Le défaut de paiement du Québec : Le printemps érable une cause équitable

Cahier spécial : Le printemps érable une cause étudiante juste et équitable



L'appétit des gouvernements en direction d'emprunts nouveaux destinés à combler le fossé grandissant entre les revenus disponibles et les engagements politiques, ce qu'ils redoutent le plus, c'est de perdre cette capacité à avoir recours aux marchés obligataires pour continuer de combler ce fossé.

On ne meurt pas de dettes.
On meurt de ne plus pouvoir en faire.

La politique du n’importe quoi

1.      Au départ, nous avons donc des pays qui ont accumulé des dettes pendant des dizaines et des dizaines d’années.

2.      Les peuples vivant dans l’illusion ou l’argent poussent dans les arbres.

3.      Bercé par les douceurs de l'État-providence permet en obérant franchement l'avenir des générations futures, le peuple et les élites des pays auront, sans vraiment y réfléchir, fait perdurer des modèles impossibles à tenir sur le long terme en reportant le moment de payer l'addition.

4.      Avec la crise, la cavalerie, qui consistait à financer des dettes par de nouvelles souscriptions d’emprunts gigantesques, se sera accélérée. Et en quelques mois, on est arrivé au point où les issues se bouchent, des pays qui deviennent insolvables, où d'autres pays qui imprime de l'argent pour payer les comptes-courants, la faillite inéluctable des États-providence et leurs dirigeants sur le point d'être balayés par l'ire d'une populace chauffée de blanc par leur irresponsabilité.

Cette époque est merveilleuse ; Elle aura permis à des gens intellectuellement douteux de faire n'importe quoi, n'importe comment, et en toute impunité.

Mais en tout cas, si cela s’arrête, une chose est sûre : Ce ne sera pas parce que l'on sera tombé à court de n'importe quoi ou de n'importe qui, mais plutôt à court d'argent.

Évidemment, notre oligarchie a profité de cette largesse de fonds publics grâce aux failles démocratiques.

Vos créanciers ont changé d’attitude

Ceux qui pensaient se battre pour ce système social au nom de la solidarité se trouvent être finalement ceux –là même qui l’ont mis en danger d’éclatement par leurs perpétuelles surenchères. Naturellement, il n’y a jamais eu de moment de vérité durant les élections pour conscientiser les électeurs sachant que les campagnes étaient basées sur des promesses financées par de la dette.

Maintenant que les idéologies n’ont plus d’argent,
l’économie a repris ses droits.

Vos créanciers ont changé d’attitude, la règle d’or n’est plus acceptée dans le marché des obligations.

Donc, pour tous les États-Providence et les peuples des 20 dernières décennies, vos prêteurs qui sont encore imputables n'acceptent plus de vous passer de l'argent, en acceptant seulement le paiement des intérêts, ce qu'ils veulent c'est la croissance, pour voir un jour la couleur de leur capital.

Vous êtres mieux d'y faire, car c'est la nouvelle règle d'or, sinon, il ferme le robinet.

La Trappe à Dette

Tout va bien : Tant que, le taux de croissance est supérieur aux taux d'intérêt : on crée plus de richesse qu’on en a à rembourser.

Tout dérape : Quand le taux d'intérêt devient plus élevé que le taux de croissance économique.

Elle est en fonction de trois variables :

1.      L’endettement en rapport avec le PIB.

2.      Le taux de croissance du PIB

3.      Les taux d’intérêts payés pour les emprunts


1.      Endettement en rapport avec le PIB

Par rapport à notre PIB nominal de 344 milliards pour le Québec, nous avons un taux d’endettement de 113 % du PIB nominal (provincial et 23 % du fédéral).

2.      PIB artificiel par endettement

Impacts des investissements publics selon le budget

«À titre d’exemple, sur la période 2009-2014, les investissements publics réels au Québec totaliseront 79,4 milliards de dollars, soit une moyenne de 13,2 milliards de dollars par année.

Cela représente une augmentation annuelle moyenne des flux d'investissement d'environ 25 % par rapport au niveau de 2008, soit 2,6 milliards de dollars.

Cette accélération des investissements publics aura pour effet direct de relever le niveau du PIB de 0,9 % en moyenne par année.» (1)

Le problème avec cette approche, c’est une fausse économie, car elle  se fait par endettement. Donc, si nous avons eu un taux de croissance moyen de notre PIB entre 2009 et 2012 de 1,52 % (-0.3, 3.0, 2.0, 1.4), enlever cette fausse économie (0,9 %) et le rendement moyen n’est que 0,62 %.

L’économie du Québec ralentit

Les économistes du Mouvement Desjardins se disent carrément inquiets de l'évolution des baromètres de l'Économie québécoise depuis quelques mois.

Une inquiétude qui les motive même à réviser à la baisse leurs prévisions de croissance pour cette année et l'an prochain, lit-on dans leur bulletin de mise à jour publié hier.

Les économistes de Desjardins s'attendent désormais à ce que le produit intérieur brut (PIB) réel de l'économie du Québec affiche une croissance limitée à 1,4% en 2012, comparativement à leur prévision antérieure de 1,7%.

Et pour l'an prochain, en 2013, les économistes de Desjardins prévoient une croissance du PIB réel ramenée à 1,9%. Leur prévision précédente était à hauteur de 2,3%. (2)

3.      Les taux d’intérêts payés pour les emprunts

Le taux moyen des emprunts du Québec est environ 4, 5 %.

Québec - Taux moyens des emprunts

Source : Taux d’intérêt, Plan Budgétaire, Tableau D30.


Trappe à dette : On dit donc qu’un pays est dans une trappe à dette quand ses taux d’intérêt sont supérieurs à son ton taux de croissance nominal.

Aujourd’hui, c’est le cas de la Grèce, de l’Italie, de l’Espagne, du Portugal, de l’Irlande et le Québec …

Quand la dette se rapproche de 100 % du PIB, en général, la croissance économique ralentit sèchement, il est donc à craindre que la province n’entre dans ce que les spécialistes appellent une « trappe à dette ».

Le Québec possède un taux d’endettement de 113 % et sa croissance n’est que de 1.7 % avec des taux d’intérêt de 4.5%.

En fait, on n'est même plus capable de payer le capital depuis plus de 20 ans et on va voir de plus en plus de difficulté à payer les intérêts tout en étant capable de maintenir un service minimal de la population et ne penser pas qu’une augmentation péréquation va nous sauver, elle est de plus en plus contestée dans le reste du Canada.

En supposant que l'économie s'améliore, notre problème démographique va nous tuer, entre temps.

Agence de notation

Le lecteur peut se dire, si ça a marché pendant plus de 30 ans, pourquoi ça ne marche plus ?

La raison est fort simple, à cause d’une règle d’or des agences de notation américaine n’ayant ni queue ni tête.

Un État peut emprunter indéfiniment
aussi longtemps qu’il paie les intérêts.

Mais voilà, il y a plus de 3 ans, un pays démocratique (La Grèce) a frappé son mur, et enfin le bon sens économique est revenu, par contre les pays démocratiques avaient déjà cumulé des trillions de dettes.

Et le marché obligataire s’est rendu compte qu’un pays pouvait devenir insolvable.

Alors le marché se referme comme une huître quand le pays souverain n’est pas assez sérieux pour atteindre un VRAI ÉQUILIBRE BUDGÉTAIRE avec une VRAIE CROISSANCE pour payer un jour le VRAI CAPITAL.

Alors,  il ferme la trappe du financement et le pays fait défaut de paiement, car il est incapable de se faire refinancer.

Quand ?

Malheureusement, je n’ai pas de boule de cristal, on est encore capable d’emprunter sur le marché à cause de la cote AAA du Canada, mais ça ne pourra pas continuer éternellement.

On aurait dû se faire décoter, il y a deux ans, mais dans le monde des agences de notations, il y autant d'économie que de politique, loin d'être aussi scientifique que l'on le laisse croire.

Par contre, la dette et les intérêts sont bien réels, et il n'y aura aucune solution facile de s'en sortir, je vous préviens, ça ne sera pas rose pour les prochaines décennies.

Et qui va être frappé par cette crise pour les 40 prochaines années, vos enfants qui sont actuellement en train de contester dans la rue, tandis que nos politiciens depuis 30 ans faisaient du n’importe quoi !


clip_image002Table des matières

Introduction

Sommaire

Une population pauvre

Pauvreté

Les impôts et tarifs les plus régressifs de l’Amérique du Nord

Nous allons devenir de plus en plus pauvres à cause de la démographie.

Conclusion :

L’État Providence une arnaque intergénérationnelle

Le comportement de notre politicien.

La question de la bonne ou mauvaise dette

La dette publique est immorale et anti démocratique

Une escroquerie parentale

Des règles budgétaires bafouées - Déficit zéro : Magouille comptable

Les déficits cumulés ou communément les déficits d’immoralités du Québec

D’où vient l’argent ?

Les gagnants et les perdants

Le Catch-22

Conclusion : Ma position

Une austérité a sens unique

États-Américains

Exemples de programmes d’austérités dans le monde

L’aristocratie qui veut garder ces privilèges

Deux classes moyennes

Paresse intellectuelle

Racket fiscal insoutenable

L'argument de la démocratie représentative balayé

Obligations envers les salariés publics contre obligations vis à vis des contribuables

Une sérieuse iniquité de distribution de richesse

Nos aristocrates avec leurs morales faciles

Une remise en cause ?

Trois exemples de morale facile provenant de nos aristocrates

Un avenir difficile pour les futures générations.

Les outsiders

Coupables également : les syndicats

Accéder à la propriété

Pour les jeunes un fort endettement qui frise le 180 %

Le visage de l’emploi pour un jeune

Concurrence accrue

Les statistiques trompeuses

Peu de bons emplois

«Effet boomerang»

Une mondialisation pas si heureuse que cela !

Conclusion :

Une croissance anémique du Québec

Croissance de l’État et croissance économique

Compétitivité

Fardeau fiscal trop lourd

Une économie dysfonctionnelle

==> Le défaut de paiement du Québec

La politique du n’importe quoi

Vos créanciers ont changé d’attitude

La Trappe à Dette

Agence de notation

Quand ?

Conclusion

Lectures complémentaires

Vivre à crédit sur les générations à venir, est-ce un avenir ?

Le complot des générations

La démocratie directe

Vidéos et Livres

Sources :