Québec Droite commente la CLASSE

Même si Québec Droite est supposément un blogue de droite donc orienté vers l'économie, mais il est aussi un blogue de bonne gouvernance.

Malheureusement, économie et bonne gouvernance ne font pas bon ménage depuis quelque temps.

Taxer les banques, pourquoi pas ?

Ils ont fait plus de 24 milliards de profits juste l'année passée, comment ont-ils réussi ?

1.      Un manque flagrant de compétitivité, maintenir des oligopoles en 2012, frise le ridicule, du pur copinage entre le pouvoir financier et politique.

2.      En transférant indûment le risque des prêts immobiliers sur le dos du peuple (SCHL).

3.      Une réglementation très laxisme sur les ‘Shadows Banks' et ‘Hedge Funds' détenu par nos banques dans les paradis fiscaux, ce qui est tout simplement de l'évasion fiscale légale.

Oui, ils ont raison, le seul souci, c’est un gros poisson de lobby que vous osez attaquer, allez faire un petit tour à Ottawa et regarder en face du parlement que voyez vous ? de très bel édifice de toutes nos chères banques.

Évidemment, ils remettent en question tout le mode de financement des universités, et ça ne doit pas plaire à bien des gens qui veulent garder le statu quo.

Sur le fonds, ils ont raison, mais, malheureusement, depuis des décennies le pouvoir financier et tous les groupes d'intérêts ont tout fait pour sucer la richesse de leur peuple, et ayant atteint le fond du baril, ils ont même sucé le crédit de nos jeunes qui actuellement conteste, on se demande bien pourquoi ?

Soyez rassurés les jeunes, il y a une grogne globale des peuples dans le monde entier, vous n'êtres par les seuls.

Prenez le cas de la Grèce, quand nos médias traditionnels disent que les Grecs ne veulent pas sortir de l'Euro, vrai, mais vous connaissez comment sont nos médias, ils ont l'art de faire de la demi-information,  ils auraient pu dire, les rentiers grecs ne veulent pas sortir de l'Euro, les jeunes Grecs s'en foutent totalement, c'est une job qu'ils veulent avoir.

La seule différence, c'est que les jeunes n'ont rien à perdre et conteste l'ordre établi, les autres qui s'acharnent sur les jeunes préfèrent garder leur statu quo, garder leurs privilèges, confort et douillet et vous avez très bien réussi à jouer à l'autruche depuis 30 ans en cumulant services et privilèges sur le dos de vos fils et petits fils par l'entremise de la dette.

Et vous pensez que les jeunes vont se laisser faire, dans une économie et une démocratie sérieusement dysfonctionnelle, ils sont beaucoup plus éveillés que vous le croyez, et ne sont pas obligés d’accepter notre modèle économique qui se dirige collectivement vers une faillite.

Et ce n’est que le début, les conflits intergénérationnels vont avoir lieu, car nous en tant que peuple, nous avons été irresponsables envers eux.


Extrait de : La proposition de la CLASSE : taxer les banques pour financer la gratuité scolaire, Radio-Canada, 3 mai 2012

Anne-Marie Dussault reçoit Gabriel Nadeau-Dubois pour parler de la proposition de la CLASSE

La proposition de la CLASSE

Environ à 2 :38 min. du reportage, Anne-Marie Dussault reçoit Gabriel Nadeau-Dubois
pour parler de la proposition de la CLASSE

La Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) avance une série de solutions visant d'une part à mettre un terme à la grève étudiante en cours depuis la mi-février et d'autre part à atteindre la gratuité scolaire d'ici 2016.

Pour sortir de la crise, la CLASSE propose quatre mesures à la ministre de l'Éducation Line Beauchamp :

1.      transférer de 142 à 284 millions de dollars en fonds de recherche vers l'enseignement;

2.      mettre un terme aux dépenses en publicité des universités;

3.      geler l'embauche de cadres supérieurs et de recteurs, geler leur salaire et abolir les bonis qui leur sont versés;

4.      suspendre toute construction de « campus satellites ».

À plus long terme, la CLASSE propose d'atteindre la gratuité scolaire en 2016, une mesure qui serait financée non pas par les contribuables, mais par une taxe sur le capital des institutions financières. Elle propose d'imposer une taxe de 0,14 % par année pendant cinq ans.

Selon les calculs de la Coalition, le taux de 0,7 % que la taxe atteindrait en 2016 permettrait à Québec d'engranger 410 millions de dollars, ce qui constitue le coût de la gratuité scolaire, selon une étude de l'Institut de recherche en économique contemporaine.

La CLASSE propose que cette idée soit discutée lors d'états généraux sur l'éducation supérieure, qu'elle propose de tenir à la fin de cette année.

La CLASSE réitère que l'offre présentée vendredi dernier par le premier ministre Jean Charest et sa ministre de l'Éducation, Line Beauchamp est inacceptable. Le gouvernement, dit-elle, fait preuve d'une « mauvaise foi manifeste ».

« Est-ce que la ministre met de l'argent sur la table? Non. Est-ce que c'est un signe d'ouverture? Non. Est-ce que c'est une concession? En aucun cas. [...] La ministre n'a pas bougé d'un poil. » — Jeanne Reynolds, porte-parole de la CLASSE

Les 43 associations membres de la CLASSE ont unanimement rejeté cette proposition lors d'un congrès tenu en fin de semaine, puisqu'elle maintient la hausse des droits de scolarité.

À l'Assemblée nationale, la ministre Beauchamp s'est montrée peu impressionnée par la proposition de la CLASSE. « Je pense que vous constatez comme moi que ça n'a pas bougé. On reste assez campé sur cette position-là depuis le début et que ça ne facilite pas un rapprochement et un règlement », a-t-elle déclaré.

Évidemment, un gouvernement irresponsable depuis des décennies en cumulant des déficits cumulés, changer l’ordre établi, quel malheur, je risque de perdre des votes.

L'analyste politique de Radio-Canada Michel Pepin fait le point sur le conflit entre Québec et les grévistes étudiants, et sur la possibilité que des élections soient déclenchées. Cliquez ici pour lire son blogue.

Quelques explications sur les propositions

La CLASSE affirme que les universités québécoises consacrent actuellement à la recherche 26,2 % de leur budget, comparativement à 21,5 % en moyenne pour les autres universités canadiennes.

Elle soutient qu'en réduisant cet écart de moitié, les universités récupéreraient une somme de 142 millions de dollars, qu'elles pourraient rediriger vers l'enseignement. Cette somme serait suffisante, dit la Coalition, pour ne pas mettre en oeuvre la hausse des droits de scolarité prévue pour les cinq prochaines années.

Si cet écart dans les investissements de recherche avec les universités canadiennes était complètement effacé, les universités québécoises auraient 284 millions de plus, ce qui permettrait de ramener les droits de scolarité au niveau de 2007, soit au moment de leur dégel.

L'un des deux porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, note par ailleurs qu'une grande partie de ces sommes est consacrée à des « recherches commercialisables ».

« Les universités servent de plus en plus de sous-traitants aux entreprises pour effectuer de la recherche et du développement. Pour nous, ces activités-là ne correspondent pas à la mission fondamentale de l'université », a dit M. Nadeau-Dubois. « Il faut remettre l'enseignement au coeur de nos priorités ».

En ce qui concerne les dépenses en publicités, la CLASSE soutient qu'elles ont bondi de 19 % depuis cinq ans pour s'établir à 80 millions de dollars par année. Les fonds publics, argue-t-elle, ne doivent pas financer de telles opérations.

La Coalition note en outre que la proportion de cadres supérieurs et de recteurs est en forte augmentation dans les universités depuis quelques années. Ces embauches, dit-elle, détournent une fois de plus de l'argent qui devrait être consacré à l'enseignement.

La CLASSE souligne par exemple que le salaire des cadres dans le réseau de l'Université du Québec a augmenté de 83 % entre 1997 et 2004. La proportion de cadres augmente, dit-elle, alors que la proportion de professeurs diminue.

L'association étudiante dénonce également les « entreprises immobilières mégalomanes » que représentent les investissements dans ce que les universités appellent des « campus satellites ».

La seule motivation de ces initiatives, dit la CLASSE, est de « voler » une clientèle à d'autres universités de la province, mais ne modifie en rien le taux de fréquentation des étudiants québécois.