À tous les jeunes étudiants bravo pour votre courage ! continuez, je vous supporte à 100 %

Établissons d’abords certains énoncés.


Une trappe à dette

Quand la dette se rapproche de 100 % du PIB et quand les taux d’intérêt sont supérieurs à son ton taux de croissance nominale.

Ex. : Le Québec a un taux d’endettement de 113 %, un taux de croissance de 1.7 % et les taux moyens d’emprunts 4.5%.

Tout va bien tant que le taux de croissance est supérieur au taux d’intérêt,
on crée plus de richesse qu’on a à rembourser

Tout dérape quand le taux d’intérêt devient plus élevé
que le taux de croissance économique.


Déficits cumulés

Dette brute et dette représentant les déficits cumulés

On constate que le Québec a un taux d’endettement nettement plus élevé que les autres provinces, mais ce qui nous intéresse c’est le pourcentage du déficit cumulé qui représente plus de 35.4 % du PIB, environ plus de 13 points supérieurs à celui de l’Ontario (22.6%).

Si vous n'arrivez plus à boucler votre budget, si vous empruntez pour payer l'épicerie et si en plus vous avez une dette que vous ne pouvez rembourser, vous allez tout droit à la faillite. Eh bien, c'est exactement le cas du Québec.

La vérité, c'est que depuis des années, on s'offre des services qu'on n'a pas les moyens de se payer, sur 183,7 milliards de dettes brutes, il y a plus de 114 milliards de mauvaises dettes.

En effet, cette dette n’a pas été utilisée pour financer des actifs. Elle résulte de déficits accumulés à partir de dépenses « d’épicerie ». On constate donc que le Québec doit financer une dette composée pour les deux tiers du report de dépenses courantes, qui n’ont pas été acquittées au moment où elles ont été effectuées.


États providences

La génération issue du baby-boom a profité de tous les avantages d’un système dépensant bien plus qu’il ne gagnait et protégeant les acquis des personnes à l’intérieur de celui-ci,  les enfants et les non nés ont servis de tuyau d’échappement pour transférer leurs dépenses d’épiceries sur les futurs contribuables.

Or, la crise financière, due à une prise de risque disproportionnée et inconsidérée du secteur bancaire sur les marchés, n’a pourtant été que l’élément déclencheur de la crise des dettes souveraines, des dettes qui, rappelons-le, étaient déjà à un niveau insoutenable il y a 10 ans.

Et ceci, notamment parce que depuis plus de 30 ans,  nous dépensons plus que ce que la province gagne, ce rappel brutal à la réalité (entre autres par les agences de notation) du fait que nous vivions à crédit depuis plus de 30 ans, par contre, la dette reste.

Pourtant, les vrais coupables sont là, sous nos yeux : tous les gens qui ont vécus sur le dos de leurs fils et petits fils,  Et c’est là que nous nous trouvons devant un véritable enfumage orchestré par la classe politique et les médias, en traitant les jeunes d’irresponsables, d’immatures, et de communistes.

À droite, mais encore plus à gauche, l’enjeu a été de favoriser à l’excès les droits acquis plutôt que de garantir ceux de demain. Une génération entière, sous couvert d’intérêt général, a fait bloc pour préserver son mode de vie.

Nous sommes donc rentrés progressivement dans un système de rentiers dont les futures vaches à lait sont les jeunes.

Ceux qui pensaient se battre pour ce système social au nom de la solidarité se trouvent être finalement ceux –là même qui l’ont mis en danger d’éclatement par leurs perpétuelles surenchères, maintenant que les idéologies n’ont plus d’argent, l’économie a repris ses droits.

D’autant plus frappant que les quatre problèmes structurels sont des éléments qui ont profité presque exclusivement aux parents : à savoir : Excès des dépenses publiques, excès du coût du travail, droit du travail trop rigide et coût excessif de l’État providence.

L’État Providence restera dans l’histoire moderne comme cette paradoxale génération caractérisée par l’abondance et la liberté incroyables qu’elle a reçues de ses parents, mais aussi par la dette et les contraintes incroyables qu’elle a laissées à ses enfants et petits-enfants. Aux dépens desquels ils auront bien vécu.

Donc, quand un chroniqueur ou tout individu jouant au paternaliste en disant que vous être immatures, irresponsable et communiste, dîtes-leurs tout simplement.

Tu t’es sur gavé sur mon dos pendant plus de 20 ans,
alors, va te faire foutre avec ta hausse scolaire.

Votre revendication est tout à fait légitime, on s’est tellement endetté sur le dos de nos jeunes, si la province était un pays, elle serait le troisième pays plus endetté au monde, nos politiciens et tout acabit de journalistes ayant une morale facile ont créé une province avec une Trappe à dette.

En fait elle se dirige tout simplement vers un défaut de paiement, juste avec notre problème de démographie.

Donc, ne vous laisser pas impressionné par les moralisateurs faciles, ce sont eux qui devraient être au pilotis pour avoir outrageusement dépensé sur votre dos, pour se permettre des services en n’assumant pas les coûts réels de ces services.

À chaque fois, qu’une province a un déficit budgétaire associé à des dépenses d'opération (épiceries), elle est en situation d’immoralité. Vous obtenez des services sans payer le coût du service réel et vous transportez le fardeau de la dépense sur les futures générations.

Donc, pour maintenir une morale économique minimale face à nos jeunes, il y a assez de gras dans notre société qu’on peut couper sans vous subissez une hausse scolaire.

Pour une fois, qu’un groupe de la population pense plus loin que son nez, je vous dis donc, bravo!, continuer et je vous supporte à 100%.

Québec Droite

 

Texte inspiré de : La crise de la dette, une escroquerie parentale


  

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    # by RE - 2 mai 2012 à 09 h 47

    "Tu t’es sur gavé sur mon dos pendant plus de 20 ans,
    alors, va te faire foutre avec ta hausse scolaire." Bien dit, si j`était étudiant, c`est effectivement le message que j`enverrais à Line Beauchamp/Jean Charest.

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    # by Anonyme - 2 mai 2012 à 11 h 12

    "Votre revendication est tout à fait légitime"

    Non, elle n'est pas légitime parce qu'on a le symdrome du pelletage par en avant et faire payer la facture par les autres.

    Vous reprochez au gouvernement du Québec son immobilisme fasse au coûts et maintenant vous le critiquez parce qu'il veut donner un coup barre.

    La plupart des chialeux sont des futurs dépendants de l'état providences. Ils sont d'ailleurs appuyés par tous ceux qui dépendent actuellement des mamelles de l'état pour survivre.

    Ils veulent protéger les acquis sociaux pour une prochaine génération de quêteux.

    C'est à cause de cela que les états provindences se dirigent tous vers une faillite à plus ou moins long terme.

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    # by Québec de Droite - 2 mai 2012 à 12 h 33

    Mon point est relativement simple.

    Si le Québec avait une dette identique à la moyenne des provinces, donc, comportement classique d’un État-Providence, j’aurais dit : tu dois accepter la hausse des frais de scolarités.

    Le problème que j’ai, c’est le SUR-GAVAGE sur le dos des jeunes, au point que nous sommes devenus la Province-États la troisième plus endetté au monde en moins de 30 ans.

    C’est surtout l’AMPLITUDE de notre irresponsabilité qui est sérieusement immorale.

    De plus, ce qui ajoute à mon inconfort, c’est d’avoir imposé plus de 10 milliards de tarifs additionnels, sans rien couper.

    Il y a quelque temps, j’avais publié un carnet spécifiant si tu veux qu’un programme d’austérité fonctionne, tout le monde doit faire sa part.

    Malheureusement M. Charest a failli à sa tâche, il n’a fait que des hausses, mais aucune coupure, juste une réduction de l’accroissement des dépenses.

    Donc, les jeunes disent, avant de nous hausser, optimise donc, l’argent qu’on te donne, ce qui est tout à fait raisonnable.

    Politiciens responsables : Réduire les dépenses de l’État et être réélu

    Presenting the consolidation measures in one package makes it clear to all interest groups that they are not the only ones being asked to make sacrifices.

    The idea is to signal that you are not partisan and that the budget deficit is a general problem that everyone should participate in solving.

    As a politician you can never explain why you need to cut pensions alone. But if, at the same time, you cut child benefits and unemployment insurance and raise income tax for the richest, you are on safe ground.

    The idea is to not single out the losers.

    When one strong interest group complains, you are in trouble.

    But if every-body complains, you are not

    http://www.quebecdroite.com/2012/04/politiciens-responsables-reduire-les.html