Les niaiseries de M. Bachand, bonne dette vs mauvaise dette

Je me demande des fois si nos chroniqueurs économiques sont :

1.      Paresseux.

2.      Incompétent.

3.      Ou ils sont bâillonnés.

À vous de choisir ?

Durant le discours du budget de Bachand, il a dit tellement une grosse niaiserie qu’aucun chroniqueur économique l’a sérieusement critiqué.

Après on se demande pourquoi notre province est si endettée, je peux comprendre que nos politiciens sont irresponsables de nature, car leurs principaux soucis sont de gagner des votes, mais les médias on une tâche aussi importante c’est d’informée adéquatement le peuple et d’avoir un sens critique, pas seulement faire de la simple copie-collé.


Extrait de : Budget 2012: encore 10 milliards de plus, Rudy Le Cours, La Presse, 21 mars 2012

(Ottawa) Cette année, la dette brute du Québec devrait atteindre les 183,78 milliards de dollars, soit 10,34 milliards de plus qu'en 2011.

Elle correspond à 55% de la valeur des biens et services que les Québécois devraient produire cette année.

En 2013, la dette brute, dont sont soustraites les sommes accumulées dans le Fonds des générations, devrait encore grimper de 7,9 milliards et représenter 55,3% du produit intérieur brut (PIB) nominal. Le record absolu de 59,2% a été atteint en 1998, l'année précédant le premier retour à l'équilibre budgétaire après plus de 20 ans de déficit consécutifs.

Même si la dette va continuer de croître après l'atteinte du déficit zéro en raison notamment d'investissements dans les infrastructures, sa proportion du PIB va graduellement diminuer et équivaloir à 52,1%, en 2017.

Québec vise à ramener ce ratio à 45% en 2026. D'ici là, a expliqué le ministre des Finances Raymond Bachand, le Québec risque fort de vivre une autre récession qui peut représenter quelque 12 ou 13 milliards en déficits cumulés que le scénario prend en compte.

À la différence de plusieurs autres provinces, Québec privilégie le concept de dette représentant les déficits cumulés à celui de dette nette pour cerner ce qu'il est convenu d'appeler de la mauvaise dette ou de la dette pour payer l'épicerie.

Examinons, la logique de M. Bachand

Dette brute et dette représentant les déficits cumulés

Ce que vous voyez en noir, ce sont les mauvaises dettes (dettes d’épiceries), en gris ce sont les bonnes dettes (ponts, écoles, autoroutes …).

Si on remarque l’Ontario le rapport de la mauvaise dette sur la bonne est de 57.9 % (22.6/39), le Québec le rapport est de 65,7 % (35.4/53.8), presque que le 2/3 de la dette brute du Québec est de la mauvaise dette.

Donc, avec la grande sagesse de notre ministre des finances, ça se résume assez simplement :

Puisque nos avons une trop grande quantité de mauvaises dettes, on va juste s’endetter encore plus (bonnes dettes), pour avoir un meilleur rapport.

Il faut tu être IMBÉCILE et CON, on est déjà sur endetter, au lieu d’attaquer le problème à la source régler nos problèmes de compétitivité, que fait-on ? Une fausse économie par l’endettement, genre : construire des barrages non rentables pour faire des ‘jobs’.

Tu pourras construire autant de viaducs, de ponts et d’autoroutes, mais tu n’amélioreras jamais ton problème de compétitivité, l’art de faire du bruit pour faire du bruit.

Conséquence, 1.7 % d’accroissement du PIB, moins celle générée par l’État par endettement ( -.9%), on se retrouve avec une réelle croissance de (+.8%), on est vraiment dans la Trappe à dette jusqu’au cou.

Avec ce genre de raisonnement économique à la gomme, on n’est pas sortis du bois.

La dette nette est définie comme la brute moins les actifs financiers nets. Si on y soustrait en plus les actifs non financiers, on obtient la dette représentant les déficits cumulés. Celle du Québec équivalait à 35% du PIB l'an dernier.

Quel que soit le concept retenu, le Québec ressort toujours comme la province la plus endettée.