Le Québec est sérieusement dans les sales draps.

Des lois nettement plus sévères pour les agences de notations américaines.

Les agences américaines ont failli à leurs tâches, tel que j’ai exprimé dans multiples carnets, les conflits d’intérêts avec le marché financier et politique ont créé de fausses notations et maintenu l’égarement de nos politiciens à trop empruntés.

Je donnais l’exemple de l’Espagne qui s’est fait décoté de 9 fois en moins de deux ans, devenir insolvable en moins de deux ans pour un pays est totalement ridicule, le problème datait d’au moins d’une décennie.

Elle aurait dû être décotée bien avant pour donner des signes aux politiciens de mettre la pédale douce sur les emprunts et de commencer sérieusement une restructuration de leurs dépenses et d’améliorer leurs compétitivités au lieu d’attendre à la limite de l’insolvabilité

C’est exactement la même chose pour le Québec, la cote Aa2 du Québec est totalement surévaluée.

Elle est aurait dû être décotée depuis des années, pour indiquer aux politiciens de restructurer l’État et d’améliorer sa compétitivité.

Non, on va attendre au dernier moment, pour constater qu’il n’y a plus de solution.

On se dirige dans le mur à pleine vitesse, l’exemple le plus flagrant, c’est que l’on a taxé et tarifié de tous bords le peuple de plus de 12 milliards en trois ans, et nous ne sommes même pas encore capables de rééquilibrer le budget.

Déjà, notre économie souffrait depuis au moins d’une décennie d’un sérieux manque de compétitivité, le fait d’ajouter d’autres taxes à tuer le peut d’économie qui nous reste.

Il n’est pas surprenant que l’accroissement du PIB soit de .8 %, éliminer les dépenses des États pour les projets d’immobilisations (discutables et trop chers), qui représente environ .9 % de l’économie, ce qui veut dire que l’économie réelle donne un rendement négatif, on se dirige donc inexorablement , vers une faillite.

Ajouter une économie dysfonctionnelle par la manipulation monétaire, telle que la création de la monnaie, ajouter notre compétiteur direct du Sud, qui est rendu un pays de misère, quasi le salaire du tiers-monde créant une sur-compétitivité et nous tuant littéralement, et n’incite aucun investisseur privé à investir au Québec, ou tout simplement ceux qui sont présents dans le territoire Québécois à sous-traiter aux États-Unis, ou tout simplement à se délocaliser.

Malheureusement, on va attendre, que les agences de notation fassent sérieusement leur travail, sauf qu’il sera trop tard, car améliorer la compétitivité prend des décennies et des énormes sacrifices pour le peuple, et cela dans une économie saine, imaginer dans une économie ou la solution actuelle de nos brillants politiciens et économistes est d’imprimer de l’argent.

Le Québec est sérieusement dans les sales draps.


Extrait de: Moody’s faces curbs over Buffett links, By Alex Barker in Brussels, Financials Times, November 27, 2012  

Moody’s faces a ban on rating products issued by Warren Buffett’s Berkshire Hathaway in an EU clampdown on alleged conflicts of interest at credit rating agencies.

On Tuesday night the European parliament and EU member states agreed a draft plan to impose limited curbs on the sector that restrict when agencies can rate sovereign debt and give investors clearer grounds to sue for gross negligence.

While the industry is uneasy about the reforms, the text is far weaker than the original European Commission proposal, which sought aggressively to remake the business model and methods of the big three agencies: Moody’s, Standard & Poor’s and Fitch.

One measure would force agencies to abstain from rating products associated with their big shareholders. The 10 per cent threshold means that the curbs would be triggered by Berkshire Hathaway’s 12.75 per cent stake in Moody’s.

Investors will also be banned from buying more than 5 per cent of two rating agencies. It is unclear how such rules will be implemented in practice and how they would apply to ratings in the US.

Michel Barnier, the EU commissioner responsible for the reforms, hailed the deal as an important breakthrough. The compromise text will need the formal endorsement of the parliament and EU ministers.

“Credit rating agencies will have to be more transparent when rating sovereign states, respect timing rules on sovereign ratings and justify the timing of publication of unsolicited ratings of sovereign debt,” he said.

“They will have to follow stricter rules which will make them more accountable for mistakes in case of negligence or intent.”

The reform package marked the most far reaching attempt yet by Brussels to bridle an unpopular industry that some European leaders have blamed for aggravating the sovereign debt crisis with erratic and “subjective” rating decisions.

However some of the most eye-catching ideas failed to survive the policymaking process, including proposed powers to ban sovereign ratings in “exceptional circumstances”.

Negotiators settled instead for a number of curbs on the process of issuing sovereign ratings. Agencies will be forced to select three days a year when “unsolicited” sovereign ratings can be published. Regulators can relax the rule if a compelling case is made.

All ratings will be published on a European platform to increase transparency and sovereign ratings will only be released outside market hours.

A flagship measure to force issuers to regularly rotate the agencies they use has also been largely scrapped, as it will only apply to re-securitised products, which have become rare since the 2008 financial crisis.

Rating agencies will be liable in instances of gross negligence or malpractice. But the reforms again fall well short of the strict liability rules sought by some lawmakers and member states.

“This reform is no big breakthrough in changing the rating agency market,” said Sven Giegold, a German MEP involved in the talks. “It’s a step towards better supervision but there are no big structural changes.”

An S&P spokesperson said: “We look forward to seeing the final text of the latest EU Regulation and will work closely with our regulators to implement the rules.”

A Moody’s spokesperson added that while they had not seen a final text, “we had expressed significant concerns about the potential market ramifications of some of the proposed policy measures”