupture devant cet amoncellement d’irresponsabilité de tous les niveaux.

Alors, le jeune Québécois, n’ayant encore aucun acquis dans le monde, jette un regard critique, il dit tout simplement : je regrette, mais ton lègue ne m’intéresse pas !

Et, il a bien raison.

Et c’est pour cela, personne ne s’accorde.

Ceux qui prônent la hausse ne voient que l’arbre,
le jeune voit la forêt en flammes.

Tous deux ont raison, mais, malheureusement, il ne voit pas la réalité selon la même perspective.

Mon blogue est assez unique et c'est pour cela qu'il est lu des centaines de milliers de fois par mois, car il est avant tout un blogue de bonnes gouvernances tout en essayant d'établir des règles d'économiques saines et équilibrées.

Loin d'être évident de dénicher des penseurs qui sortent du moule, car tous les groupes d'intérêts ayant des privilèges empêchent tous débats de société, même si on sait tous que l'on se dirige vers un mur.

Un auteur, dans un de mes carnets, résumait assez bien la situation.

Les États occidentaux ont démontré l'incapacité à se réformer

Et c’est exactement ce qui est en train de se produire, le jeune dit au plus âgé, vous m’avez donné une province qui se dirige vers une faillite, un avenir peu reluisant dû à la mondialisation, une précarité d’emploi, des impôts et des tarifs qui augmentent sans arrêt, une accessibilité résidentielle hors commun.

Pouvez-vous, me donner un sursis? Laisser-faire la hausse.

Le vieux dit fait ta part, le problème avec cette approche, c'est que les vieux ne prend pas leurs responsabilités, ce sont les vieux qui ont créé été un État providence proche de l'insolvabilité, ce sont eux, qui ont utilisé le crédit de leurs jeunes pour s'octroyer des privilèges, donc ce n'est pas au jeune de faire la part, mais tous ceux qui ont abusé du système.

Si on prend l’exemple du pauvre Québec, plus de 238 milliards de dettes, où le 2/3 n’est que des dépenses d’épiceries.

Et attention, la situation n'est pas unique ! L’ensemble des États-Providence sont dans cette situation, des trillions de dettes sur le dos du crédit de leurs jeunes.

S’il y a bien un mea culpa à faire, c’est nous les vieux qui se sont comportés égoïstement en s’octroyant des privilèges au-dessus de nos moyens.

Mais, voilà tout le dilemme de l’État-Providence, aucun ne veut faire des compromis, prenons, le cas du Québec, on peut facilement chercher 500 millions sur plus de 80 milliards de budgets, mais personne ne veut perdre des privilèges aussi bien pour la retraire dorée, la fonction publique, les garderies à 7$, l’assurance médicament, la surrémunération des médecins et ainsi de suite.

L’État-Providence est dans une situation de pur immobilisme.
À cause de privilèges payer par crédit.

Je déplore que les débats ne soient pas plus nuancés, je remarque que certaines positions de droite ont tendance à diaboliser les syndicats, oui, il y a quelquefois, ils exagèrent, nous n'avons pas des syndicats de concordance, mais souvent des syndicats de confrontations, mais attention le système financier et le milieu industriel eux aussi, ont leurs dérapages, les trillions de profit dans les paradis fiscaux en sont un bel exemple.

Par contre les syndicats restent encore, le dernier rempart, contre une libéralisation totale du coût de la main-d'œuvre mondiale qui se résume au salaire d'un Chinois.

Tout le monde n’est pas propre depuis 30 ans, les syndicats, le monde financier et le peuple, tout le monde sans exception a abusé du système.

Par contre, ce déséquilibre de comportement vient d'atteindre un point de rupture et un juste équilibre doit avoir lieu, et c'est pour cela que l'on doit avoir un débat de société, et le jeune le ressent dans son cœur et dans ces tripes, ça ne peut plus continuer.

Car devant ce déséquilibre entre le 1% et le 99 %, le jeune et le vieux, le privé et le public, on se dirige tout droit vers une multitude de conflits sociaux.

Si on se dit responsable, on doit agir en responsable et on doit laisser à nos jeunes une perspective d’avenirs épanouissants, non une faillite.

C’est nous qui avons créé cette situation, c’est à nous de trouver une solution pour leur donner une vie meilleure.

Québec Droite


 

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    # by Anonyme - 10 mai 2012 à 09 h 01

    Pour une fois, je ne suis pas d'accord avec vous! Il faut encercler la date au calendrier. Ce conflit n'a rien à voir avec un conflit ou une injustice intergénérationnels. Ceux qui manifestent manifestent pour le statu quo et pire encore: le dogme de la gratuité.

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    # by Anonyme - 10 mai 2012 à 09 h 02

    Pour une fois, je ne suis pas d'accord avec vous! Il faut encercler la date au calendrier. Ce conflit n'a rien à voir avec un conflit ou une injustice intergénérationnels. Ceux qui manifestent manifestent pour le statu quo et pire encore: le dogme de la gratuité. - Joanne Marcotte

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    # by Québec de Droite - 10 mai 2012 à 12 h 51

    Oui, je sais Johanne, on n’est pas d’accord sur celle-là !

    Mais, souviens-toi d’un vieux dicton.

    Quand tout le monde pense de la même façon, personne ne pense beaucoup.

    Je sais que tu penses qu’il y a du syndicaliste en arrière de cela, tout probablement, tu as raison, mais non abstint de cette situation, on leur lègue en héritage une province qui se dirige vers une faillite, juste pour cette raison je leur donne un ‘break’.

    Il y a tellement de gras qu’on peut couper que je n’ai pas besoin d’avoir nos futurs contribuables en furie pendant 40 ans.

    Sans rancune !

    M.C.

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    # by Anonyme - 14 mai 2012 à 21 h 00

    Je fais parti de la tranche 20-30 ans et je crois aussi que nous devons fournir des perspectives d'avenir épanouissantes à nos jeunes. Mais tous devront faire des efforts pour remettre le Québec dans le droit chemin. Les plus vieux, qui ont profité du système, mais aussi les jeunes qui hériteront de cette société. Aujourd'hui nous nous battons pour la gratuité scolaire. Demain nous nous battrons pour avoir, nous aussi, droit aux retraites dorées? C'est regrettable que le gouvernement commence par nous faire payer avant de couper dans le gras des finances publiques. La hausse annoncée est, aussi, beaucoup trop élevée. Cependant, je crois qu'avec le fonctionnement actuel du financement des études, le dégel est innévitable et nécessaire.

    Oui, l'éducation doit rester accessible à tous. Nous devons cependant nous garder d'en faire un bar ouvert (ce qui est un peu le cas depuis plusieurs années). Je ne crois pas que la taxe à l'échec soit la meilleure des solutions, des imprévus ça arrive, mais avant d'instaurer la gratuité scolaire, il faudra réformer le financement des études pour que notre argent aide seulement ceux qui veulent vraiment réussir. Je suis tombé sur un article de 2009 qui mérite, comme vous l'avez dit à l'époque, une bonne réflexion : http://www.quebecdroite.com/2009/10/universite-une-amende-aux-etudiants-qui.html.

    Je suis pour la gratuité scolaire. Cependant, avant de l'instaurer, nous devrons nous assurer que les résultats et les retours pour la société soient au rendez-vous.