Vivre à crédit sur les générations à venir, est-ce un avenir ?: Le printemps érable une cause équitable

Cahier spécial, lecture complémentaire : Le printemps érable une cause étudiante juste et équitable


Vivre aux dépends des futures générations

Pour avoir une juste mesure de notre pouvoir d’achat dans la mondialisation, encore faut-il prendre en compte le fait que notre niveau de vie actuel repose, pour la majorité d’entre nous, sur des transferts financiers qui vont, aujourd’hui, avec un endettement public croissant.

Jusqu’à l’éclatement de la crise financière, qui l’a fortement aggravé, on n’en parlait peu. Ces dettes publiques semblent, il est vrai, indolores parce que nous n’en payons pas le principal mais que les intérêts. Lorsqu’elles arrivent à échéance, l’État fait un nouveau prêt. Cependant, le paiement de ces intérêts représente annuellement quasiment le montant de l’impôt sur les revenus (45 milliards sur 50) et les intérêts cumulés, déjà payés, presque le montant de la dette soit 1500 milliards. Si nous n’avions pas abandonné, sous Pompidou, la capacité qu’avait la Banque de France de faire des avances de trésorerie et d’acheter directement les emprunts d’État, notre dette serait déjà payée.

Impriment de l’argent

La Banque d’Angleterre et la FED n’ont pas, aujourd’hui, de tels scrupules. Elles monétisent leur dette, c’est-à-dire paient leurs nouvelles dettes en fabriquant, pour ainsi dire, la monnaie pour la rembourser. Elles diminuent, ainsi, la valeur de leur monnaie pour devenir plus compétitifs. La BCE s’interdit de le faire par peur d’une inflation qui s’est, pourtant, aujourd’hui déplacée dans les bulles spéculatives.

Mondialisation heureuse : en endettant nos enfants

Ainsi, depuis les vingt dernières années de mondialisation heureuse :

a)      Nous refusons de voir notre appauvrissement réel pour poursuivre la mondialisation libertaire en tirant des traites sur l’avenir de nos enfants.

b)      Nous enrichissons banquiers et rentiers pour maintenir nos illusions.

Un hold-up générationnel

« Les troupes du baby-boom de l’après-guerre partent progressivement à la retraite, laissant derrière elles une situation sans précédent : pour la première fois dans l’histoire en temps de paix, une génération a vécu à crédit sur la génération suivante en reportant sur elle la charge de la dette. […]

Toutes les générations qui nous ont précédées ont toujours accepté des efforts au nom d’un avenir meilleur pour leurs enfants. Avec une ironie cruelle, celle des baby-boomers a érigé sur un piédestal les droits des enfants tout en leur léguant des sacrifices qu’elle n’a pas eu le courage de faire. »

Pour Bernard Spitz, ancien conseiller du Premier ministre Michel Rocard et Président de la FFSA

Les anciens combattants de 14-18 disaient : « l’Allemagne paiera ! ». Les anciens des barricades de mai 68 se disent : « les jeunes paieront ! ». Et la facture va continuer à s’alourdir sous l’effet des évolutions démographiques, au fil de l’avancée en âge des ba­by-boomers.

La démographie vieillissante

Car la France vieillit. Au cours des trente prochaines années, le nombre d’adultes de 60 ans ou plus va, ainsi, augmenter d’environ 7 millions de personnes pour se situer autour de 20 millions en 2030. Un Français sur trois aura alors 60 ans ou plus.

Notre creux démographique se déplace

Quand une personne est la retraite, on a un transfert de ressources:

Travailleurs actifs : qui produit plus qu’ils ne consomment.

Travailleurs retraités : consomment sans produire.

Une référence qui est souvent utilisée c’est le nombre de travailleurs par retraité, normalement qui est basé les (personnes âgées de 20 à 64 ans/personnes de 65 ans ou plus), en présumant que  les personnes prennent leurs retraites à partir de 64 ans.

Nous savons que le Québec a son creux démographique vers 2031 : 2.1 travailleurs/retraité.

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Par contre, si les gens prennent leurs retraites plus tôt ce qui semble être le cas pour le Québec, le creux démographique se déplace.

Selon le graphique, si les gens prennent leurs retraites avec une moyenne de 62 ans, le creux démographique se déplace vers 2026, donc 5 ans plus tôt.

Ce qui a une forte incidence sur la richesse du Québec, sachant que l’amélioration du niveau de vie au Québec diminuera presque de moitié dans les quinze prochaines années en raison du vieillissement de la population et de la baisse de la population active, on accélère malheureusement la pauvreté du Québec.

Source : Notre creux démographique se déplace

Des obligations irréalistes pour les futures générations

C’est tout le problème de la réforme des retraites que nous vivons actuellement : nous devons la penser par rapport au poids que nous allons faire peser sur nos enfants ou sur les actifs de demain, car le niveau de vie actuel des retraites est, quasiment, celui des actifs. Ces derniers devront tout à la fois faire face au remboursement de la dette et assumer le financement des retraites de leurs nombreux aînés (qui sont insolvables, Q.D.) tout en faisant face à une conjoncture économique nettement dégradée par rapport à celle de leurs aînés à cause de la mondialisation dérégulée.

Les baby-boomers ont subis des conjectures favorables

Les générations nées dans l’immédiat après-guerre ont, en effet, été servies par une conjoncture exceptionnelle.

Nées en même temps que l’épanouissement « l’État pro­vidence »

1.      avec la sécurité sociale,

2.      les congés payés,

3.      l’assurance-chômage et

4.      la retraite par répartition,

elles sont arrivées en âge de travailler alors que le pays était porté par la croissance exceptionnelle des Trente glorieuses.

Cette chance initiale ne les a pas abandonnées.

a)      Lorsque les baby-boomers ont atteint l’âge où l’on s’installe dans la vie, l’inflation leur a permis de se constituer un patrimoine immobilier en bénéfi­ciant de taux d’intérêts négatifs. Ils ont ainsi pu « s’enrichir en s’endettant ».

b)      De plus, lorsque, au milieu des années 80, les taux d’intérêts s’envolent, c’est encore à leur pro­fit puisqu’ils sont alors devenus créanciers et épargnants.

c)      Des épargnants heureux puisqu’ils bénéficient à plein de l’euphorie boursière, provoquée dans les années 90 par la financiarisation de l’économie et la dérégulation des marchés.

d)      Une aubaine, enfin, car dans le même temps, la mondialisation leur est favorable : ils profitent de la baisse des prix des biens consommations, sans craindre le tassement des salaires.

e)      Désormais, ils sont devenus… retraités.

Des retraités dont les retraites sont payées par des générations qui, elles, subissent de plein fouet les conséquences négatives de la dérégulation des marchés et du monde qu’ils ont laissé se construire ; des retraités qui n’ont jamais eu des retraites aussi élevées comparativement aux revenus des actifs dans toute l’histoire de notre retraite.

Veuillez noter, en France, il n’y pas une différence aussi marquée entre le secteur privé et public au niveau des retraites comparativement au Québec.

Au Québec : Un retraité du secteur public reçoit 70 % de son salaire, tandis que le privé reçoit une rente de 12,000 $ par année du RRQ, ce qui crée une sérieuse iniquité de richesse entre le privé et le public, perspective  de sérieux conflits sociaux à venir !

Pour Bernard Spitz, « la première moitié du XXIe siècle, voit donc l’émergence d’une France de vieux qui vivra des revenus de son patrimoine et des cotisations arrachées aux jeunes générations ».

Cadeau empoisonné pour les jeunes

En d’autres termes, les baby-boomers cumulent :

a)      les avan­tages de la mondialisation libertarienne et ceux de l’ancien État providence,

b)      les divi­dendes du néolibéralisme et les droits acquis de l’étatisme !

Quant aux jeunes généra­tions, confrontées aux inconvénients des deux systèmes, elles sont frappées de plein fouet par le déclassement.

La fin des classes moyennes, c’est pour elles.


clip_image002[1]Table des matières

Introduction

Sommaire

Une population pauvre

Pauvreté

Les impôts et tarifs les plus régressifs de l’Amérique du Nord

Nous allons devenir de plus en plus pauvres à cause de la démographie.

Conclusion :

L’État Providence une arnaque intergénérationnelle

Le comportement de notre politicien.

La question de la bonne ou mauvaise dette

La dette publique est immorale et anti démocratique

Une escroquerie parentale

Des règles budgétaires bafouées - Déficit zéro : Magouille comptable

Les déficits cumulés ou communément les déficits d’immoralités du Québec

D’où vient l’argent ?

Les gagnants et les perdants

Le Catch-22

Conclusion : Ma position

Une austérité a sens unique

États-Américains

Exemples de programmes d’austérités dans le monde

L’aristocratie qui veut garder ces privilèges

Deux classes moyennes

Paresse intellectuelle

Racket fiscal insoutenable

L'argument de la démocratie représentative balayé

Obligations envers les salariés publics contre obligations vis à vis des contribuables

Une sérieuse iniquité de distribution de richesse

Nos aristocrates avec leurs morales faciles

Une remise en cause ?

Trois exemples de morale facile provenant de nos aristocrates

Un avenir difficile pour les futures générations.

Les outsiders

Coupables également : les syndicats

Accéder à la propriété

Pour les jeunes un fort endettement qui frise le 180 %

Le visage de l’emploi pour un jeune

Concurrence accrue

Les statistiques trompeuses

Peu de bons emplois

«Effet boomerang»

Une mondialisation pas si heureuse que cela !

Conclusion :

Une croissance anémique du Québec

Croissance de l’État et croissance économique

Compétitivité

Fardeau fiscal trop lourd

Une économie dysfonctionnelle

Le défaut de paiement du Québec.

La politique du n’importe quoi

Vos créanciers ont changé d’attitude

La Trappe à Dette

Agence de notation

Quand ?

Conclusion

Lectures complémentaires

==> Vivre à crédit sur les générations à venir, est-ce un avenir ?

Le complot des générations

La démocratie directe

Vidéos et Livres

Sources :